Trois nouveaux corpus CollEx-Persée

Trois nouveaux corpus, acquis de façon pérenne auprès de l'agrégateur Proquest grâce à un financement du groupement d'intérêt scientifique (GIS) CollEx-Persée, sont disponibles désormais sous licence nationale :

  • Un corpus d'archives parlementaires britanniques du XIXe siècle. Le projet a été porté par la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, le consortium Couperin, l’ABES et l’INIST-CNRS.
     
    Ce corpus est diffusé par Proquest sous l'intitulé "Nineteenth century parliamentary papers". Il s'agit d'une base de sources primaires sur la vie politique britannique du XIXe siècle, de près de 88 000 documents numérisés. Ce projet éditorial réunit les documents parlementaires britanniques aujourd'hui conservées dans différentes institutions, à savoir la collection complète des archives de la Chambre des communes (House of commons), mais aussi des rapports de comités, rapports de commissaires, comptes et documents de commandement.

    L'université de La Réunion, via le site Licences Nationales, y a d'ores et déjà accès à l’adresse : https://elgebar.univ-reunion.fr/login?url=https://parlipapers.proquest.com/


  • Un corpus d'ouvrages anciens numérisés issus des collections de la Bibliothèque nationale de Florence. Le projet a été porté par le Service des bibliothèques de l'Université Grenoble-Alpes le consortium Couperin, l’ABES et l’INIST-CNRS.
     

    Ce corpus est diffusé par Proquest dans un ensemble intitulé "Early european books", il correspond à une partie des collections anciennes de la Bibliothèque nationale de Florence, composée d'imprimés du XVe au XVIIe siècle, soit 2750 volumes. On retrouve (entre autres) dans ce corpus des éditions issues des presses d'Alde Manuce, des éditions annotées par Gallilée, un ensemble de premières éditions des œuvres de Dante, Pétrarque ou Boccace, des prédications de Savonarole. La littérature populaire n'est pas en reste avec un ensemble de pièces de poésie populaires, considérées comme les prémices du théâtre italien.

    L'université de La Réunion, via le site Licences Nationales, y a d'ores et déjà accès à l’adresse : https://elgebar.univ-reunion.fr/login?url=https://search.proquest.com/eeb 

  • Un corpus de publications et archives de théologiens chrétiens du XXe siècle. Le projet a été porté par la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourgle consortium Couperin, l’ABES et l’INIST-CNRS.

    Twentieth Century Religious Thought: Volume I, Christianity

    Ce corpus fait partie de la base Alexandre Street Press "Twentieth Century Religious Thought" qui rassemble des auteurs de différentes confessions, il s'agit ici d'une sous-collection constituée autour de théologiens chrétiens, soit un ensemble d'œuvres et archives éminentes de plus de 50 théologiens des XXe et début du XXIe siècles, incluant plusieurs personnalités importantes telles que Dietrich Bonhoeffer,  Rheinhlod Niebuhr ou des textes du pape Benoît XVI. Il compte environ 3500 documents (ouvrages et pièces d'archives confondues).
    L'université de La Réunion, via le site Licences Nationales, y a d'ores et déjà accès à l’adresse : https://elgebar.univ-reunion.fr/login?url=https://search.alexanderstreet.com/tcrt
    Tous les établissements relevant de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que la Bibliothèque nationale de France, bénéficient dorénavant d'un accès à ces corpus d'ouvrages sur la plateforme de l'agrégateur pendant vingt années, et, par la suite, sur la plateforme ISTEX

Nouveau corpus De Gruyter en sciences de l'Antiquité

Les ouvrages de la collection Classical and Ancient Near Eastern Studies de l’éditeur De Gruyter ont été acquis grâce à un financement du GIS CollEx-Persée.

Il s’agit de 1291 titres publiés entre 1990 et 2019, ainsi qu’une partie de publications de 2020, désormais accessibles de façon pérenne à l’ensemble des établissements relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche français. L'Université de La Réunion bénéficie, par son statut, directement de ces ressources.

