8 Mars / Ouvrir les imaginaires

Il n'y a pas que le 8 mars pour parler des droits des femmes et de leurs rôles dans nos sociétés, mais c'est une occasion de faire le point, chaque année, sur l'état d'avancement des inégalités.

Crédits : DesignLagartija, via Redbubble

"Moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes".

Cette sous-représentation des femmes dans la recherche s'accompagne de fortes disparités selon les disciplines :

"Selon les données de l'UNESCO (2014-2016), environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l'enseignement supérieur. À l’échelle mondiale, le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible dans les domaines des Technologies de l'information et des communications (3%), des sciences naturelles, des mathématiques et de la statistique (5%) et dans les domaines de l’ingénierie, de la fabrication et de la construction (8%). Depuis longtemps, les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science.  "
(Source : ONU , consulté le 7/3/2019)

En France, la situation ne semble pas évoluer favorablement, contrairement à la tendance mondiale d'une meilleure représentation. Une infographie diffusée chez L'Etudiant (2017) montre que la part des femmes en niveau Licence et Master dans les formations scientifiques et techniques a baissé ces dernières années. En cause : les stéréotypes, dont le poids explose à l'adolescence, moment des choix d'orientation. Comment lutter contre les stéréotypes ?

Des imaginaires bridés

Ce tweet de l'UNESCO diffusé le 28 février 2019 :

Seulement 1 biographie sur 6 sur #Wikipedia concerne une . Cela ne doit-il pas changer ? Aidez-nous à combler le fossé entre les et les dans l'espace numérique ! Le 8/03, rejoignez #wiki4women! Inscrivez-vous en ligne

A l'occasion de la nouvelle journée internationale des femmes, Wikipédia et l'UNESCO lancent donc une campagne d'appel à contribution : aidez-nous à inscrire les femmes dans la plus grande encyclopédie libre du monde ! A ce jour, elles ne représentent que 1/6 des biographies disponibles sur Wikipedia.

Wikipédia a raison : la visibilité des femmes dans les espaces publics de reconnaissance des "grands hommes" est encore faible, et pas que sur le net. Noms de rues, ou d'amphithéâtres [Note 1], manuels d'histoire, encyclopédies, films sur les grandes figures de l'histoire, romans d'aventure et de conquête, séries animées... : les femmes sont encore largement sous-représentées et cela bride l'identification et l'imagination des jeunes. La télévision reflète la même réalité : seuls 12% des personnages ayant un travail lié aux sciences, technologies, ingénierie et médecine sont des femmes [Note 2].

Etude de Duke Université à partir du test Bechdel appliqué à des films

On peut aller plus loin et évoquer le "Bechdel Test", ce test proposé par l'auteure Alison Bechdel pour mesurer la qualité de la représentation des femmes dans un film :
1.est-ce qu'il y a plus d'un personnage féminin nommé ? (un vrai rôle)
2.est-ce que 2 personnages féminins se parlent ?
3.est-ce qu'elles parlent d'autre chose que d'un homme ? si oui, le test est réussi. L'équivalent racial existe et l'on sait que beaucoup de films ne le réussissent pas non plus...[Note 3]

Ouvrir les imaginaires

On peut changer cela ! Les initiatives se multiplient pour mettre en avant des exemples valorisants de femmes qui choisissent leur métier, leur rôle, leur vie. Quelques liens utiles :

  • Des albums, romans, posters, dessins animés, etc. valorisants pour débrider l'imaginaire de nos jeunes, dès le plus jeune âge : le site est en anglais mais mérite une visite pour les éducateurs ou les parents curieux :   https://www.amightygirl.com
  • Pour des ressources en français : le blog Fille d'album fournit un travail salutaire de décryptage et de sélection de lectures/CD/vidéos jeunesse anti-sexistes.
    Les bibliothèques publiques ont aussi un rôle à jouer dans l'ouverture des imaginaires 🙂

A la BU Sciences, on peut par exemple découvrir des héroïnes pas comme les autres dans le comics Miss Marvel et la série Bitch Planet.

Bonne journée du 8 mars à toutes et tous!
Un billet de Gwenaëlle Marchais

Le sujet vous intéresse ? Retrouvez sur notre blog, nos diverses sélections sur la question de genre : livres, BD, DVD, travaux des chercheuses de La Réunion, etc. http://blog.univ-reunion.fr/blogpapang/tag/femmes/

Pour aller plus loin :

[Note 1] Le Pôle Egalité de l'université de La Réunion milite pour le renommage des amphithéâtres, cf. programme 8 Mars 2019

[Note 2] Etude « Gender Bias Without Borders », réalisée par le Geena Davis Institute, 2015 et cité par l'ONU : http://www.un.org/fr/events/women-and-girls-in-science-day/

[Note 3] La très sérieuse université Duke propose une étude sur des films récents. La BD Commando Culotte passe un certain nombre de séries et films cultes au cribble de ce genre d'analyses genrées. BD dispo à la BU Sciences.  Exemple avec Game of Thrones : http://www.mirionmalle.com/2014/05/game-of-thrones-feat-tarmasz.html.

TOEIC / TOEFL session 2018/2019

Cette année, votre objectif c'est le TOEIC / TOEFL!!! et l'échéance approche [cf calendrier 2018/2019 (pdf) ].

Vous désirez progresser à votre rythme, gagner des points, valider un diplôme...peu importe la finalité. Afin de maximiser vos chances de succès à cette épreuve de langue et en complément de nombreux outils disponibles sur le "net", les BU du SCD vous accompagnent dans votre démarche en mettant à votre disposition des documents empruntables:

Pour tout renseignement complémentaire, je vous invite à consulter le site de la Maison des langues (MDL) de l'université de la Réunion.

