Enquête sur les pratiques de recherche documentaire des chercheurs


Le consortium Couperin.org lance une enquête auprès des chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants des établissements de l’ESR et des praticiens hospitaliers des établissements de santé. Objectifs de l’enquête :

  • connaître les pratiques d’accès au texte intégral des écrits scientifiques ;
  • mieux connaître les besoins et les usages de recherche bibliographique et d'analyse bibliométrique ;
  • identifier les attentes des utilisateurs à l’heure du choix de renouvellement des abonnements à ces outils.

L'enquête est ouverte jusqu'au 30 juin 2020. Voici le lien pour y accéder : https://fr.surveymonkey.com/r/YXNFCK8   (Durée de l'enquête: 10 minutes environ)

Un grand merci pour votre concours. N'hésitez pas à diffuser cette enquête le plus largement possible auprès de la communauté scientifique. Les résultats de l'enquête pourront être transmis sur demande aux établissements et aux répondants.

 

Intégrité scientifique / Reproductibilité de la recherche : quelques pistes pour faire le point


En période de crise sanitaire ou de grande controverse sociétale, la science suit son cours, bien souvent avec les mêmes forces et faiblesses que d'ordinaire... mais avec une attention nouvelle portée par le grand public et les médias généraliste. Puisqu'on y parle beaucoup de bonne ou mauvaise science, vos BU proposent des pistes pour éclairer quelques notions de la galaxie de l' "intégrité scientifique" .

#1 Reproductibilité et transparence
#2 Rétractation d'articles en cas d'inconduite
#... A suivre 🙂

Les publications scientifiques servent à documenter les travaux des chercheurs pour en partager les résultats et nourrir la conversation scientifique. Dans ce dialogue d'après publication, il s'agit de soulever de nouvelles questions ou de pointer des désaccords, jusqu'à la construction d'un consensus que l'on qualifiera d' "avancée scientifique". Pour cela, le chercheur doit d'abord décrire la méthodologie employée, en plus de l'hypothèse de départ et des résultats de l'expérience : le matériel, les indicateurs retenus, la méthode de relevés de données, les calculs, etc. C'est ce qui rendra l'expérience, ou l'étude, reproductible : “une recherche dont les résultats publiés peuvent être reproduits” (cf. note 1).

"Mais qui se donne la peine de refaire les expériences qui mériteraient pourtant confirmation ? ", interroge Dominique Dupagne dans sa chronique sur France Inter.

3 minutes audio pour comprendre

"Le sujet est ancien, mais la situation semble avoir atteint un point critique : des études récentes ont par exemple démontré que de nombreux résultats d’études pré-cliniques, cliniques ou psychologiques ne pouvaient être reproduits et donc confirmés" (note 1). C'est une grande source de frustration pour les chercheurs, tant auteurs que lecteurs :

Pour un chercheur, il n’y a rien de plus frustrant que l’impossibilité de reproduire des résultats majeurs obtenus quelques mois auparavant. Les causes de ce type de déconvenues sont multiples et parfois pernicieuses. Ce phénomène participe à ce que certains identifient comme une “crise de la reproductibilité de la recherche”. (note 1)

C'est pourquoi de nombreux acteurs de la recherche se mobilisent pour diffuser des outils et des méthodes pour améliorer la reproductibilité des travaux scientifiques.

L'EPRIST a publié cette synthèse de 10 pages : qu'est-ce que la reproductibilité, d'où vient ce concept métholodologique, quels sont ses enjeux, quelles perspectives aujourd'hui, etc. (note 2)
Analyse EPRIST "la Recherche en crise de reproductibilité ? (PDF, avril 2020)

FUN-MOOC propose un cours en ligne accessible à tous pour approfondir les méthodes et les outils de la reproductibilité : Recherche reproductible : principes méthodologiques pour une science transparente . L'INRIA, Institut national de recherche en informatique et en automatique, y présente des outils pour documenter les différentes étapes de ses travaux, avec notamment la prise de notes structurée et l'indexation numérique, le suivi de versions, etc.

Cas pratiques en situation : de l'identification des problèmes aux solutions : ce petit ouvrage complet à destination des étudiants, chercheurs et ingénieurs analyse des pratiques concrètes de recherche. L'objectif est de savoir repérer les symptômes de non-reproductibilité et d'y apporter un remède. "À chaque fois, [l'ouvrage] propose un éventail de solutions allant de bonnes pratiques faciles et rapides à implémenter jusqu’à des outils plus techniques, tous gratuits et mis à l’épreuve par les auteurs eux-mêmes. "

Notes :

(1) Loic Desquilbet, Sabrina Granger, Boris Hejblum, Arnaud Legrand, Pascal Pernot, et al.. Vers une recherche reproductible : Faire évoluer ses pratiques. Unité régionale de formation à l’information scientifique et technique de Bordeaux. pp.1-136, 2019, 979-10-97595-05-0. ffhal-02144142v1f .
Citées ici : p.20, p.16 sur les études sur la non reproductibilité, 4e de couverture.