Accéder à De Gruyter

Vous trouverez tous les détails sur cette acquisition, y compris les documents contractuels, et la liste des ouvrages concernés, à l’adresse suivante : https://www.licencesnationales.fr/liste-ressource/de-gruyter-ebooks-en-sciences-de-lantiquite/

Karger : 133 livres numériques en médecine

Karger est un éditeur académique de livres et revues dans le domaine biomédical. Nous bénéficions de la licence nationale CollEx-Persée, qui donne accès à un corpus de 133 livres numériques en médecine humaine publiés entre 2015 et 2019.

Les spécialités représentées dans le corpus sont : l’anatomie, la gastro-entérologie, la génétique, la gérontologie, la biologie moléculaire, la néphrologie, la neurochirurgie, la nutrition, l’ophtalmologie, la pédiatrie, la radiologie, le système respiratoire, la médecine du sport, l’immunologie, la psychiatrie, l’oto-rhino-laryngologie, la médecine dentaire, la dermatologie et l’endocrinologie.

Accéder à Karger 

Consulter la liste des titres disponibles.

Cambridge : 110 livres sélectionnés en science politique (CollEx)

Nous vous annoncions le 21 janvier dernier la mise à disposition d'un corpus Cambridge en science politique. Les 110 ouvrages les plus consultés ont donc été retenus. Vous trouverez ICI la liste des 110 titres sélectionnés dans le cadre du dispositif CollEx, en fonction de leurs usages et de leur adéquation avec la discipline de la science politique.

Accéder à Cambridge University Press

Ces titres resteront acquis, de façon pérenne, selon le dispositif des licences nationales, pour l’ensemble des établissements relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche français, ainsi que la Bibliothèque nationale de France, et seront, à terme, intégrés à la plate-forme ISTEX.

Pour en savoir davantage sur le corpus.

Enquête sur les pratiques de recherche documentaire des chercheurs


Le consortium Couperin.org lance une enquête auprès des chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants des établissements de l’ESR et des praticiens hospitaliers des établissements de santé. Objectifs de l’enquête :

  • connaître les pratiques d’accès au texte intégral des écrits scientifiques ;
  • mieux connaître les besoins et les usages de recherche bibliographique et d'analyse bibliométrique ;
  • identifier les attentes des utilisateurs à l’heure du choix de renouvellement des abonnements à ces outils.

L'enquête est ouverte jusqu'au 30 juin 2020. Voici le lien pour y accéder : https://fr.surveymonkey.com/r/YXNFCK8   (Durée de l'enquête: 10 minutes environ)

Un grand merci pour votre concours. N'hésitez pas à diffuser cette enquête le plus largement possible auprès de la communauté scientifique. Les résultats de l'enquête pourront être transmis sur demande aux établissements et aux répondants.

 

Intégrité scientifique / Reproductibilité de la recherche : quelques pistes pour faire le point


En période de crise sanitaire ou de grande controverse sociétale, la science suit son cours, bien souvent avec les mêmes forces et faiblesses que d'ordinaire... mais avec une attention nouvelle portée par le grand public et les médias généraliste. Puisqu'on y parle beaucoup de bonne ou mauvaise science, vos BU proposent des pistes pour éclairer quelques notions de la galaxie de l' "intégrité scientifique" .

#1 Reproductibilité et transparence
#2 Rétractation d'articles en cas d'inconduite
#... A suivre 🙂

Les publications scientifiques servent à documenter les travaux des chercheurs pour en partager les résultats et nourrir la conversation scientifique. Dans ce dialogue d'après publication, il s'agit de soulever de nouvelles questions ou de pointer des désaccords, jusqu'à la construction d'un consensus que l'on qualifiera d' "avancée scientifique". Pour cela, le chercheur doit d'abord décrire la méthodologie employée, en plus de l'hypothèse de départ et des résultats de l'expérience : le matériel, les indicateurs retenus, la méthode de relevés de données, les calculs, etc. C'est ce qui rendra l'expérience, ou l'étude, reproductible : “une recherche dont les résultats publiés peuvent être reproduits” (cf. note 1).