Bonne chance et belle réussite

Se former à l'éthique de la recherche

Le cours en ligne Ethique de la recherche a commencé ! L'Université de Lyon a mis en ligne les premiers contenus accessibles sur la plateforme France Université Numérique (FUN) :

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"Depuis mai 2015, tous les doctorants doivent se former à l’intégrité scientifique et l’éthique de la recherche. Ce MOOC propose de mieux connaître et comprendre les enjeux déontologiques et éthiques de la science." (source : FUN)

A noter : En dehors des vidéos et des quiz associés, il y a des fils de discussions libres sur les sujets abordés. Les discussions en cours sont très intéressantes et abordent aussi des points plus larges, comme "l'éthique du processus de recherche" et "l'éthique de la dissémination des résultats de recherche" (open access, open peer-review...) ou la science du doute comme sensibilisation au développement de la culture scientifique (zététique).

Justement, sur ces sujets, il existe d'autres cours en ligne spécifiques :

 

Ma BU dans Pubmed

Pubmed est le principal moteur de recherche spécialisé dans les publications scientifiques des domaines liés à la santé, la médecine et la biologie. Puissant et précis, il permet d'identifier rapidement des sources de qualité.

Comme pour Google Scholar, il est désormais possible de paramétrer votre session Pubmed avec les collections numériques de l'Université de La Réunion : cela affiche un bouton spécial "Accès@UnivRéunion" qui vous permet d'accéder en un clic à la publication, lorsqu'elle est disponible dans nos collections.

Comment mettre ma BU dans Pubmed

  • Sur Pubmed, il faut vous créer un compte individuel via le menu "Sign in to NCBI" puis "Register for an NCBI account".
  • Une fois identifié, cliquez sur MyNCBI > NCBI Site Preferences > Pubmed Preferences > Outside tool.

  • Dans la liste alphabétique qui s'affiche, cherchez UnivReunion ou Reunion puis Sauvegardez.
  • Pour chaque référence d'article, le bouton Accès@UnivReunion apparaîtra pour vous permettre d'accéder en 1 clic à l'article via nos abonnements.

Articles liés :

Ma BU dans Google Scholar (1)
Ma BU dans Google Scholar (2) Etre alerté par email des nouveaux articles
Les 3 fonctionnalités cachées de Google Scholar5

Besoin d'aide sur Pubmed ? contactez-nous 

Repéré pour vous : Vidéos sur l'éthique de la recherche

Vous avez sans doute déjà entendu parler de polémiques scientifiques, parfois aussi de conflits d'intérêts, de "fraude scientifique" ou tout simplement de plagiat ou de biais dans les études académiques ? Tout cela pose la question de l'intégrité scientifique et de la déontologie de la recherche, deux sujets féconds qui font actuellement l'objet de nombreuses discussions entre chercheurs. Preuve de la vitalité de la recherche, s'il en fallait !

L'Université de La Réunion s'est d'ailleurs dotée successivement de deux charges de mission "Ethique et Déontologie "et "Certification et intégrité scientifique", portées respectivement par le Professeur Monsieur Harry Boyer (2017) et la Docteure Madame Katia Angue (2018). Ces nominations s'inscrivent  "dans la déclinaison locale d'une dynamique internationale et nationale de construction d'une politique d’intégrité scientifique et d'une déontologie des métiers de la recherche" (1).

Pour en savoir plus sur ces sujets, nous avons repéré ces vidéos d’introduction à l’éthique de la recherche et à l’intégrité scientifique proposées par l'Université de Paris-Saclay : https://www.universite-paris-saclay.fr/fr/polethis-les-essentiels-c

Aperçu de quelques thématiques abordées :

Note : (1) Frédéric MIRANVILLE, Président de l'Université de La Réunion
Les lettres de mission sont disponibles sur cette page : http://www.univ-reunion.fr//luniversite/organisation/equipe-presidentielle/lettres-de-mission/

Dans la boîte à outils des BU : retrouvez nos supports en ligne

Les séances de formation des BU de La Réunion pour les doctorants sont à présent terminées pour cette année 20117-2018 mais vous pouvez retrouver nos supports en ligne.

L'occasion d'y (re-)découvrir nos différentes propositions et nos conseils pour vous accompagner au quotidien dans vos travaux, qu'il s'agisse d'un mémoire, d'une thèse, de publications scientifiques, de veille documentaire de niveau recherche, de culture numérique et informationnelle pour les étudiants ou encore de simples repérages dans les BU.

Voici les grands domaines abordés :

  • Trouver votre documentation : revues et livres en ligne, panorama des ressources et outils pour la recherche, panorama spécial LSH,
  • Rédiger : utiliser une feuille de style, zotéro pour les bibliographies...
  • Publier : open acces, bibliométrie, droit d'auteur, HAL, données de la recherche
  • Valoriser : identité numérique du jeune chercheur...

Pour tout contact sur nos possibilités de formation : Hélène Saada helene.saada[AROBASE]univ-reunion.fr | 0262 93 80 77

HAL-Réunion : 8 raisons d’apprécier le dépôt simplifié

1. C’est rapide

Avec 4 champs obligatoires au lieu de 15 et la récupération des métadonnées par le DOI, le dépôt ne prend pas plus de 3 minutes.

2. Les données sont récupérées automatiquement

Mon article dispose d’un identifiant de type DOI ou PMID ? Il me suffit de le copier-coller, et hop ! les métadonnées sont récupérées.