(2) L'EPRIST est l'association des responsables de l’information scientifique et technique (IST) des organismes de recherche français publics ou d'utilité publique.

Proposition de Gwenaëlle Marchais

Se former à l'intégrité scientifique et à l'éthique

France Université Numérique propose 2 cours en ligne sur sa plateforme FUN-MOOC à destination des chercheurs :

Intégrité scientifique dans les métiers de la recherche : ce cours, proposé par l'université de Bordeaux, propose de faire le point sur la culture et les méthodes scientifiques qui garantissent une recherche de qualité, transparente et fiable. Il s'agit aussi de comprendre les mécanismes qui poussent aux manquements, pour mieux les repérer et les éviter.
https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:Ubordeaux+28007+session02/about

Depuis la déclaration de Singapour sur l’intégrité scientifique en 2010, la communauté scientifique internationale se mobilise pour que les exigences méthodologiques et éthiques de la recherche soient plus clairement affirmées, dans un contexte où la course à la nouveauté et l’introduction d’une logique concurrentielle renforcée multiplient les risques de dérive. En outre, le renforcement de la réglementation et les enjeux de responsabilité sociale imposent la connaissance et l’appropriation des principes fondamentaux de l’intégrité scientifique.

Ethique de la recherche : ce cours, proposé par l'université de Lyon, se positionne comme un complément au précédent cours sur l'intégrité sur le volet "éthique" et les liens entre science et société. Aborde notamment les notions de conflit d'intérêts et conflit de valeurs. Attention, derniers jours pour s'inscrire !!! (les contenus restant accessibles ensuite)
https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:universite-lyon+91001+session04/about

La science constitue une valeur centrale de nos sociétés démocratiques, qui promeuvent le désir de connaissance du monde et de l’homme. Néanmoins, les nouvelles performances technoscientifiques et l’accélération des innovations effraient parfois. Par ailleurs, l’ampleur des ressources mobilisées, un régime de compétition internationale et des conflits d’intérêts entre bien privé et bien commun suscitent aussi une crise de confiance. Comment assumer nos responsabilités en tant que citoyens et chercheurs à un niveau personnel, collectif et institutionnel ?

Le formation cours en ligne ne vous intéresse pas ou les délais sont dépassés ? Hervé Maisonneuve, du blog Rédaction Médicale et Scientifique, recommande la lecture du Rapport MLE (Mutual Learning Exercice) pour faire le point et accéder aux propositions concrètes, comme excellent point de départ. Présentation du rapport et accès : https://www.redactionmedicale.fr/2020/04/int%C3%A9grit%C3%A9-de-la-recherche-le-rapport-mle-mutual-learning-exercise-est-une-bonne-base-pour-d%C3%A9velopper.html

Propositions de G. Marchais

Actu de la recherche sur le coronavirus #3 Reviewing : Publications, discussions et évaluation par les pairs

Troisième et dernier volet de notre série sur le suivi de l'actualité de la recherche sur le coronavirus. Au menu :
#1 Accès aux publications sur le Coronavirus
#2 Veille : Veille et cartographie de la recherche scientifique
#3 Reviewing : publications, discussions et évaluation par les pairs

Pour avoir un aperçu des discussions scientifiques relatives à telle ou telle publication, on peut consulter le site web Pubpeer.

Pubpeer est souvent présenté comme un site d'open peer-reviewing ou site web de relecture des publications scientifiques par les pairs. Sa particularité est d'être public, c'est-à-dire librement accessible anonymement, à la fois pour l'accès en lecture et pour déposer des avis. C'est sans doute ce qui a facilité le signalement puis la détection de plusieurs cas de fraude à l'éthique et l'intégrité scientifiques, pouvant mener à la rétractation des publications incriminées (cf. l'affaire voinnet). 

La cellule EPRIST propose une note de synthèse complète sur l'évaluation ouverte : "La conversation scientifique ouverte" . Au menu :
La prochaine révolution du libre accès ?
L'émergence progressive de modèles d'évaluation ouverte
L'évaluation ouverte (non anonyme) nuit-elle à la participation ?
Vers une évaluation sans revue ?

Sur Pubpeer, la recherche se fait par l'identifiant international de l'article scientifique visé (DOI, PubMedID, arXivID) ou bien par auteur ou mots-clés. On peut ainsi suivre en ligne les commentaires méthodologiques concernant des publications liées aux études scientifiques sur les traitements thérapeutiques du Covid-19. 

Plus d'info sur Pubpeer ? 