"Mais qui se donne la peine de refaire les expériences qui mériteraient pourtant confirmation ? ", interroge Dominique Dupagne dans sa chronique sur France Inter.

3 minutes audio pour comprendre

"Le sujet est ancien, mais la situation semble avoir atteint un point critique : des études récentes ont par exemple démontré que de nombreux résultats d’études pré-cliniques, cliniques ou psychologiques ne pouvaient être reproduits et donc confirmés" (note 1). C'est une grande source de frustration pour les chercheurs, tant auteurs que lecteurs :

Pour un chercheur, il n’y a rien de plus frustrant que l’impossibilité de reproduire des résultats majeurs obtenus quelques mois auparavant. Les causes de ce type de déconvenues sont multiples et parfois pernicieuses. Ce phénomène participe à ce que certains identifient comme une “crise de la reproductibilité de la recherche”. (note 1)

C'est pourquoi de nombreux acteurs de la recherche se mobilisent pour diffuser des outils et des méthodes pour améliorer la reproductibilité des travaux scientifiques.

L'EPRIST a publié cette synthèse de 10 pages : qu'est-ce que la reproductibilité, d'où vient ce concept métholodologique, quels sont ses enjeux, quelles perspectives aujourd'hui, etc. (note 2)
Analyse EPRIST "la Recherche en crise de reproductibilité ? (PDF, avril 2020)

FUN-MOOC propose un cours en ligne accessible à tous pour approfondir les méthodes et les outils de la reproductibilité : Recherche reproductible : principes méthodologiques pour une science transparente . L'INRIA, Institut national de recherche en informatique et en automatique, y présente des outils pour documenter les différentes étapes de ses travaux, avec notamment la prise de notes structurée et l'indexation numérique, le suivi de versions, etc.

Cas pratiques en situation : de l'identification des problèmes aux solutions : ce petit ouvrage complet à destination des étudiants, chercheurs et ingénieurs analyse des pratiques concrètes de recherche. L'objectif est de savoir repérer les symptômes de non-reproductibilité et d'y apporter un remède. "À chaque fois, [l'ouvrage] propose un éventail de solutions allant de bonnes pratiques faciles et rapides à implémenter jusqu’à des outils plus techniques, tous gratuits et mis à l’épreuve par les auteurs eux-mêmes. "

Notes :

(1) Loic Desquilbet, Sabrina Granger, Boris Hejblum, Arnaud Legrand, Pascal Pernot, et al.. Vers une recherche reproductible : Faire évoluer ses pratiques. Unité régionale de formation à l’information scientifique et technique de Bordeaux. pp.1-136, 2019, 979-10-97595-05-0. ffhal-02144142v1f .
Citées ici : p.20, p.16 sur les études sur la non reproductibilité, 4e de couverture.

(2) L'EPRIST est l'association des responsables de l’information scientifique et technique (IST) des organismes de recherche français publics ou d'utilité publique.

Proposition de Gwenaëlle Marchais

Se former à l'intégrité scientifique et à l'éthique

France Université Numérique propose 2 cours en ligne sur sa plateforme FUN-MOOC à destination des chercheurs :

Intégrité scientifique dans les métiers de la recherche : ce cours, proposé par l'université de Bordeaux, propose de faire le point sur la culture et les méthodes scientifiques qui garantissent une recherche de qualité, transparente et fiable. Il s'agit aussi de comprendre les mécanismes qui poussent aux manquements, pour mieux les repérer et les éviter.
https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:Ubordeaux+28007+session02/about

Depuis la déclaration de Singapour sur l’intégrité scientifique en 2010, la communauté scientifique internationale se mobilise pour que les exigences méthodologiques et éthiques de la recherche soient plus clairement affirmées, dans un contexte où la course à la nouveauté et l’introduction d’une logique concurrentielle renforcée multiplient les risques de dérive. En outre, le renforcement de la réglementation et les enjeux de responsabilité sociale imposent la connaissance et l’appropriation des principes fondamentaux de l’intégrité scientifique.

