En savoir plus sur... les ondes électromagnétiques

Heinrich_Rudolf_Hertz

Heinrich Rudolf Hertz, 1894 - domaine public

En 1886, le physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz commence ses recherches sur les ondes électromagnétiques. Son directeur de thèse lui avait proposé en 1879 de faire sa thèse sur les théories de l'électromagnétisme de Maxwell, mais Hertz ne voyait pas comment bâtir un appareil qui prouverait l'existence des ondes électromagnétiques et il choisit un autre sujet.

Vingt ans plus tôt, en 1865, James Clerk Maxwell avait publié une série d'articles décrivant des équations qui permettaient de déduire que les champs électriques et magnétiques se déplacent sous forme d'onde à la vitesse de la lumière. Ce qui entraîne, logiquement, l'idée que la lumière est aussi une onde électromagnétique.

En 1885, Hertz devient professeur à l'Université de Karlsruhe, qui disposait des meilleurs laboratoires en physique. C'est à ce moment qu'il décide de se consacrer à la théorie de Maxwell. L'année suivante qu'il observa une étincelle produite à un moment où elle n'était pas censée se produire durant une de ses expériences. Il commença alors une série d'expériences au cours desquelles il put prouver que les ondes se propageaient dans l'espace et il les mesura. Ses calculs concluaient que les ondes électromagnétiques se propageaient bien à la vitesse de la lumière. Il put aussi démontrer que les ondes électromagnétiques se comportaient comme la lumière : elles pouvaient se polariser, être réfléchies, réfractées, diffusées ou causer des interférences.

Pour en savoir plus sur Hertz et comment il a découvert les ondes électromagnétiques (en ligne) :

Hertz et la découverte des ondes électromagnétiques, par Gérard Borvon, 24 février 2014, consulté le 18/05/2016, sur le Blog d’histoire des sciences

L'article sur Heinrich Hertz sur la base de données Tout sur les unités de mesure

Pour en apprendre plus sur l'électromagnétisme, vous pouvez consulter les documents ci-dessous.

En ligne :

Articles de Wikipédia sur les ondes électromagnétiques, les rayonnements électromagnétiques (en anglais), l'onde radio et le spectre électromagnétique.

Explication par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

Pour ceux ayant des connaissances mathématiques, vous pouvez consulter le site de Claude Saint-Blanquet, maître de conférences à l'Université de Nantes.

Champs électromagnétiques, environnement et santé / Springer Science+Business Media, Inc. Springer e-books - 2011

En BU (ou à faire venir dans votre BU par la navette) :

Électromagnétisme / Odile Picon ; Patrick Poulichet (Dunod l'Usine nouvelle – 2010)

Électromagnétisme / Richard Taillet (De Boeck – 2013)

Le cours de physique de Feynman. Électromagnétisme 1 / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2013)

Le cours de physique de Feynman. Électromagnétisme 2 / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2013)

Exercices pour le Cours de physique de Feynman : 900 exercices corrigés / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2015)

Électromagnétisme, optique : exercices et problèmes corrigés classes préparatoires MPSI, PCSI, PTSI / Jean-Pierre Dubarry-Barbe ; Antoine Frey (Ellipses – 2009)

Mini-manuel d'électromagnétisme : cours + exercices / Michel Henry ; Abdelhadi Kassiba (Dunod – 2009)

Ondes et électromagnétisme / Maxime Nicolas (Dunod – 2009)

Électromagnétisme : équations de Maxwell, propagation et émission / Tamer Becherrawy (Hermès Science publications Lavoisier – 2012)

A student's guide to Maxwell's equations / Daniel A Fleisch (Cambridge University press – 2008)

Physique. 2. Electricité et magnétisme / Raymond A Serway ; John W Jewett (De Boeck – 2013)

Introduction to the physics of waves / Tim Freegarde (Cambridge University Press – 2013)

Pour en apprendre plus sur les impacts sur la santé de l'électromagnétisme (toujours à emprunter en BU ou à faire venir dans votre BU) :

Vivre dans les champs électromagnétiques / Pierre Zweiacker (Presses polytechniques et universitaires romandes – 2009)

Au coeur des ondes : les champs électromagnétiques en question / Fabien Ndagijimana ; François Gaudaire (Dunod – 2013)

Rapport sur les lignes à haute et très haute tension : quels impacts sur la santé et l'environnement ? / France, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques Impressions, projets de loi, propositions, rapports ... - Assemblée nationale n°1556 Impressions (Sénat. 1959) n°307 (Assemblée nationale Sénat – 2009)

Faut-il avoir peur des ondes ? / Jean-Pierre Brasebin (Ellipses – 2010)