Actu de la recherche sur le coronavirus #1 Accès aux publications

Coronavirus et éléments du SARS-COV-2 - Source : Biorender.com

La Commission Européenne vient de lancer une plateforme de partage de données pour les chercheurs travaillant sur le coronavirus (Communiqué). Cette initiative s'ajoute à celles des éditeurs scientifiques et des sociétés savantes pour faciliter l'accès aux résultats de la recherche et accélérer les études sur le covid19.

#1 Accès : Récapitulatif des ressources exclusives sur le coronavirus :

Enfin la recherche juridique aussi s'intéresse à la crise sanitaire. En témoigne cet article de Philippe Mouro "Coronavirus et fausses informations : Les aléas de la liberté d’expression en période de crise sanitaire", paru dans la Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de Recherches Juridiques de Grenoble, 2020, Chronique n° 33. hal-02545887 https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-02545887

A venir :
#2 Veille : Veille et cartographie de la recherche scientifique
#3 Reviewing : publications, discussions et évaluation par les pairs

Continuité Recherche / Vague d'ouvertures d'accès à de nombreuses ressources numériques pour la recherche

En raison des nombreuses fermetures d'établissement liées à la pandémie du COVID-19, de nombreux éditeurs académiques ouvrent de façon temporaire l'accès à leurs ressources numériques.

Epidémie / Les publications scientifiques sur les Coronavirus en libre accès.
De nombreux grands éditeurs et sociétés savantes ont signé l'Appel du Wellcome Trust sur le COVID-19 : ils diffusent désormais en libre accès l'ensemble des publications et des données sur les coronavirus, depuis leurs propres plateformes web et via le référencement sur PubMed Central. Les bibliothèques de l'Université de Toulouse 3 propose en la liste régulièrement mise à jour sur cette page, avec les différents liens d'accès : Corpus d'articles scientifiques sur le COVID-19 mis en libre accès

Dans les autres disciplines, les initiatives se multiplient également : certains éditeurs ouvrent temporairement l'accès à tout ou partie de leurs collections numériques, en plus des abonnements existants des établissements. L'Université de La Réunion bénéficie ainsi d'accès étendus chez Jove (vidéos de sciences expérimentales), Elibrary d'Elsevier-Masson (livres en santé), Europresse, JSTOR, Project Muse (collections de livres numériques de presses universitaires américaines), Numérique Premium (livres numériques en SHS), ScholarVox (livres numériques toutes disciplines), etc. Actualité à suivre sur le site web des BU.

Recensement des facilités offertes par les éditeurs académiques pour accompagner les universités

Ces ouvertures d'accès s'ajoutent aux abonnements numériques des bibliothèques.

Pour rappel, les BU proposent plus de 27 000 revues et 92 000 livres numériques, tous accessibles en ligne 24h/24 à partir du site web des BU.

[Publier la science aujourd'hui] Les premières ouvertures d'accès gratuit à des ressources payantes par leurs propres diffuseurs ont d'abord concerné les publications relatives au coronavirus. Elles se sont depuis élargies à des sujets connexes, et parfois encore davantage pour faciliter les travaux des chercheurs et des enseignants et étudiants. Cela vient répondre à un besoin réel d'accélérer la circulation des connaissances, dans tous les domaines. On retrouve ici les enjeux de la science ouverte dont nous vous parlons régulièrement sur ce blog. C'est en ce sens que de nouveaux appels ont été adressés aux éditeurs pour ouvrir leurs publications à tous. => Voir l'appel des bibliothèques

Accéder facilement aux abonnements numériques des BU

Pendant la fermeture de l'université, la BU Numérique reste ouverte.

Les bibliothèques proposent de nombreuses ressources numériques pour accompagner les étudiants, les chercheurs et les personnels de l'Université, dans toutes les domaines. Toutes bénéficient d'accès nomades, ou "hors campus". Autrement dit, tout étudiant ou personnel de l'Université de La Réunion peut librement se connecter, de chez soi par exemple, aux revues et livres numériques, abonnements de presse, thèses en ligne, etc. 

Pour bénéficier de cet accès@UnivReunion 24h/24 depuis toute connexion internet, il faut signaler votre appartenance à l'Université de La Réunion. Cela se fait automatiquement en passant par le site web des BU (https://bu.univ-reunion.fr) avec vos logins numériques :  

  1. Depuis le site web des BU, explorer notre offre d'abonnements ici ou bien interrogez notre moteur de recherche si vous avez un titre précis, un auteur ou une thématique. Choisissez votre ressource numérique et cliquez sur "accès en ligne".
  2. Les logins demandés sont ceux de votre compte numérique habituel ("logins CAS" ou "ENT")

Attention, ce service est réservé aux membres de la communauté universitaire : les personnes extérieures à l'université ne peuvent pas y accéder, même après une inscription payante dans les BU. Plus de précisions sur ce billet du blog des BU : L'accès hors campus aux documents numériques des BU.