Ethique de la recherche : ce cours, proposé par l'université de Lyon, se positionne comme un complément au précédent cours sur l'intégrité sur le volet "éthique" et les liens entre science et société. Aborde notamment les notions de conflit d'intérêts et conflit de valeurs. Attention, derniers jours pour s'inscrire !!! (les contenus restant accessibles ensuite)
https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:universite-lyon+91001+session04/about

La science constitue une valeur centrale de nos sociétés démocratiques, qui promeuvent le désir de connaissance du monde et de l’homme. Néanmoins, les nouvelles performances technoscientifiques et l’accélération des innovations effraient parfois. Par ailleurs, l’ampleur des ressources mobilisées, un régime de compétition internationale et des conflits d’intérêts entre bien privé et bien commun suscitent aussi une crise de confiance. Comment assumer nos responsabilités en tant que citoyens et chercheurs à un niveau personnel, collectif et institutionnel ?

Le formation cours en ligne ne vous intéresse pas ou les délais sont dépassés ? Hervé Maisonneuve, du blog Rédaction Médicale et Scientifique, recommande la lecture du Rapport MLE (Mutual Learning Exercice) pour faire le point et accéder aux propositions concrètes, comme excellent point de départ. Présentation du rapport et accès : https://www.redactionmedicale.fr/2020/04/int%C3%A9grit%C3%A9-de-la-recherche-le-rapport-mle-mutual-learning-exercise-est-une-bonne-base-pour-d%C3%A9velopper.html

Propositions de G. Marchais

Actu de la recherche sur le coronavirus #3 Reviewing : Publications, discussions et évaluation par les pairs

Troisième et dernier volet de notre série sur le suivi de l'actualité de la recherche sur le coronavirus. Au menu :
#1 Accès aux publications sur le Coronavirus
#2 Veille : Veille et cartographie de la recherche scientifique
#3 Reviewing : publications, discussions et évaluation par les pairs

Pour avoir un aperçu des discussions scientifiques relatives à telle ou telle publication, on peut consulter le site web Pubpeer.

Pubpeer est souvent présenté comme un site d'open peer-reviewing ou site web de relecture des publications scientifiques par les pairs. Sa particularité est d'être public, c'est-à-dire librement accessible anonymement, à la fois pour l'accès en lecture et pour déposer des avis. C'est sans doute ce qui a facilité le signalement puis la détection de plusieurs cas de fraude à l'éthique et l'intégrité scientifiques, pouvant mener à la rétractation des publications incriminées (cf. l'affaire voinnet). 

La cellule EPRIST propose une note de synthèse complète sur l'évaluation ouverte : "La conversation scientifique ouverte" . Au menu :
La prochaine révolution du libre accès ?
L'émergence progressive de modèles d'évaluation ouverte
L'évaluation ouverte (non anonyme) nuit-elle à la participation ?
Vers une évaluation sans revue ?

Sur Pubpeer, la recherche se fait par l'identifiant international de l'article scientifique visé (DOI, PubMedID, arXivID) ou bien par auteur ou mots-clés. On peut ainsi suivre en ligne les commentaires méthodologiques concernant des publications liées aux études scientifiques sur les traitements thérapeutiques du Covid-19. 

Plus d'info sur Pubpeer ? 

Actu de la recherche sur le coronavirus #2 Veille documentaire et cartographie de la recherche

Deuxième volet de notre série sur le suivi de l'actualité de la recherche sur le coronavirus. Au menu :

#1 Accès aux publications sur le Coronavirus
#2 Veille : Veille et cartographie de la recherche scientifique
#3 Reviewing : publications, discussions et évaluation par les pairs

Pour faciliter la veille documentaire ou repérer les collaborations internationales, "des chercheurs ont développé un nouvel outil d’analyse et de visualisation des publications scientifiques mondiales et des collaborations, à un niveau de résolution jamais égalé auparavant. Il permet aux laboratoires de mieux connaître la géographie de leurs disciplines ou de suivre l’évolution, en temps réel, des collaborations autour de thématiques émergentes comme le COVID-19." (Source : CNRS).
Infos complètes via le CNRS.