3. Un seul auteur suffit

Plus besoin d’affilier les 43 auteurs de ma collaboration internationale : désormais il suffit qu’un seul des auteurs soit affilié pour que le dépôt puisse être validé.

4. Toutes les informations sont sur une seule page

Finis les clics multiples pour passer à la page suivante : toutes les informations se déplient sur la même page.

5. Formulaire à la carte

Optez pour le formulaire simple présentant uniquement les champs obligatoires ou le formulaire complet pour ajouter résumé, numéro de revue ou financement ANR par exemple.

6. Je dépose dès la publication

J’applique éventuellement un embargo en 2 clics, et HAL s’occupe de gérer la mise en ligne de mon document au bon moment.

7. Glissez-déposez

Le dépôt des documents peut désormais se faire aussi par un simple “glisser-déposer” sur l’interface.

8. Mon affiliation préférée

Vous avez enregistré votre affiliation dans votre profil (en cochant “m’ajouter comme auteur” dans les préférences de dépôt) ? Elle apparaît désormais automatiquement à chacun de vos dépôts.

Revues Springer : où en est-on?

SpringerLink propose l'ensemble des revues éditées par Springer dans toutes les disciplines universitaires, soit plus de 1250 revues en ligne en sciences, techniques et médecine et en sciences humaines et sociales ( Liste des titres Springer ).

L'abonnement se fait via une négociation nationale, qui engage l'université sur plusieurs années, et qui est aujourd'hui dans l'impasse avec un risque de coupure des accès à court terme (cf. notre précédent billet du 29/03/2018).

Couperin a publié un communiqué pour expliquer les raisons des désaccords, communiqué consultable sur le site du consortium.

Voici quelques éléments pour mieux comprendre la situation

La raison principale mise en avant porte sur une divergence d'approche économique : le modèle économique du fournisseur ne prend pas en compte la demande d'une baisse tarifaire de l'offre, demande justifiée par l'augmentation des articles en open access dans les revues Springer.

Les autres arguments avancés sont la baisse générale des consultations et le peu de titres de revues consultés par rapport à la collection complète (environ un tiers).

Et, s'il y a bien une augmentation du nombre d'articles publiés, la question de la qualité des articles se pose (1).

Où en est-on? Le point sur les accès aux publications Springer

Pour l'instant les accès ne sont pas coupés et Springer et Couperin se déclarent encore ouverts à la discussion...

  • Nous conservons de manière pérenne l'accès à toutes les archives jusqu'en 2014 inclus (par les droits acquis ISTEX).
  • En cas de coupure d'accès, nous conserverons, pour les années 2015 à 2017, les accès aux archives de nos "titres souscrits".
  • Suivant les années et les revues, certains articles publiés chez Springer peuvent être également disponibles via d'autres bases en ligne, gratuites ou souscrites par les BU. Le plus simple est d'interroger la liste A-Z des revues en ligne de l'université.  Ou de contacter vos BU : nous sommes là pour vous accompagner.

Nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.
Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter : docelec@listes.univ-reunion.fr

(1) : On peut par exemple consulter la liste des retraits de publication qu'ont dû opérer les éditeurs suite à des problème de qualité sur le site spécialisé Retraction Watch.

Image d'après Martin Kenny (Safety Bunting Cliche, licence CC BY NC SA)

ScanR, l'appli web qui scanne les acteurs de la recherche en France

Le Ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation invite l'ensemble des communautés de l'ESR à définir les évolutions de scanR, le "Moteur de la Recherche et de l'Innovation" via un questionnaire en ligne. Il s'agit de choisir et classer des propositions de nouvelles fonctionnalités pour continuer l'enrichissement des données de scanR. Pour cela, il peut sembler utile de revenir sur une présentation de scanR.
ScanR est un moteur de recherche spécialisé pour identifier des acteurs de la recherche, publics comme privés (R&D entreprises). Il a la particularité d'exploiter à la fois les noms des structures, les descriptions des projets de recherche en cours, les publications, les brevets déposés, les rapports HCERES, etc. Autant de données issues de sources disparates, toutes agrégées dans les fiches descriptives. C'est donc très puissant. Voici quelques exemples d'usages :
Quelques mots sur le fonctionnement :
  • ScanR est adossé sur le RNSR , le Répertoire national des structures de recherche, géré par le ministère, qui lui fournit la liste des structures avec une fiche descriptive.
  • Mais cela ne suffit pas pour identifier efficacement une structure pour un besoin précis : par exemple, qui travaille sur le moustique en France? 
  • C'est pourquoi ScanR moissonne également les contenus des sites web des structures repérées ainsi que des sources extérieures comme les bases de brevets (INPI), les bases de publications (HAL, CrossRef, ProdINRA...), les rapports d'évaluation HCERES.
  • Tout est enfin agrégé dans la fiche scanR de la structure, très détaillée : équipes, présences sur le web, mots clés et thématiques, historique, tutelles, projets, brevets, publications, entreprises essaimées. Exemple du labo MIGEVEC : https://scanr.enseignementsup-recherche.gouv.fr/structure/201119437J.
  • Le tout est en open data pour réutilisation libre et ouverte, massive et facile (API fournie etc.)
Dans le cas du moustique, le labo MIGEVEC est remonté dans les résultats de notre recherche notamment parce qu'il est à l'origine de publications sur le moustique, identifiées sur HAL ou Crossref. C'est aussi parce que le descriptif de l'un des projets de l'équipe de recherche cite le moustique. Ces "raisons" figurent clairement dans les résultats (cf. flèches rouges de la copie d'écran) :

ScanR est en "version bêta" pour évoluer selon les retours des utilisateurs. Les données peuvent être enrichies par de nouvelles sources. On peut également envisager développer de nouvelles fonctionnalités comme l'accès à des fiches personnes avec leurs postes successifs, leurs projets, les mots-clés associés, leurs publications, leurs citations, etc. ou un service "Chercher un expert sur un sujet donné". Ou faciliter les visualisations territoriales des informations. 22 propositions sont faites. A vous d'en retenir jusqu'à 10 maximum et de les classer.