Optimisez vos Accès@UnivRéunion en paramétrant vos outils web

En dehors du site web des bibliothèques, vous pouvez aussi profiter de nos abonnements avec quelques paramétrages de vos outils. Là encore, le principe est de signaler votre appartenance à l'Université de La Réunion, mais cette fois en le faisant explicitement vous-même. Voici le paramétrage pour 3 outils très utilisés par les universitaires.

Ma BU dans Google Scholar. Allez dans les paramètres de Google Scholar depuis la page d'accueil. Cliquez sur "Paramètres" > "Liens vers des bibliothèques" et cherchez Réunion dans le moteur de recherche. Sélectionnez "Université de La Réunion - Accès Univ.Réunion" puis enregistrez. 

Quand vous chercherez des références dans Google Scholar, un lien Accès UnivRéunion apparaît à droite lorsque l'Université est abonnée.
> Plus d'info : nos astuces GoogleScholar

Ma BU dans Pubmed. Sur Pubmed, il faut vous créer un compte individuel via le menu "Sign in to NCBI" puis "Register for an NCBI account". Une fois identifié, cliquez sur MyNCBI > NCBI Site Preferences > Pubmed Preferences > Outside tool.

Dans la liste alphabétique qui s'affiche, cherchez UnivReunion ou Reunion puis Sauvegardez. Sous chaque référence d'article, le bouton Accès@UnivReunion apparaîtra si l'Université est abonnée.
> Plus d'info : tutoriel complet Ma BU dans Pubmed

Ma BU dans Zotero. Dans le menu de Zotero (version 5 recommandée), cliquez sur Edition > Préférences > Avancées > Général > puis collez l'URL ci-dessous dans la boîte de dialogue "OpenURL" : finder.univ-reunion.fr/sfxlcl3

Une fois le paramétrage effectué, mettez une référence en surbrillance, cliquez sur la flèche verte (en haut à droite) puis sur "Recherche dans la bibliothèque" pour trouver les accès disponibles. Votre navigateur ouvrira le service Accès@UnivReunion.

Si vous n'utilisez pas Zotero, d'autres outils de gestion bibliographiques sont compatibles : Endnote, RefWorks, Citavi.

Autres astuces : En complément des abonnements de l'Université, il est possible de paramétrer votre navigateur pour identifier facilement s'il existe une version gratuite légale d'une publication payante. Nous vous recommandons ces 3 extensions de navigateur (disponibles pour Firefox et Chrome) :   

  • l'extension ISTEX renvoie directement à la version accessible acquise nationalement 
  • Unpaywall recherche dans les publications en libre accès (open access)
  • OAButton recherche dans les publications en libre accès (open access)

Tutoriel disponible ici : Docelec : accès et astuces
A quoi ai-je accès ? Pourquoi on me demande parfois de payer ? Comment contourner ? démonstration des extensions de navigateurs.

Besoin d'aide ? Vos bibliothèques proposent une assistance en ligne via INFO-BU.

Plus d'information sur l'ensemble de nos ressources numériques sur le site web des BU, rurbrique Chercher,Trouver : https://bu.univ-reunion.fr/chercher-trouver :

[Chercheur - Papier - Valo] Une analyse spatiale et environnementale des attaques de requins à La Réunion

Nous vous proposons la nouvelle rubrique [Chercheur - Papier - Valo] sur le blog pour mettre à l'honneur, régulièrement, une publication scientifique remarquable produite par des chercheur.es de l'Université de La Réunion et disponible en libre accès sur l'archive ouverte HAL–Réunion.

Nous inaugurons cette rubrique par l'article de François Taglioni (professeur à l'Université de La Réunion, OIES/CREGUR/PRODIG), Sébastien Gultat (IRISSE), Magali Teurlai (LOCEAN/ESPACE-DEV), Mathieu Delsaut (LE2P) et Denis Payet (LIM) sur une analyse spatiale et environnementale des attaques de requins sur l'île de La Réunion entre 1980 et 2017 publié dans la revue Marine Policy.

Bonjour François Taglioni, vous venez de publier un article important dans la revue Marine Policy, de quoi parle-t-il ?

Cet article analyse les données relatives aux 57 attaques de requins qui se sont déroulées à la Réunion de 1980 à 2017. Pour aborder la question du niveau de vulnérabilité de La Réunion lors de l’interaction homme-requin, la discussion s’est concentrée sur le poids respectif des variables environnementales, contextuelles et individuelles.

En quoi votre article, apporte du nouveau dans votre champ de recherche ?

C’est la première étude de cette envergure qui couvre près de quarante années d’attaques de requins à La Réunion. Elle nous a permis d’établir quels étaient les paramètres les plus pertinents pour expliquer l'occurrence des attaques à La Réunion et de produire une carte interactive de ces attaques à des fins d’analyses spatiales.

Quels seront les prolongements/suites de votre article ?