D'autres initiatives sur les publications liées aux coronavirus ont vu le jour en exploitant notamment le méta-corpus de publications scientifiques ISTEX. Voici quelques réalisations expérimentales réalisées dans le cadre du projet lorrain d'ingénierie des connaissances "LorExplor", qui ont pu être affinées avec le retour de chercheurs s'intéressant à des épidémies plus récentes (MERS et SRAS).

Un ensemble de serveurs d'exploration est en cours de montage pour aider les spécialistes à analyser la littérature scientifique sur le sujet :
- Serveur d'exploration Covid - version du 17 mars ; 2700 documents
- Serveur d'exploration Covid (26 mars) ; 3702 documents
- Serveur d'exploration Chloroquine ; 6600 documents
- Serveur d'exploration H2N2 : 5107 documents
- Serveur d'exploration MERS ; 10519 documents
- Serveur d'exploration SRAS : 12 827 documents
Il est complété par la réédition d'ouvrages :
- Actualités sur la grippe aviaire et sa transmission chez l’homme une étude de synthèse produite en 2006 par Thérèse Delvallée.
- La grippe ou influenza, un livre très détaillé de Gustuave André reposant sur des dizaines d'autres ouvrages sur l'épidémie de 1891.

Source : le wiki du projet https://lorexplor.istex.fr/

Présentation du projet Lorexplor ici.

Actu de la recherche sur le coronavirus #1 Accès aux publications

Coronavirus et éléments du SARS-COV-2 - Source : Biorender.com

La Commission Européenne vient de lancer une plateforme de partage de données pour les chercheurs travaillant sur le coronavirus (Communiqué). Cette initiative s'ajoute à celles des éditeurs scientifiques et des sociétés savantes pour faciliter l'accès aux résultats de la recherche et accélérer les études sur le covid19.

#1 Accès : Récapitulatif des ressources exclusives sur le coronavirus :

Enfin la recherche juridique aussi s'intéresse à la crise sanitaire. En témoigne cet article de Philippe Mouro "Coronavirus et fausses informations : Les aléas de la liberté d’expression en période de crise sanitaire", paru dans la Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de Recherches Juridiques de Grenoble, 2020, Chronique n° 33. hal-02545887 https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-02545887

A venir :
#2 Veille : Veille et cartographie de la recherche scientifique
#3 Reviewing : publications, discussions et évaluation par les pairs

Continuité Recherche / Vague d'ouvertures d'accès à de nombreuses ressources numériques pour la recherche

En raison des nombreuses fermetures d'établissement liées à la pandémie du COVID-19, de nombreux éditeurs académiques ouvrent de façon temporaire l'accès à leurs ressources numériques.

Epidémie / Les publications scientifiques sur les Coronavirus en libre accès.
De nombreux grands éditeurs et sociétés savantes ont signé l'Appel du Wellcome Trust sur le COVID-19 : ils diffusent désormais en libre accès l'ensemble des publications et des données sur les coronavirus, depuis leurs propres plateformes web et via le référencement sur PubMed Central. Les bibliothèques de l'Université de Toulouse 3 propose en la liste régulièrement mise à jour sur cette page, avec les différents liens d'accès : Corpus d'articles scientifiques sur le COVID-19 mis en libre accès

Dans les autres disciplines, les initiatives se multiplient également : certains éditeurs ouvrent temporairement l'accès à tout ou partie de leurs collections numériques, en plus des abonnements existants des établissements. L'Université de La Réunion bénéficie ainsi d'accès étendus chez Jove (vidéos de sciences expérimentales), Elibrary d'Elsevier-Masson (livres en santé), Europresse, JSTOR, Project Muse (collections de livres numériques de presses universitaires américaines), Numérique Premium (livres numériques en SHS), ScholarVox (livres numériques toutes disciplines), etc. Actualité à suivre sur le site web des BU.

Recensement des facilités offertes par les éditeurs académiques pour accompagner les universités

Ces ouvertures d'accès s'ajoutent aux abonnements numériques des bibliothèques.