Résonance / Serge Fretto (Ana films éd., distrib. – 2010)

Il y a 140 ans : La première conversation téléphonique

A cat on the phone by Tiz sous licence CC BY-NC-ND 2.0

A cat on the phone by Tiz sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Comme plusieurs autres inventions, il est difficile de dire qui a inventé le téléphone. Alexander Graham Bell a déposé en premier un brevet aux Etats-Unis et est généralement crédité comme l'inventeur du téléphone. Mais un autre inventeur, Elisha Gray, avait déposé une demande de brevet quelques heures plus tôt que Bell. Cependant, elle ne fut examinée que le lendemain alors que la demande de Bell avait été examinée le jour même. On pourrait aussi citer Johann Philipp Reis et Antonio Meucci, entre autres, qui travaillèrent sur des prototypes d'appareils de transmission de voix.

Ce qui est sûr, c'est que la première conversation téléphonique connue eut lieu le 10 mars 1876. D'après le journal de Bell, il aurait appelé son assistant, Thomas A. Watson, situé dans la pièce à côté, et lui aurais dit "Mr Watson, come here! I want to see you!". Celui-ci serait venu le rejoindre et lui aurait assuré qu'il avait entendu et compris ce que Bell avait dit. Il est amusant de noter que d'après le journal de l'assistant, la première conversation aurait plutôt été "Mr Watson, come here! I want you!".

Le 10 août 1876, ce fut le tour du premier appel longue distance. Une extension du réseau télégraphique avait été réalisée pour atteindre 106 kilomètres entre deux villes de l'Ontario (province canadienne), Brantford et Paris. Le père d'Alexander Graham Bell, Alexander Melville Bell, chanta des chansons, récita Shakespeare et lut de la poésie. Le système ne permettait pas à Alexander Graham Bell de répondre par téléphone et il utilisa le télégraphe pour dire à son père qu'il l'entendait. Plus tard, Alexander Graham Bell déclara que la première conversation réciproque eut lieu le 9 octobre 1876 à Boston.

Pour en savoir plus :

A emprunter en BU :

Et pour se marrer :

Le poisson d'avril de 1966 : l'utilisation du téléphone dans le métro parisien, sur le site de l'INA

12 avril : Journée internationale du vol spatial habité

International Space Station (NASA, 09/08/09) par la NASA, sous licence CC BY-NC-ND 2.0

International Space Station (NASA, 09/08/09) par la NASA, sous licence CC BY-NC-ND 2.0

En 2011, l'ONU a pris une résolution qui institue le 12 avril comme la journée internationale du vol spatial habité. Cette année-là marquait le 50e anniversaire du premier vol spatial habité par le russe Youri Gagarine. Ce premier vol durera en tout 108 minutes. L'équipe responsable du programme estimait les chances de survie de Gagarine à 50%. L'ONU commémore ce premier vol pour encourager l'exploration spatiale et l'exploitation des ressources de l'espace dans un esprit pacifique et pour le bien-être de l'humanité.

La BU Sciences de l'Université de La Réunion vous propose d'en apprendre plus sur l'exploration de l'espace avec cette sélection documentaire :

A lire en ligne :

A emprunter à la BU Sciences (ou à faire venir dans votre BU) :

Bonne découverte !

En savoir plus sur... le poisson d'avril

Poisson d'avril - Bernard Laguerre sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Poisson d'avril - Bernard Laguerre sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Le poisson d'avril, ou Canularichthus aprilis de son plus ancien nom latin, est une espèce de poisson éphémère, à la durée de vie d'un jour au grand maximum. On le retrouve en Europe, en Amérique du Nord, en Russie et au Japon. Les jeunes évoluent plutôt dans des milieux textiles alors que les plus âgés tendent à préférer les milieux médiatiques ou dématérialisés.

Les scientifiques n'ont pas réussi à dater l'apparition de cette espèce. L'explication la plus souvent citée daterait l'apparition du Canularichthus aprilis en 1564, quand le roi Charles IX décida par l'Edit de Roussillon que le début de l'année serait le 1er janvier et non plus le 1er avril. La réforme grégorienne du calendrier (voir notre billet de blog sur le calendrier) harmonisa cette date dans toute l'Europe catholique. Les réfractaires et étourdis recevaient des faux poissons. Mais plusieurs écrits mentionnent le poisson d'avril avant ces dates. Le plus ancien est un poème de Pierre Michault, daté de 1466.