Les interactions entre l'homme et les requins restent un sujet de recherche scientifique nécessitant des études plus approfondies. Ainsi, la quantification précise du risque d'attaque dans une zone donnée de l'île est subordonnée à la détermination des populations des différentes espèces de requins et du nombre d'utilisateurs de la mer dans ces zones. Nous travaillons sur la production d'un indicateur fiable du risque d'attaque des requins qui tienne compte de ces données.

Accédez à l'article sur HAL-Réunion

Pour citer cet article :
Taglioni, F. ; Guiltat, S. ; Teurlai, M. ; Delsaut, M. ; Payet, D., 2019. "A Spatial and Environmental Analysis of Shark Attacks on Reunion Island (1980-2017)". Marine Policy,vol. 101, p. 51-62 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308597X18302951

Donner la parole à nos expertes : l'exemple de l'Université de La Réunion

Du côté de l'enseignement supérieur et des universités, un levier possible pour œuvrer à l'égalité Femmes-Hommes est de sensibiliser à la moindre représentation des femmes dans les sphères scientifiques : c'était le propos de notre billet du 11 février. En voici un deuxième : donner la parole aux expertes actuelles. C'est la démarche initiée par le Pôle Egalité et la BU Sciences de l'Université de La Réunion en 2018, avec ses 10 portraits d'étudiantes et enseignantes-chercheuses de notre établissement :  "Femmes en Sciences - Portraits d'ici". L'exposition a été reconduite cette année, visible encore quelques jours à la BU Sciences jusqu'au 29 février 2020.

Pour prolonger l'exposition, nous vous proposons de voir ou revoir les 4 portraits vidéos réalisés en 2018, disponilbes sur la chaine Youtube de l'Université :

  • Tahina Ralitera, alors étudiante en informatique
  • Priscilla Layemard, qui étudie les ressources et risques naturels des environnements tropicaux (géomatique et télédétection)
  • Nathalie Daval, qui étudie et enseigne l'histoire des mathématiques
  • Aurore Counilh, qui étudie les sciences de la vie et les géosciences

Billet proposé par Gweanëlle Marchais.

11 février / Rencontre-partage et Jeu de mime et dessin à La BU Sciences pour la Journée internationale des femmes et filles de science

Chaque année, l'UNICEF et l'ONU célèbrent le 11 février la Journée internationale des femmes et des filles de science. L'objectif est de rappeler les profondes disparités en matière d'accès des hommes et des femmes à l'éducation et aux carrières scientifiques pour promouvoir un accès total et complet de chacune à la participation à la science.

Moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes (source : UNESCO)

Venez relever le défi d'inverser la tendance ! A cette occasion, la BU Sciences propose deux animations : 

12h30 Rencontre-partage : Parcours et rêves de chercheuses
La BU Sciences vous invite à rencontrer des chercheuses de l'Université de La Réunion pour partager avec elles leurs parcours, leurs rêves, leurs chances, leurs difficultés...
> RDV mardi 11 février de 12h30 à 13h30, salle multimédia de la BU Sciences

10h30, 12h et 17h Jeu : Les Eurêkatrices
Votre mission : faire deviner des inventions par le dessin ou le mime
Venez avec des amis pour constituer des équipes de 4 personnes.
> RDV mardi 11 février : 10h30, 12h, 17h, salle de formation de la BU Sciences
Ou l'heure qui vous convient, dites-nous et venez avec votre groupe !
> inscription à l'accueil de la BU Sciences​​​​​​​​​​​​​​

"Qui voudrait être une princesse quand on peut être scientifique ?"  whatafabday via Redbubble

Aller plus loin : pourquoi une journée internationale sur les femmes de science ? l'ONU propose un bon résumé ici.

On rappelle les chiffres chaque année (source : UNESCO) : aujourd'hui, moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes. On le voit dès l'université : environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l'enseignement supérieur.

Où sont les femmes dans nos récits scientifiques collectifs ?
La visibilité des femmes dans les espaces publics de reconnaissance des "grands hommes" est encore faible, dans la "vraie vie" comme sur internet. Noms de rues, ou d'amphithéâtres, manuels d'histoire, encyclopédies, films sur les grandes figures de l'histoire, romans d'aventure et de conquête, séries animées... : les femmes sont encore largement sous-représentées et cela bride l'identification et l'imagination des jeunes. La télévision reflète la même réalité : seuls 12% des personnages ayant un travail lié aux sciences, technologies, ingénierie et médecine sont des femmes [source].

Poster "STEMINIST" de  raachelsdesigns
Contraction de STEM et Feminist (STEM = Science, technology, engineering, and mathematics)

Alors que faire ? on peut commencer par ouvrir nos imaginaires et oeuvrer au quotidien à faciliter les pratiques scientifiques féminines.