Pour voir les propositions et participer à l'enquête, le questionnaire est disponible ici : https://formulaires.enseignementsup-recherche.pro/index.php/survey/index/sid/449396/token/Ea7maT3gIhzRT6XeyRsp/lang/fr/newtest/Y 

Coulisses numériques : HAL-Réunion dans Papangue

D'après SDASM Archives Atlas-Negative-Collection-Image (domainepublic)

Le moteur de recherche des BU, "Papangue", s'est enrichi fin 2017 de nouvelles collections documentaires : outre les nouvelles acquisitions de livres et revues, en format imprimé ou numérique, vous y trouverez aussi les publications scientifiques des chercheurs de La Réunion. Autrement dit, HAL-Réunion vient d'être intégré dans Papangue et la production scientifique de l'université est désormais visible dans le catalogue des BU de La Réunion. Il s'agit principalement d'articles scientifiques, communications dans des conférences, ouvrages ou chapitres d'ouvrages. On peut également y trouver des images produites par les chercheurs.

L'accès au document passe par le bouton "Consulter en ligne", comme d'habitude.
Les détails de la publication sont dans le bouton "Détails", comme d'habitude. On y trouve aussi le lien pour afficher la notice originale dans HAL.
Exemple d'une recherche "sucre canne" qui propose des livres, des thèses ainsi que des publications parues dans HAL-Réunion.

Quelques éléments sur cette intégration de HAL-Réunion dans Papangue :

  • Intégralité des publications de l'Université de La Réunion depuis 2008. Non exhaustif pour les années précédentes.
  • Nous avons pris le parti d'afficher toutes les références dans Papangue (1 700 documents en texte intégral et 8000 références au total) pour plusieurs raisons. D'abord pour exposer l'ensemble de la production de l'Université dans notre catalogue pour une visibilité complète. D'autre part, cela nous permettra de savoir quels sont les documents non diffusés en open access les plus demandés : nous pourrons alors travailler à une solution avec les auteurs concernés.
  • Il s'agit d'un work in progress. L'alimentation, la catégorisation, les métadonnées, l'affichage pourront évoluer en fonction de la prochaine mise à jour logicielle, ainsi que de vos retours. Contact : archive-ouverte@univ-reunion.fr

Ces milliers de références qui viennent d'être ajoutées à notre catalogue portent le plus souvent sur des thématiques de recherche locales, parfaits compléments des collections de l'Espace Océan Indien.

Image : d'après SDASM Archives Atlas Negative Collection Image (domainepublic)

Bilan du programme national ISTEX, une initiative d’excellence en IST

Licencesnationales.fr / Istex / IDEX

ISTEX est une initiative d’excellence (-EX) dans le domaine de l'information scientifique et technique (IST-). Autrement dit, dans le domaine de la documentation des chercheurs (publications, corpus, données) et des usages que l'on peut en tirer (rédiger, citer, publier, veiller...).

Pour rappel, ce dispositif entrait dans les « Initiatives d’avenir » lancées par le ministère ESR, à hauteur de 60 millions d'euros répartis initialement sur 3 ans. Il avait deux vocations : l’acquisition nationale de ressources documentaires accessibles en ligne et la création d’une plateforme numérique de valorisation. Avec pour ambition :

Construire le socle de la bibliothèque scientifique numérique nationale.

A présent que le programme est arrivé à son terme, quel bilan peut-on en tirer ? Quelques mots sur l'aboutissement des deux volets.

L’acquisition de grands corpus documentaires scientifiques numériques a concerné principalement des collections rétrospectives de revues et de livres électroniques des grands acteurs de l’édition académique. Il s'agit au final de plus de 18,5 millions de documents issus d'une vingtaine d'éditeurs. Nous retrouvons ainsi : Brill, Brepols, BMJ, Cambridge, Garnier, De Gruyter, Duke, EDP Sciences, Elsevier, Emerald, Gale, GSL, IOP, Lavoisier, Nature, New Pauly, Numérique Premium, Oxford, Proquest, La Haye, RSC, Royal Society of London, Sage, Springer, Wiley, Taylor & Francis. Les publications concernées remontent souvent à la création de la revue jusqu’aux parutions des années 2000 (parfois 2010 ou 2012). On parle ainsi d’ « archives » par opposition aux abonnements courants des établissements qui donnent accès aux dernières parutions des revues ou livres numériques. Ces collections nationales ISTEX complètent donc l’offre locale de chaque institution. Les accès sont pérennes et fonctionnent depuis les établissements comme en dehors (logins institutionnels).