Pour rappel, les BU proposent plus de 27 000 revues et 92 000 livres numériques, tous accessibles en ligne 24h/24 à partir du site web des BU.

[Publier la science aujourd'hui] Les premières ouvertures d'accès gratuit à des ressources payantes par leurs propres diffuseurs ont d'abord concerné les publications relatives au coronavirus. Elles se sont depuis élargies à des sujets connexes, et parfois encore davantage pour faciliter les travaux des chercheurs et des enseignants et étudiants. Cela vient répondre à un besoin réel d'accélérer la circulation des connaissances, dans tous les domaines. On retrouve ici les enjeux de la science ouverte dont nous vous parlons régulièrement sur ce blog. C'est en ce sens que de nouveaux appels ont été adressés aux éditeurs pour ouvrir leurs publications à tous. => Voir l'appel des bibliothèques

Accéder facilement aux abonnements numériques des BU

Pendant la fermeture de l'université, la BU Numérique reste ouverte.

Les bibliothèques proposent de nombreuses ressources numériques pour accompagner les étudiants, les chercheurs et les personnels de l'Université, dans toutes les domaines. Toutes bénéficient d'accès nomades, ou "hors campus". Autrement dit, tout étudiant ou personnel de l'Université de La Réunion peut librement se connecter, de chez soi par exemple, aux revues et livres numériques, abonnements de presse, thèses en ligne, etc. 

Pour bénéficier de cet accès@UnivReunion 24h/24 depuis toute connexion internet, il faut signaler votre appartenance à l'Université de La Réunion. Cela se fait automatiquement en passant par le site web des BU (https://bu.univ-reunion.fr) avec vos logins numériques :  

  1. Depuis le site web des BU, explorer notre offre d'abonnements ici ou bien interrogez notre moteur de recherche si vous avez un titre précis, un auteur ou une thématique. Choisissez votre ressource numérique et cliquez sur "accès en ligne".
  2. Les logins demandés sont ceux de votre compte numérique habituel ("logins CAS" ou "ENT")

Attention, ce service est réservé aux membres de la communauté universitaire : les personnes extérieures à l'université ne peuvent pas y accéder, même après une inscription payante dans les BU. Plus de précisions sur ce billet du blog des BU : L'accès hors campus aux documents numériques des BU.

Optimisez vos Accès@UnivRéunion en paramétrant vos outils web

En dehors du site web des bibliothèques, vous pouvez aussi profiter de nos abonnements avec quelques paramétrages de vos outils. Là encore, le principe est de signaler votre appartenance à l'Université de La Réunion, mais cette fois en le faisant explicitement vous-même. Voici le paramétrage pour 3 outils très utilisés par les universitaires.

Ma BU dans Google Scholar. Allez dans les paramètres de Google Scholar depuis la page d'accueil. Cliquez sur "Paramètres" > "Liens vers des bibliothèques" et cherchez Réunion dans le moteur de recherche. Sélectionnez "Université de La Réunion - Accès Univ.Réunion" puis enregistrez. 

Quand vous chercherez des références dans Google Scholar, un lien Accès UnivRéunion apparaît à droite lorsque l'Université est abonnée.
> Plus d'info : nos astuces GoogleScholar

Ma BU dans Pubmed. Sur Pubmed, il faut vous créer un compte individuel via le menu "Sign in to NCBI" puis "Register for an NCBI account". Une fois identifié, cliquez sur MyNCBI > NCBI Site Preferences > Pubmed Preferences > Outside tool.

Dans la liste alphabétique qui s'affiche, cherchez UnivReunion ou Reunion puis Sauvegardez. Sous chaque référence d'article, le bouton Accès@UnivReunion apparaîtra si l'Université est abonnée.
> Plus d'info : tutoriel complet Ma BU dans Pubmed

Ma BU dans Zotero. Dans le menu de Zotero (version 5 recommandée), cliquez sur Edition > Préférences > Avancées > Général > puis collez l'URL ci-dessous dans la boîte de dialogue "OpenURL" : finder.univ-reunion.fr/sfxlcl3

Une fois le paramétrage effectué, mettez une référence en surbrillance, cliquez sur la flèche verte (en haut à droite) puis sur "Recherche dans la bibliothèque" pour trouver les accès disponibles. Votre navigateur ouvrira le service Accès@UnivReunion.