Billet de Sylvie Giraudeau et Gwenaëlle Marchais

La fable de la cartouche d'encre (et les publications de chercheurs)

Voici une anecdote intéressante. Cet internaute a souscrit un abonnement mensuel d'encre pour imprimante. Le jour où il résilie le contrat, ne sachant plus vraiment à quoi correspondait cette dépense au nom peu évocateur, il découvre qu'il ne peut plus rien imprimer, malgré l'encre disponible dans les cartouches. Pour continuer d'utiliser son imprimante (et imprimer ce qu'il avait prévu d'imprimer), ce monsieur devra rendre les cartouches "interdites" à son prestataire et en acheter de nouvelles auprès d'un autre vendeur. Son étonnement, partagé sur Twitter, est alors relayé sur le web.

Et vous, cela vous étonne ?

Bibliothécaires et chercheurs, eux, risquent de ne pas être étonnés. En effet, l'encre est une belle métaphore des publications scientifiques des chercheurs.

Regardons de plus près : Ce monsieur a souscrit un abonnement qui offre un service, en l'occurence un accès garanti à l'encre de cartouches livrées et pilotées à distance selon sa consommation réelle. Tant que le contrat demeure, l'abonné est ainsi sûr de ne jamais manquer d'encre et d'avoir toujours le bon stock d'encre nécessaire en temps utile. Lorsque l'abonnement est résilié, le service d'accès à l'encre est coupé. C'est très clair dans la foire au question du vendeur (source BFMtv ).

A présent, imaginons que l'encre est en fait l'encre de nos chercheurs, ou, formulée autrement, la production scientifique des chercheurs. Je souscris depuis 15 ans un abonnement numérique à 1200 revues chez TelEditeur : chaque année, j'accède aux nouvelles publications des revues, qui viennent s'ajouter aux précédentes, comme jadis sur les rayons de mes étagères. Le jour où j'arrête, parce que mon budget a baissé par exemple, je perds tout, y compris les publications des numéros des 15 années souscrites précédemment.

Cela rend les collections numériques particulièrement fragiles au regard de la pérennité que la communauté université est pourtant en droit d'attendre de ses bibliothèques en matière de constitution pluriannuelle d'un fonds documentaire universitaire. On comprend aussi que les baisses budgétaires créent de grandes disparités d'accès entre chercheurs, selon leur établissement de rattachement.

Alerté depuis de nombreuses années sur les défauts de ce système éditorial, l'Etat a proposé en réaction d'acheter massivement les anciens numéros des revues, pour des accès pérennes garantis. C'est le dispositif ISTEX dont nous parlons régulièrement ici même et qui vient ainsi compléter les abonnements annuels locaux des établissements. L'Université de La Réunion bénéficie ainsi de l'ensemble des numéros de la revue Nature depuis sa création jusqu'en 2012.

Licencesnationales.fr / Istex / IDEX

Mais là encore, les contrats donnent lieu à quelques particularités qui font que l'accès "pérenne" implique parfois qu'il faille changer de site web au bout de quelques années. Ainsi, les anciens numéros des revues Wiley, achetés nationalement, sont accessibles sur Wiley Online, aux côtés des numéros actuels, mais seulement jusqu'au 31/01/2020. A partir du 1er février, ces accès seront coupés et le chercheur souhaitant consulter ces archives (ie. les numéros antérieurs à 1997) devront aller sur la plateforme nationale ISTEX (istex.fr), qui a vocation à héberger l'intégralité des corpus d'archives de revues et livres numériques achetés nationalement via le dispositif ISTEX.

Un autre levier pour améliorer et/ou contourner le système actuel de publication est le mouvement de l'Open Access, dont nous parlons également beaucoup ici sur ce blog.

Notes : BFMtv, Clubic, Yahoo!, etc. | Images : Unsplash, domaine public, ISTEX. |
Billet rédigé par Gwenaëlle Marchais, responsable de la BU Numérique.

[Nouvel Abonnement] Project MUSE

L'université de La Réunion est désormais abonnée à la collection "Humanities" de Project MUSE, qui propose pas moins de 222 revues (liste exhaustive).


Depuis plus de 20 ans, Project MUSE est devenue une ressource incontournable en lettres, sciences humaines et arts, proposant des versions intégrales et complètes de revues savantes issues de nombreuses grandes universités et sociétés savantes du monde entier.

Project MUSE est l'un des principaux fournisseurs de contenu numérique en sciences humaines et sociales anglophone pour la communauté scientifique. A ce jour, Project MUSE compte plus de 674 revues provenant de 125 éditeurs et offre plus de 50 000 livres provenant de plus de 100 presses universitaires.