Chantiers d'usages ISTEX
Exemples d'utilisations du méta-corpusBig oil, de jumpinjimmyjava, licence CC-BY-2.0
Accès aux ressources
Liste complète des ressources ISTEX 
La plateforme ISTEX, elle, propose l’intégralité des ressources ISTEX, qui ont été retravaillées pour une forme numérique enrichie [1] : indexation et sémantisation du texte intégral et du contexte de publication (extraction des citations et des liens entre publications, repérage des entités nommées comme les personnes, les lieux, les nomenclatures, les projets financés ou les dates cités dans les textes, etc.), tout cela afin de permettre des usages avancés. En effet, plus qu’une plateforme d’archivage et d’accès qui viendrait s’ajouter aux plateformes des éditeurs, la plateforme ISTEX est conçue pour proposer des services d’usages avancés qui exploitent tout ou partie du méta-corpus ISTEX. On peut penser par exemple à la fouille automatique de texte ou à l’extraction de connaissance à partir de texte (text and data mining ou TDM, traitement automatique du langage ou TAL).

Concrètement, vous pouvez tester le corpus ISTEX sous plusieurs formes :

Gros plan sur des utilisations possibles d'ISTEX. Encore en phase expérimentale, voici quelques exemples d’exploitation du méta-corpus ISTEX par des établissements testeurs. Les diaporamas sont disponibles pour chaque fiche projet : cliquez sur son nom pour y accéder.

ReITEX : « Ce projet a pour objectif d’utiliser l’important volume des données ISTEX pour valider des méthodes d’extraction d’informations et de connaissances à partir du plein texte dans le cadre de travaux de traitement automatique des langues »

NEOTEX : L’objectif du projet est d’accompagner un chercheur « néophyte » dans  une recherche documentaire exploratoire : le néophyte ne connait pas encore les termes scientifiques clés du domaine, les auteurs spécialistes ou les articles de référence. Le projet propose de déterminer les « bons documents » les plus pertinents pour débuter, puis ceux pour approfondir ses connaissances dans une direction spécifique.

Chantier  thématique sur les Terres Rares : étudier la possibilité d’enrichir la bibliographie des chercheurs autour du thème des Terres rares par l’identification des publications sur ce domaine et leur cartographie informationnelle.

3ST : construire un outil de lecture assistée par ordinateur via le surlignage sémantique des textes scientifiques.

Alpage : rendre exploitable l’information contenue dans la littérature scientifique et technique (fouille de textes scientifiques et annotation sémantique)

Projet Biosystémique : recherche automatisée de résultats expérimentaux dans les publications scientifiques concernant la biologie systémique afin de détecter les voies de signalisation des récepteurs couplés aux protéines G et d’en établir le réseau (relations attendues, nouvelles relations…).

TERRE-ISTEX : projet interdisciplinaire qui « a pour objectif d’identifier l’évolution des fronts de recherche en relation avec les territoires d’études, les croisements disciplinaires ainsi que les modalités concrètes de recherche ». 3 volets : 1) identifier les périodes et les lieux qui ont fait l’objet d’études empiriques et dont rendent compte les publications issues des corpus analysés, 2) identifier les approches (méthodes et concepts) mobilisées pour la réalisation de ces études 3) développer un démonstrateur Web de recherche d’information géographique (RIG).

FULLLAB : comparer la quantité d’informations livrée par l’abstract avec celle du texte intégral de l’article qu’il résume et mesurer le « taux de générosité » de l’abstract suivant le contexte de publication. L’enjeu est notamment une meilleure connaissance de la littérature scientifique (clés pour la rédaction efficace d’un abstract voire génération automatique, meilleure stratégie économique dans le choix des abonnements…).

Listes des ressources ISTEX avec accès UnivRéunion :
pour en profiter en toute mobilité, utilisez vos logins UnivRéunion

 