Si vous n'utilisez pas Zotero, d'autres outils de gestion bibliographiques sont compatibles : Endnote, RefWorks, Citavi.

Autres astuces : En complément des abonnements de l'Université, il est possible de paramétrer votre navigateur pour identifier facilement s'il existe une version gratuite légale d'une publication payante. Nous vous recommandons ces 3 extensions de navigateur (disponibles pour Firefox et Chrome) :   

  • l'extension ISTEX renvoie directement à la version accessible acquise nationalement 
  • Unpaywall recherche dans les publications en libre accès (open access)
  • OAButton recherche dans les publications en libre accès (open access)

Tutoriel disponible ici : Docelec : accès et astuces
A quoi ai-je accès ? Pourquoi on me demande parfois de payer ? Comment contourner ? démonstration des extensions de navigateurs.

Besoin d'aide ? Vos bibliothèques proposent une assistance en ligne via INFO-BU.

Plus d'information sur l'ensemble de nos ressources numériques sur le site web des BU, rurbrique Chercher,Trouver : https://bu.univ-reunion.fr/chercher-trouver :

[Chercheur - Papier - Valo] Une analyse spatiale et environnementale des attaques de requins à La Réunion

Nous vous proposons la nouvelle rubrique [Chercheur - Papier - Valo] sur le blog pour mettre à l'honneur, régulièrement, une publication scientifique remarquable produite par des chercheur.es de l'Université de La Réunion et disponible en libre accès sur l'archive ouverte HAL–Réunion.

Nous inaugurons cette rubrique par l'article de François Taglioni (professeur à l'Université de La Réunion, OIES/CREGUR/PRODIG), Sébastien Gultat (IRISSE), Magali Teurlai (LOCEAN/ESPACE-DEV), Mathieu Delsaut (LE2P) et Denis Payet (LIM) sur une analyse spatiale et environnementale des attaques de requins sur l'île de La Réunion entre 1980 et 2017 publié dans la revue Marine Policy.

Bonjour François Taglioni, vous venez de publier un article important dans la revue Marine Policy, de quoi parle-t-il ?

Cet article analyse les données relatives aux 57 attaques de requins qui se sont déroulées à la Réunion de 1980 à 2017. Pour aborder la question du niveau de vulnérabilité de La Réunion lors de l’interaction homme-requin, la discussion s’est concentrée sur le poids respectif des variables environnementales, contextuelles et individuelles.

En quoi votre article, apporte du nouveau dans votre champ de recherche ?

C’est la première étude de cette envergure qui couvre près de quarante années d’attaques de requins à La Réunion. Elle nous a permis d’établir quels étaient les paramètres les plus pertinents pour expliquer l'occurrence des attaques à La Réunion et de produire une carte interactive de ces attaques à des fins d’analyses spatiales.

Quels seront les prolongements/suites de votre article ?

Les interactions entre l'homme et les requins restent un sujet de recherche scientifique nécessitant des études plus approfondies. Ainsi, la quantification précise du risque d'attaque dans une zone donnée de l'île est subordonnée à la détermination des populations des différentes espèces de requins et du nombre d'utilisateurs de la mer dans ces zones. Nous travaillons sur la production d'un indicateur fiable du risque d'attaque des requins qui tienne compte de ces données.