Pourquoi un poisson? Selon l'explication qu'on choisit, ce peut être parce que c'était la période du carême, pendant laquelle il était interdit de manger de la viande et donc la consommation de poisson était plus importante. Une autre explication dit que c'était la période où la pêche était interdite afin de permettre la reproduction des poissons. Ou enfin parce que, lorsque le 1er avril était encore le jour de l'an, les cadeaux étaient généralement composés de nourriture. Or, comme le 1er avril tombait pendant le carême, les adeptes du 1er janvier se sont mis à offrir de faux poissons à ceux qui célébraient encore le 1er avril.

Pour en apprendre un peu plus sur cette mystérieuse espèce :

Le Poisson d'avril sur la base Données d'observations pour la reconnaissance et l'identification de la faune et de la flore subaquatiques (DORIS)

L'article de Wikipédia sur le poisson d'avril

L'explication par l'éditeur La France pittoresque

Retranscription du poème de Pierre Michault dans Bibliothèque françoise ou Histoire de la littérature françoise, de l'abbé Goujet, 1745, 9e tome, p. 351

Pour vivre (ou revivre) le poisson d'avril :

L'internaute.com propose 10 poissons d'avril à imprimer et découper

Des chercheurs du CERN confirment l’existence de la Force par Cian O'Luanaigh, 1er avril 2015

Hatch-Pei réfléchit au téléchargement de sandwich, clubic.com, 1er avril 2009

Gag 1er avril : Interdiction de fumer dans tous les lieux publics, ORTF, 1er avril 1972, sur le site de l'INA

Curiosity : l’étonnante expérience pour tester le sol martien, Sciences et Avenir, 3 avril 2013

Exclusif : le gouvernement envisage de lâcher des pandas géants dans les Pyrénées, France 3 Midi-Pyrennées, 1er avril 2013

Stonehenge Site of First 'Rock' Concert, Science, 1er avril 2013

A emprunter en BU Sciences : Anatomie et biologie des rhinogrades / Harald Stümpke (Dunod – 2012)

En savoir plus sur... la réforme du calendrier julien

Tea towel Cat-lendar - Anne-Caroline Alard sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Tea towel Cat-lendar - Anne-Caroline Alard sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Cela se passe en l'année -46. Jules César, en sa qualité de pontifex maximus chargé de la gestion du calendrier, introduit un nouveau calendrier qui sera appliqué une année plus tard, en -45.

Jusque-là, l'année romaine était composée de 355 jours divisés en 12 mois. Un mois intercalaire tous les 2 ans devait remettre le calendrier en accord avec l'année tropique (ou année solaire). Mais ce système n'était pas bien géré. Les mois intercalaires n'étaient pas appliqués régulièrement. Parfois, des années se déroulaient sans que le mois intercalaire soit inséré. D'autres fois, il était ajouté plusieurs années de suite. Ajoutons à cela la difficulté d'annoncer les changements dans tout l'empire romain, on peut comprendre que le citoyen romain s'y perde.

Pour remédier à cette situation, Jules César fit appel à Sosigène d'Alexandrie, un astronome grec réputé. Il créa alors ce qui deviendrait connu comme le calendrier julien, composé de 365 jour et d'une année bissextile de 366 jours tous les 4 ans. Le calendrier resterait aligné avec l'année solaire sans intervention humaine.

Mais quand César promulgua son nouveau calendrier, l'ancien calendrier romain avait pris 90 jours d'avance sur l'année tropique. Pour remédier à cette situation, l'année -46 fut rallongée des 90 jours manquants, mais en plusieurs mois intercalaires séparés. Elle dura 445 jours et fut surnommée "l'année de la confusion".

Le calendrier julien fut utilisé jusqu'en 1582, quand le pape Grégoire XIII édita la bulle Inter Gravissimas. Le calendrier julien se décalait d'un jour tous les 134 ans. En 1582, il y avait donc 10 jours de décalage entre le calendrier et l'année tropique. Pour remédier à ce défaut, le calendrier grégorien transforme les années séculaires (c'est-à-dire les multiples de 100) en années communes (non bissextiles), sauf pour les multiples de 4, comme 1600 ou 2000, qui sont bissextiles. 10 jours ont aussi été supprimés du calendrier. Le 4 octobre 1582 fut suivi par le 15 octobre 1582.

Les pays adoptèrent le calendrier grégorien à diverses dates, dépendant de leur religion, essentiellement. Si les pays catholiques suivirent rapidement le mouvement, les pays protestants ou orthodoxes ont généralement changé leurs calendriers plusieurs siècles après. Par exemple, la Russie n'adopta le calendrier grégorien qu'en 1918, ce qui explique que la Révolution russe soit désignée par des dates différentes.

Pour en savoir plus, à lire en ligne :

A emprunter dans vos BU :