Brepols Publishers – revues 45 titres des origines, le fascicule le plus ancien datant de 1882, à 2012, publiés par Brepols Publishers, maison d’édition belge créée en 1796 et spécialisée en histoire ancienne et médiévale, littérature, linguistique, pensée et théologie médiévales. Accès UnivRéunion
Brepols Publishers – ebooks 849 titres, dont les Miscellanea, publiés par Brepols Publishers, maison d’édition belge créée en 1796 et spécialisée en histoire ancienne et médiévale, littérature, linguistique, pensée et théologie médiévales. Accès UnivRéunion
Brill – revues 220 titres de revues scientifiques publiées par Brill depuis les origines jusqu’à 2012, consacrées principalement aux humanités, aux sciences sociales, au droit international et aux droits de l’homme et à la biologie. Accès UnivRéunion
British Medical Journal – revues 64 titres de revues médicales publiées par le BMJ, branche édition de l’association des médecins britanniques (BMA) depuis les origines jusqu’à 2013. Accès UnivRéunion
Cambridge University Press – revues 312 titres de revues publiées par le CUP, traitant de toutes les disciplines scientifiques, bien qu’à forte dominante SHS, depuis les origines jusqu’à 2010 (voire 2014 pour certains titres). Accès UnivRéunion
Classiques Garnier Numérique Grand Corpus des dictionnaires (24 dictionnaires qui couvrent l’évolution de la langue française sur douze siècles)Grand Corpus des grammaires françaises, des remarques et des traités sur la langue (comprend les grammaires françaises de la Renaissance, les grammaires françaises du 17e siècle et les remarques sur la langue française). Accès UnivRéunion
De Gruyter – revues 474 titres de revues scientifiques publiées par De Gruyter depuis les origines jusqu’à 2012. Accès UnivRéunion
De Gruyter – ebooks 223 titres de livres numériques en langue française, publiés entre 1965 et 2017 dans sept disciplines des sciences humaines : art et architecture, études classiques, histoire, linguistique, littérature, philosophie, théologie et religion. Accès UnivRéunion
Duke University Press – Duke Mathematical Journal 161 volumes des origines (1935) jusqu’à 2012. Accès UnivRéunion
EDP Sciences - revues 90 titres de revue, souvent depuis leur premier numéro et jusqu’en 2012, dans les domaines allant des mathématiques aux sciences du vivant en passant par la physique et la biologie. Inclus : les prestigieux titres Journal de Physique et Le Radium. Accès UnivRéunion
Elsevier – revues Plus de 2200 titres de revues scientifiques publiées par Elsevier depuis les origines jusqu’à 2001. Accès UnivRéunion
Emerald – revues 362 revues publiées par Emerald, principalement en commerce, gestion et économie, de 1898 à 2010 inclus. Accès UnivRéunion
Gale Cengage Learning – ECCO Plus de 180 000 titres (200 000 volumes) imprimés entre 1701 et 1800 en Grande-Bretagne et dans les colonies britanniques. Accès UnivRéunion
Geological Society Publishing 305 volumes publiés entre 1964 et 2008, issus des Special Publications de la Lyell Collection. Accès UnivRéunion
Institute of Physics Publishing – revues 107 titres de revues scientifiques publiées par l’Institute of Physics depuis les origines jusqu’à 2012. Accès UnivRéunion
Lavoisier - revues 32 titres de revues, parfois depuis le premier numéro et jusqu’en 2013 inclus. dont des revues majeures en médecine, notamment Douleur et Analgésie ; Côlon & rectum ; Obésité ou encore Oncologie. Accès UnivRéunion : via plateforme ISTEX
Nature – revues Nature, la revue scientifique généraliste de référence, des origines (1869) jusqu’en 2012 « Nature branded journals » des origines jusqu’en 2012. Accès UnivRéunion
New Pauly Online Encyclopédie de référence en sciences de l’Antiquité, dans sa version anglaise et allemande. Accès UnivRéunion
Numérique Premium 2 bouquets, « Littérature française et francophone » et « Révolution française et Premier Empire », composés de 268 ouvrages publiés entre 1962 et 2015. Accès UnivRéunion
Oxford University Press – revues 264 titres de revues scientifiques publiées par les presses universitaires de la prestigieuse Oxford University depuis les origines jusqu’à 2010. Accès UnivRéunion
ProQuest – Early English Books Online Version numérisée de l’intégralité des ouvrages imprimés entre 1473 et 1700 en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, au Pays de Galles et dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, ainsi que les ouvrages en langue anglaise imprimés ailleurs. Accès UnivRéunion
Recueils des cours de l’Académie de La Haye 338 volumes de cours dispensés à l’Académie de droit international de La Haye, des origines (1923) jusqu’en 2012, formant une collection encyclopédique sur le droit international15 titres de colloques (1969-2008)8 titres du Centre for Studies and Research in International Law and International Relations (2000-2008)7 titres de The Law Books of the Academy (1988-2010). Accès UnivRéunion
Royal Society of Chemistry – revues 118 titres de revues scientifiques publiées par la Royal Society of Chemistry depuis les origines jusqu’à 2010. Accès UnivRéunion
Royal Society of Chemistry – ebooks 1200 livres publiés par la Royal Society of Chemistry entre 1968 et 2014. Accès UnivRéunion
Royal Society of London - revues 9 titres publiés par la Royal Society, depuis les origines jusqu’à 2014 inclus : Proceedings A et B, Philosophical Transactions A et B, Notes and Records, Biographical Memoirs, Interface et Interface focus, ainsi que Biology Letters. Accès UnivRéunion
Sage – revues 748 titres de revues scientifiques publiées par Sage depuis les origines jusqu’à 2009. Accès UnivRéunion
Springer – ebooks Plus de 7500 titres de livres électroniques publiés jusqu’en 2004 et issus de 16 séries d’ebooks. Accès UnivRéunion
Springer – revues Plus de 1000 titres de revues scientifiques publiées par Springer depuis les origines jusqu’à 1996. Accès UnivRéunion
Springer Nature – ebooks 33 000 titres, des origines à 2013 inclus, comprenant l’ensemble de la production de chaque année éditoriale, issus de 4 collections en mathématiques et statistiques, physique et astronomie, chimie et science des matériaux, sciences de l’ingénieur.
600 titres publiés en 2013 et issus des LNCS – Lecture Notes in Computer Science. Accès UnivRéunion
Wiley – revues Près de 2200 titres de revues scientifiques publiées par Wiley depuis les origines jusqu’à 2011. Accès UnivRéunion
Taylor & Francis – ebooks 1494 livres en sciences politiques et relations internationales publiés par Taylor & Francis entre 1977 et 2012. Accès UnivRéunion

Images : Big oil, de jumpinjimmyjava (licence CC-BY) et OpenSourceWay (licence CC-BY-SA)

Notes

Le fonds Jean Albany

Jean Albany (1917-1984) était un poète et peintre réunionnais. On lui doit l'invention de la notion de "créolie". Après de brillantes études en France métropolitaine à partir de 1937 (Docteur en droit, puis médecine et chirurgie dentaire) et une mobilisation en 1942, il reviendra sur son île de La Réunion natale, où il s'ennuiera. L'homme lettré aime Paris et son bouillonnement artistique. Il rejoindra La Réunion pour de courts séjours de vacances, au cours desquels naîtront des collaborations qui le tireront d'un certain anonymat (avec l'association des écrivains réunionnais - l'ADER, le poète Pierrot Vidot, le musicien et compositeur Alain Péters).