Aspects techniques et modalités d'accès :

- 100% Texte intégral
- Pas d'embargo sur le contenu
- Contenu savant actuel en sciences humaines et sociales
- Impression et téléchargement illimités (pas de DRM)
- Recherche de livres et de revues sur une seule plate-forme
- Mobile Friendly
- Conforme aux normes d'accessibilité américaines et internationales

Les revues Science de l'AAAS accessibles

Les bibliothèques universitaires vous proposent de tester pendant 90 jours les revues de la famille "Science" de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) ; association à but non-lucratif qui contribue à développement les relations entre scientifiques :

Science

Science a été au centre d'importantes découvertes scientifiques depuis sa fondation en 1880, grâce au capital de démarrage de Thomas Edison. Aujourd'hui, Science continue de publier ce qu'il y a de mieux dans le domaine de la recherche scientifique, avec des articles qui figurent constamment parmi les plus cités dans le monde.


Science Classic

Science Classic donne accès aux archives numérisées en texte intégral de Science depuis son premier numéro en 1880 jusqu'en 1996. Les lecteurs auront à portée de main des articles clés de l'histoire des sciences de la fin du XIXe siècle au début du XXIe siècle, y compris des recherches sur le génome humain, les gènes du cancer du sein et du côlon, et le condensat de Bose-Einstein en physique.

Science Classic est le complément idéal à la version en ligne de Science qui donne accès depuis 1997 à l'édition actuelle. Les archives numériques sont entièrement intégrées au contenu actuel de Science, ce qui facilite la recherche dans l'ensemble de la collection.


Science Signaling

Science Signaling offre aux chercheurs la ressource la plus à jour pour des recherches et des commentaires révolutionnaires dans le domaine dynamique de la signalisation cellulaire. De la science fondamentale à la conception de produits thérapeutiques, des molécules à la conception de réseaux et de systèmes, cette ressource électronique hebdomadaire permet à vos chercheurs, professeurs et étudiants d'avoir une longueur d'avance.


Science Translational Medicine

Science Translational Medicine est une revue hebdomadaire consacrée à la recherche et aux questions d'intérêt majeur pour la communauté de la médecine translationnelle. Les sujets de médecine translationnelle pouvant faire l'objet d'une présentation comprennent les résultats de recherche originaux, les discussions ou les analyses qui rapprochent le domaine de l'objectif d'amélioration de la santé humaine ou du diagnostic et le traitement des maladies.


Science Immunology

Science Immunology publiera des articles de recherche originaux, évalués par des pairs et fondés sur la science, qui feront état des progrès critiques dans tous les domaines de la recherche immunologique, y compris les nouveaux outils et techniques importants. Les domaines couverts vont des études de base sur la biologie de l'immunité innée et adaptative aux contributions immunitaires à la santé et aux maladies.


Science Robotics

Science Robotics publie des articles de recherche originaux, révisés par des pairs, scientifiques ou techniques qui font progresser le domaine de la robotique. La revue présente également des revues commandées par le rédacteur en chef. Une équipe internationale de rédacteurs en chef de la revue Science Robotics tient les articles à la même norme de haute qualité que celle qui caractérise les revues de la famille Science.

Attribution de DOI : un nouveau service proposé au chercheur

L’Université de La Réunion produit chaque année plusieurs centaines de ressources scientifiques : articles des revues, jeux de données issue de la recherche (tableaux ou bases de données), images, cartes, vidéos, collections,...

Aussi précieuses soient-elles, ces données restent largement invisibles sans identifiant pérenne.

Les services à la recherche des bibliothèques universitaires vous proposent désormais d’attribuer des DOI à chacune de vos productions scientifiques afin d’améliorer leur visibilité sur internet.
Le DOI (Digital Object Identifier, identifiant numérique d’objet) est une chaîne de caractères univoque et pérenne conçue pour internet. Il permet d’identifier, référencer, citer et fournir un lien durable à des ressources de tous types.

Le DOI facilite l’identification d’une ressource en lui associant des métadonnées c’est-à-dire des informations la décrivant : auteur ou créateur, titre, mots-clés, résumé, éditeur, langue, date de publication, source, droits de propriété de la ressource, localisation, conditions d’accès, etc.
La syntaxe d’un DOI est décrite par une norme internationale et se compose d’une partie précisant le protocole de communication sur internet (http:// ou https://) avec le domaine de résolution du DOI (dx.doi.org ou doi.org), et d’une partie appelée nom DOI constituée d’un préfixe (10.26171 dans le cas de l’Université de La Réunion) et d’un suffixe séparés par le caractère / (slash).

N'hésitez donc plus à doter vos productions en libre accès ou non d'un DOI ! Pour plus de renseignements, contactez archive-ouverte@univ-reunion.fr

Femmes et Société / Ouvrir les imaginaires

Il n'y a pas que le 8 mars pour parler des droits des femmes et de leurs rôles dans nos sociétés, mais c'est une occasion de faire le point, chaque année, sur l'état d'avancement des inégalités.

