Coulisses numériques : HAL-Réunion dans Papangue

D'après SDASM Archives Atlas-Negative-Collection-Image (domainepublic)

Le moteur de recherche des BU, "Papangue", s'est enrichi fin 2017 de nouvelles collections documentaires : outre les nouvelles acquisitions de livres et revues, en format imprimé ou numérique, vous y trouverez aussi les publications scientifiques des chercheurs de La Réunion. Autrement dit, HAL-Réunion vient d'être intégré dans Papangue et la production scientifique de l'université est désormais visible dans le catalogue des BU de La Réunion. Il s'agit principalement d'articles scientifiques, communications dans des conférences, ouvrages ou chapitres d'ouvrages. On peut également y trouver des images produites par les chercheurs.

L'accès au document passe par le bouton "Consulter en ligne", comme d'habitude.
Les détails de la publication sont dans le bouton "Détails", comme d'habitude. On y trouve aussi le lien pour afficher la notice originale dans HAL.
Exemple d'une recherche "sucre canne" qui propose des livres, des thèses ainsi que des publications parues dans HAL-Réunion.

Quelques éléments sur cette intégration de HAL-Réunion dans Papangue :

  • Intégralité des publications de l'Université de La Réunion depuis 2008. Non exhaustif pour les années précédentes.
  • Nous avons pris le parti d'afficher toutes les références dans Papangue (1 700 documents en texte intégral et 8000 références au total) pour plusieurs raisons. D'abord pour exposer l'ensemble de la production de l'Université dans notre catalogue pour une visibilité complète. D'autre part, cela nous permettra de savoir quels sont les documents non diffusés en open access les plus demandés : nous pourrons alors travailler à une solution avec les auteurs concernés.
  • Il s'agit d'un work in progress. L'alimentation, la catégorisation, les métadonnées, l'affichage pourront évoluer en fonction de la prochaine mise à jour logicielle, ainsi que de vos retours. Contact : archive-ouverte@univ-reunion.fr

Ces milliers de références qui viennent d'être ajoutées à notre catalogue portent le plus souvent sur des thématiques de recherche locales, parfaits compléments des collections de l'Espace Océan Indien.

Image : d'après SDASM Archives Atlas Negative Collection Image (domainepublic)

Résolution 2018 : Cuisiner plus !

Dans vos bonnes résolutions 2018 se trouve peut-être celle de manger mieux. Et souvent manger mieux c'est aussi cuisiner plus ! On tente ?

Pour vous aider, la Bibliothèque Droit-Lettres-Océan Indien vous a préparé une sélection de ses meilleurs ouvrages de cuisine made in Océan Indien !

Une sélection à découvrir dans le hall de la BUDLOI ou à faire venir par la navette !

Quelques ouvrages :

et plein d'autres !

A vos marmites !

Le fonds Jean Albany

Jean Albany (1917-1984) était un poète et peintre réunionnais. On lui doit l'invention de la notion de "créolie". Après de brillantes études en France métropolitaine à partir de 1937 (Docteur en droit, puis médecine et chirurgie dentaire) et une mobilisation en 1942, il reviendra sur son île de La Réunion natale, où il s'ennuiera. L'homme lettré aime Paris et son bouillonnement artistique. Il rejoindra La Réunion pour de courts séjours de vacances, au cours desquels naîtront des collaborations qui le tireront d'un certain anonymat (avec l'association des écrivains réunionnais - l'ADER, le poète Pierrot Vidot, le musicien et compositeur Alain Péters).

De gauche à droite : Pierrot Vidot, Carpanin Marimoutou, René Lacaille, Jean Albany et Alain Péters. © Collection Village Titan, fonds Takamba

Alors qu'il pratique la chirurgie dentaire rue Lepic à Paris, il écrit des recueils de poèmes d'abord en français, puis à partir des années 1970, sentant l'urgence de revenir à la langue maternelle créole, en créole réunionnais (avec notamment Bleu Mascarin en 1969, qui inaugure cette transition vers l'écriture en créole).

Il recrée tout l'imaginaire poétique exotique et manifeste ainsi son attachement à la créolie dans cet exil choisi, depuis son appartement de la rue du Dragon, en plein quartier Saint-Germain-de-Près. Ses œuvres poétiques sont en très grande partie publiées à compte d'auteur, dans cette même rue. Cette œuvre, encore confidentielle mais qui gagne à être davantage connue et étudiée, nourrira certainement une histoire littéraire et culturelle de la Réunion à la fin du XXe siècle.

Droits réservés - ayants-droit de l'auteur Jean Albany

En 1993, à la veille du 10e anniversaire de sa mort, ses documents privés ainsi que sa bibliothèque personnelle sont "rapatriés" à La Réunion. Alors que l'Artothèque de Saint-Denis lui consacre une exposition du 15 décembre 1994 au 15 février 1995, ce fonds est déposé à la salle « Océan Indien » de la bibliothèque universitaire, qui est chargée de le conserver et de le communiquer au public qui souhaite le consulter.