De gauche à droite : Pierrot Vidot, Carpanin Marimoutou, René Lacaille, Jean Albany et Alain Péters. © Collection Village Titan, fonds Takamba

Alors qu'il pratique la chirurgie dentaire rue Lepic à Paris, il écrit des recueils de poèmes d'abord en français, puis à partir des années 1970, sentant l'urgence de revenir à la langue maternelle créole, en créole réunionnais (avec notamment Bleu Mascarin en 1969, qui inaugure cette transition vers l'écriture en créole).

Il recrée tout l'imaginaire poétique exotique et manifeste ainsi son attachement à la créolie dans cet exil choisi, depuis son appartement de la rue du Dragon, en plein quartier Saint-Germain-de-Près. Ses œuvres poétiques sont en très grande partie publiées à compte d'auteur, dans cette même rue. Cette œuvre, encore confidentielle mais qui gagne à être davantage connue et étudiée, nourrira certainement une histoire littéraire et culturelle de la Réunion à la fin du XXe siècle.

Droits réservés - ayants-droit de l'auteur Jean Albany

En 1993, à la veille du 10e anniversaire de sa mort, ses documents privés ainsi que sa bibliothèque personnelle sont "rapatriés" à La Réunion. Alors que l'Artothèque de Saint-Denis lui consacre une exposition du 15 décembre 1994 au 15 février 1995, ce fonds est déposé à la salle « Océan Indien » de la bibliothèque universitaire, qui est chargée de le conserver et de le communiquer au public qui souhaite le consulter.

Classé, inventorié pendant plus de deux années par Jacqueline Ricquebourg et Sylvie Albany, le fonds propose un ensemble de boîtes organisées de manière structurée.

A noter que la consultation doit faire l'objet d'une autorisation écrite auprès des ayants-droit. Certaines archives de publications à titre posthumes n'ont pas été retenues.

Le professeur Serge Meitinger a publié en 2016 une analyse génétique textuelle de deux poèmes de Jean Albany, précédée d'un inventaire du fonds. Une description normalisée du fonds est également disponible sur Calames, le catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l'enseignement supérieur.

Chaque ouvrage a fait l'objet d'un dossier structuré spécifique, toujours composé de six parties :

  1. Manuscrits et tapuscrits
  2. Maquette
  3. Presse
  4. Edition et distribution
  5. Correspondance au sujet de l'ouvrage
  6. Divers

Voici les recueils documentés dans cette archive littéraire :

  • Zamal (1951, 1980),
  • Miel vert (1963, 1966),
  • Bleu Mascarin (1969),
  • Bal Indigo (1976),
  • Aux belles créoles (1977),
  • Fare Fare (1978),
  • Percale (1979),
  • Indiennes (1981),
  • Amour Oiseau Fou (posthume, 1985)
  • Outremer (1966),
  • Archipels (1967),
  • Vavangue (1972)
  • P’tit glossaire : le piment des mots créoles (1974)

ENCCRE : toute l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert en ligne

L'Encyclopédie. Prospectus, Bibliothèque Mazarine (Creative Commons BY-NC-ND). Source : http://mazarinum.bibliotheque-mazarine.fr/idurl/1/2112

C'est un projet unique qui a permis de mettre à la disposition du public l'intégralité des 28 volumes de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert (17 volumes de texte puis les 11 de planches) : ENCCRE (acronyme d'Edition numérique collaborative et critique de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert).

Celui-ci a été mis en œuvre par l'Académie des Sciences en partenariat avec la Bibliothèque Mazarine, dépositaire de l'exemplaire 1, qui contient, outre le texte, de précieuses gravures et des références d'édition utiles à l'analyse. Mais bien plus qu'une numérisation en mode image, le projet, coordonné par Alexandre Guilbaud (Maître de conférences à l’université Pierre-et-Marie-Curie et membre du projet « Histoire des sciences mathématiques » de l’Institut de mathématiques de Jussieu - Paris Rive Gauche (CNRS/ Université Pierre-et-Marie-Curie/Université Paris-Diderot)), s'est attelé à la fois à rendre la recherche plein texte possible et à enrichir l'édition d'un appareil critique : c'est toute la pertinence de l'édition électronique dynamique au format XML-TEI.

Le projet comprend notamment l’établissement scientifique du texte, le balisage du contenu et de la structure de l’ensemble de l’ouvrage, l’annotation et la présentation des articles, la publication de dossiers critiques transversaux, l’articulation de l’ensemble des connaissances sur l’Encyclopédie, ses sources et ses réemplois. Soutenu par l'Académie des Sciences grâce à son Comité D'Alembert et à sa Fondation Servant, et par la Fondation Simone et Cino del Duca, le projet est l'objet d'une étroite collaboration entre la Bibliothèque Mazarine et l'Institut de mathématiques de Jussieu - Paris Rive Gauche (IMJ-PRG), le Centre des Sciences des Littératures en langue Française (CSLF) de l'Université Paris-Ouest Nanterre et plusieurs autres laboratoires de recherche français, ainsi que la Société Diderot.

(Source : Bibliothèque Mazarine : http://www.bibliotheque-mazarine.fr/fr/evenements/projets/enccre)

L'Encyclopédie est un outil de recherche historique important, qui témoigne d'un état des arts et des sciences unique au XVIIIe siècle : c'est aussi et tout simplement la première encyclopédie imprimée en France. Inspirée de la Cyclopædia: or, An Universal Dictionary of Arts and Sciences du britannique Ephraim Chambers, L’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772), codirigée par Diderot, D’Alembert et Jaucourt, est aussi la première entreprise éditoriale d'une telle ampleur, rassemblant un important collège de contributeurs.