Accédez à l'article sur HAL-Réunion

Pour citer cet article :
Taglioni, F. ; Guiltat, S. ; Teurlai, M. ; Delsaut, M. ; Payet, D., 2019. "A Spatial and Environmental Analysis of Shark Attacks on Reunion Island (1980-2017)". Marine Policy,vol. 101, p. 51-62 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308597X18302951

Donner la parole à nos expertes : l'exemple de l'Université de La Réunion

Du côté de l'enseignement supérieur et des universités, un levier possible pour œuvrer à l'égalité Femmes-Hommes est de sensibiliser à la moindre représentation des femmes dans les sphères scientifiques : c'était le propos de notre billet du 11 février. En voici un deuxième : donner la parole aux expertes actuelles. C'est la démarche initiée par le Pôle Egalité et la BU Sciences de l'Université de La Réunion en 2018, avec ses 10 portraits d'étudiantes et enseignantes-chercheuses de notre établissement :  "Femmes en Sciences - Portraits d'ici". L'exposition a été reconduite cette année, visible encore quelques jours à la BU Sciences jusqu'au 29 février 2020.

Pour prolonger l'exposition, nous vous proposons de voir ou revoir les 4 portraits vidéos réalisés en 2018, disponilbes sur la chaine Youtube de l'Université :

  • Tahina Ralitera, alors étudiante en informatique
  • Priscilla Layemard, qui étudie les ressources et risques naturels des environnements tropicaux (géomatique et télédétection)
  • Nathalie Daval, qui étudie et enseigne l'histoire des mathématiques
  • Aurore Counilh, qui étudie les sciences de la vie et les géosciences

Billet proposé par Gweanëlle Marchais.

11 février / Rencontre-partage et Jeu de mime et dessin à La BU Sciences pour la Journée internationale des femmes et filles de science

Chaque année, l'UNICEF et l'ONU célèbrent le 11 février la Journée internationale des femmes et des filles de science. L'objectif est de rappeler les profondes disparités en matière d'accès des hommes et des femmes à l'éducation et aux carrières scientifiques pour promouvoir un accès total et complet de chacune à la participation à la science.

Moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes (source : UNESCO)

Venez relever le défi d'inverser la tendance ! A cette occasion, la BU Sciences propose deux animations : 

12h30 Rencontre-partage : Parcours et rêves de chercheuses
La BU Sciences vous invite à rencontrer des chercheuses de l'Université de La Réunion pour partager avec elles leurs parcours, leurs rêves, leurs chances, leurs difficultés...
> RDV mardi 11 février de 12h30 à 13h30, salle multimédia de la BU Sciences

10h30, 12h et 17h Jeu : Les Eurêkatrices
Votre mission : faire deviner des inventions par le dessin ou le mime
Venez avec des amis pour constituer des équipes de 4 personnes.
> RDV mardi 11 février : 10h30, 12h, 17h, salle de formation de la BU Sciences
Ou l'heure qui vous convient, dites-nous et venez avec votre groupe !
> inscription à l'accueil de la BU Sciences​​​​​​​​​​​​​​

"Qui voudrait être une princesse quand on peut être scientifique ?"  whatafabday via Redbubble

Aller plus loin : pourquoi une journée internationale sur les femmes de science ? l'ONU propose un bon résumé ici.

On rappelle les chiffres chaque année (source : UNESCO) : aujourd'hui, moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes. On le voit dès l'université : environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l'enseignement supérieur.

Où sont les femmes dans nos récits scientifiques collectifs ?
La visibilité des femmes dans les espaces publics de reconnaissance des "grands hommes" est encore faible, dans la "vraie vie" comme sur internet. Noms de rues, ou d'amphithéâtres, manuels d'histoire, encyclopédies, films sur les grandes figures de l'histoire, romans d'aventure et de conquête, séries animées... : les femmes sont encore largement sous-représentées et cela bride l'identification et l'imagination des jeunes. La télévision reflète la même réalité : seuls 12% des personnages ayant un travail lié aux sciences, technologies, ingénierie et médecine sont des femmes [source].

Poster "STEMINIST" de  raachelsdesigns
Contraction de STEM et Feminist (STEM = Science, technology, engineering, and mathematics)

Alors que faire ? on peut commencer par ouvrir nos imaginaires et oeuvrer au quotidien à faciliter les pratiques scientifiques féminines.

Billet de Sylvie Giraudeau et Gwenaëlle Marchais