Classé, inventorié pendant plus de deux années par Jacqueline Ricquebourg et Sylvie Albany, le fonds propose un ensemble de boîtes organisées de manière structurée.

A noter que la consultation doit faire l'objet d'une autorisation écrite auprès des ayants-droit. Certaines archives de publications à titre posthumes n'ont pas été retenues.

Le professeur Serge Meitinger a publié en 2016 une analyse génétique textuelle de deux poèmes de Jean Albany, précédée d'un inventaire du fonds. Une description normalisée du fonds est également disponible sur Calames, le catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l'enseignement supérieur.

Chaque ouvrage a fait l'objet d'un dossier structuré spécifique, toujours composé de six parties :

  1. Manuscrits et tapuscrits
  2. Maquette
  3. Presse
  4. Edition et distribution
  5. Correspondance au sujet de l'ouvrage
  6. Divers

Voici les recueils documentés dans cette archive littéraire :

  • Zamal (1951, 1980),
  • Miel vert (1963, 1966),
  • Bleu Mascarin (1969),
  • Bal Indigo (1976),
  • Aux belles créoles (1977),
  • Fare Fare (1978),
  • Percale (1979),
  • Indiennes (1981),
  • Amour Oiseau Fou (posthume, 1985)
  • Outremer (1966),
  • Archipels (1967),
  • Vavangue (1972)
  • P’tit glossaire : le piment des mots créoles (1974)

L'explorateur d'un nouveau genre : Alfred Grandidier et Madagascar

Le nom d'Alfred Grandidier est à jamais lié à la Grande Île. C'est pourtant une crise de paludisme contractée en Inde, son grand projet d'exploration, qui le contraint à changer ses plans. Il part se reposer à La Réunion mais sera rapidement attiré par Madagascar, vaste territoire encore peu traversé par les Occidentaux dans ces années 1860.

Jehanne-Emmanuelle Monnier nous livre dans "Profession explorateur : Alfred Grandidier 1836-1921" (dispo à la BU Droit-Lettres-Océan Indien) le parcours de cet explorateur d'un nouveau genre. Financièrement à l'aise grâce à l'héritage de son père, Alfred Grandidier a pu se consacrer jeune à l'exploration même s'il n'était pas prédestiné à cette voie. Il part découvrir les Amériques à 21 ans et les Indes britanniques à 24 ans.

Alfred Grandidier (1836-1921). Source : Wikimedia Commons

Naturaliste de formation, il est à la recherche d'un terrain d'exploration qui lui permettra d'inscrire son nom au panthéon des explorateurs. Ce sera Madagascar.
Il y séjournera quatre ans (1865-1967 ; 1868-1870) sillonnant l'île de long en large et récoltant "suffisamment de matériel pour alimenter un demi-siècle d'analyses". Grandidier est unanimement reconnu par ses pairs pour la précision de ses relevés, la richesse de ses prélèvements et la rigueur de son travail. Sa cartographie de l'Île Rouge a longtemps fait référence si bien que ses cartes et son expertise furent exploitées par l'armée françaises pour conquérir et coloniser le territoire.

Carte de Madagascar dressée par A. Grandidier, en 1872, revue en 1884 (source : Gallica)

Car J.-E. Monnier montre comment les travaux de Grandidier ont, bien sûr, servi des desseins scientifiques mais aussi, par la force de l'époque des objectifs de colonisation. Ses connaissances ethnographiques ont ainsi permis à l'armée de mieux appréhender les relations interethniques sur la Grande Île et mieux contrôler la population.

Ce n'est qu'à son retour en France que Grandidier est consacré expert international de Madagascar, publiant sans relâche jusqu'à sa mort, se tenant informé grâce à son vaste réseau d'amis et d'obligés de tout ce qui s'y déroulait aussi bien sur le plan scientifique que politique et manœuvrant dans les sphères académiques pour perpétuer sa position de prestige.

Un livre réunionnais reçoit le prix du livre scientifique 2017 à Ouessant

L'ouvrage "Les coléoptères de l'île de La Réunion" a été primé lors du 19eme salon international du livre insulaire de l'île d'Ouessant, qui s'est déroulé en août 2017.

Publié en 2016 par les Editions Orphie sous la direction d'Yves Gomy, Rémy Lemagnen et Jacques Poussereau, cet ouvrage présente un panorama complet des coléoptères endémiques et exotiques de La Réunion.

Vous pourrez le consulter et l'emprunter à l'Espace Océan Indien de la BU Droit-Lettres (IOI REU 595 GOM)

Retrouvez nos précédents billets sur les collections naturalistes des BU de La Réunion ici.