Crédits : DesignLagartija, via Redbubble

"Moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes".

Cette sous-représentation des femmes dans la recherche s'accompagne de fortes disparités selon les disciplines :

"Selon les données de l'UNESCO (2014-2016), environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l'enseignement supérieur. À l’échelle mondiale, le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible dans les domaines des Technologies de l'information et des communications (3%), des sciences naturelles, des mathématiques et de la statistique (5%) et dans les domaines de l’ingénierie, de la fabrication et de la construction (8%). Depuis longtemps, les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science.  "
(Source : ONU , consulté le 7/3/2019)

En France, la situation ne semble pas évoluer favorablement, contrairement à la tendance mondiale d'une meilleure représentation. Une infographie diffusée chez L'Etudiant (2017) montre que la part des femmes en niveau Licence et Master dans les formations scientifiques et techniques a baissé ces dernières années. En cause : les stéréotypes, dont le poids explose à l'adolescence, moment des choix d'orientation. Comment lutter contre les stéréotypes ?

Des imaginaires bridés

Ce tweet de l'UNESCO diffusé le 28 février 2019 :

Seulement 1 biographie sur 6 sur #Wikipedia concerne une . Cela ne doit-il pas changer ? Aidez-nous à combler le fossé entre les et les dans l'espace numérique ! Le 8/03, rejoignez #wiki4women! Inscrivez-vous en ligne

A l'occasion de la nouvelle journée internationale des femmes, Wikipédia et l'UNESCO lancent donc une campagne d'appel à contribution : aidez-nous à inscrire les femmes dans la plus grande encyclopédie libre du monde ! A ce jour, elles ne représentent que 1/6 des biographies disponibles sur Wikipedia.

Wikipédia a raison : la visibilité des femmes dans les espaces publics de reconnaissance des "grands hommes" est encore faible, et pas que sur le net. Noms de rues, ou d'amphithéâtres [Note 1], manuels d'histoire, encyclopédies, films sur les grandes figures de l'histoire, romans d'aventure et de conquête, séries animées... : les femmes sont encore largement sous-représentées et cela bride l'identification et l'imagination des jeunes. La télévision reflète la même réalité : seuls 12% des personnages ayant un travail lié aux sciences, technologies, ingénierie et médecine sont des femmes [Note 2].

Etude de Duke Université à partir du test Bechdel appliqué à des films

On peut aller plus loin et évoquer le "Bechdel Test", ce test proposé par l'auteure Alison Bechdel pour mesurer la qualité de la représentation des femmes dans un film :
1.est-ce qu'il y a plus d'un personnage féminin nommé ? (un vrai rôle)
2.est-ce que 2 personnages féminins se parlent ?
3.est-ce qu'elles parlent d'autre chose que d'un homme ? si oui, le test est réussi. L'équivalent racial existe et l'on sait que beaucoup de films ne le réussissent pas non plus...[Note 3]

Ouvrir les imaginaires

On peut changer cela ! Les initiatives se multiplient pour mettre en avant des exemples valorisants de femmes qui choisissent leur métier, leur rôle, leur vie. Quelques liens utiles :

  • Des albums, romans, posters, dessins animés, etc. valorisants pour débrider l'imaginaire de nos jeunes, dès le plus jeune âge : le site est en anglais mais mérite une visite pour les éducateurs ou les parents curieux :   https://www.amightygirl.com
  • Pour des ressources en français : le blog Fille d'album fournit un travail salutaire de décryptage et de sélection de lectures/CD/vidéos jeunesse anti-sexistes.
    Les bibliothèques publiques ont aussi un rôle à jouer dans l'ouverture des imaginaires 🙂

A la BU Sciences, on peut par exemple découvrir des héroïnes pas comme les autres dans le comics Miss Marvel et la série Bitch Planet.

Bonne journée du 8 mars à toutes et tous!
Un billet de Gwenaëlle Marchais

Le sujet vous intéresse ? Retrouvez sur notre blog, nos diverses sélections sur la question de genre : livres, BD, DVD, travaux des chercheuses de La Réunion, etc. https://blog.univ-reunion.fr/blogpapang/tag/femmes/

Pour aller plus loin :

[Note 1] Le Pôle Egalité de l'université de La Réunion milite pour le renommage des amphithéâtres, cf. programme 8 Mars 2019

[Note 2] Etude « Gender Bias Without Borders », réalisée par le Geena Davis Institute, 2015 et cité par l'ONU : http://www.un.org/fr/events/women-and-girls-in-science-day/

[Note 3] La très sérieuse université Duke propose une étude sur des films récents. La BD Commando Culotte passe un certain nombre de séries et films cultes au cribble de ce genre d'analyses genrées. BD dispo à la BU Sciences.  Exemple avec Game of Thrones : http://www.mirionmalle.com/2014/05/game-of-thrones-feat-tarmasz.html.