L'interface numérique va permettre différentes recherches en utilisant des filtres :

  • Par index des contributeurs
  • Par volume
  • Par domaine de la connaissance
  • Par nomenclature : en limitant à planche/article
  • Un accès "documentation" pour connaître l'histoire et la génétique du projet encyclopédique, mais aussi l'étude de sa réception

Enfin, le projet ENCCRE offre un accès à la description matérielle de l'exemplaire numérisé.

L'ensemble des reproductions numériques est disponible en téléchargement au format PDF intégral sur Mazarinum, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Mazarine.

© ENCCRE /2017 ACADEMIE DES SCIENCES

Pour en savoir plus sur le projet : une interview d'Alexandre Guilbaud sur CNRS Le Journal.

Semaine du Libre Accès 2017 #3 Diffuser sa thèse sous licence Creative Commons

La semaine de l'Open Access, du 23 au 29 octobre 2017, promeut le dépôt en archives ouvertes dans le domaine de la recherche universitaire.

A cette occasion, on remarquera qu'il est encore anecdotique aujourd’hui, à la consultation de thèses ou travaux de recherche en ligne, de constater qu’elles aient pu faire l’objet du choix d’une licence « Creative Commons » de la part de leur auteur.

C'est pourtant une option pertinente et juridiquement possible pour le doctorant ou le chercheur.

Creative Commons logo on the front of the shirt, par Andy Melton (Flickr/CC)

 

Petit préalable, rappelons ce que sont les Creative Commons. Il s’agit d’une boîte à outil qui supplée le système de protection juridique du droit d’auteur et dans les pays appliquant le droit d'auteir, de Common Law, du ©Copyright – jugé peu souple et inadapté aux usages numériques actuels (copie, réutilisation, modification). Cet ensemble de licences est proposé par l’organisation non-lucrative Creative Commons, animée par des volontaires du web participatif. En guise de résumé, le schéma ci-dessous précise les options possibles, de la plus ouverte (CC0, soit le domaine public ou le copyleft) à la plus restrictive (paternité de la création, non réutilisation commerciale, reproduction sans modification).

 

Les différentes options de licence Creative Commons

A noter que si la licence Creative Commons est purement déclarative (de l'auteur à son lecteur), elle se plie aux articles du Code de la propriété intellectuelle (articles L. 123-1 à 12 et exceptions prévues aux articles L. 132-19 et L. 211-4). C’est principalement sur la cession ou le renoncement aux droits de cession que les licences CC changent la donnent, mais aussi sur le droit moral de l’auteur sur son œuvre.

En 2006, Mathias Klang, responsable du projet Creative Commons pour la Suède prouvait son attachement total à ce système de licences CC, en diffusant sa propre thèse sous licence Attribution-Non commercial-Sharealike 2.5. Autrement dit, il s'agit d'une licence très restrictive, tandis que le contenu de la thèse en lui-même reste sous copyright.

Licence CC apposée sur la page de titre de la thèse de Mathias Klang "Disruptive technology : effects of technology regulation on democracy" (Université de Göteborg)

Sachez, chers doctorants, que si vous n’avez pas envisagé un contrat d’édition commerciale ou une publication en revue scientifique imposant un embargo, vous pouvez diffuser vos travaux sous licence Creative Commons. Il n’y a pas a priori de contradiction avec le dépôt et la diffusion de la thèse dans HAL et son signalement dans Theses.fr et le Sudoc. Logiquement, l’université de tutelle exigera de vous que la thèse ne puisse pas être amendée par un tiers (reproduction et partage à l’identique).

Si certaines universités ont fait le choix d’une incitation forte ou d’une obligation (c’est plus rare), vous êtes libre de définir plus précisément les termes du contrat que vous passez avec votre potentiel lecteur.

Contrat 1 : Paternité - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter cette création)

Contrat 2 : Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter, ni utiliser cette création à des fins commerciales).

 

 

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

Les thèses dont l’auteur a autorisé la diffusion sur Internet sont accessibles à partir du portail UPhD et protégées par la « licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nd/3.0/fr/ ) et par la licence  « Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/) en fonction du choix de l’auteur de la thèse, ou par l’une des six autres licences définies par Creative Commons choisie par l’auteur.

 

En ce qui concerne les travaux universitaires, la licence CC la plus couramment employée est CC-BY-NC-ND : toute personne utilisant l’oeuvre doit mentionner le nom de son auteur. Il est possible de la reproduire et la diffuser librement, mais uniquement dans sa version originale (pas de modification, traduction etc. sans autorisation de l’auteur), et uniquement dans un but non commercial.
Si vous souhaitez favoriser la diffusion de votre thèse, tout en la protégeant au maximum, nous vous conseillons cette option de diffusion. Il vous faudra alors en avertir la Bibliothèque universitaire au moment de votre dépôt, et intégrer la mention de la licence choisie dans tous vos pieds de page.

 

Pour définir précisément les usages autorisés sur son œuvre diffusée sur internet il est recommandé à l’auteur de la placer sous une des licences Creative Commons

 

Pour conclure, les doctorants et les chercheurs ont les mains libres pour choisir un contrat Creative Commons. En effet, tout comme les dispositions juridiques ne peuvent contraindre un doctorant à publier sa thèse sur Internet, elles ne peuvent le contraindre à l'adoption d'une licence Creative Commons (pas plus, qu'en théorie, il ne peut le contraindre au ©copyright). Si une licence CC n'est pas choisie, c'est par défaut que s'appliquera le droit d'auteur (mention "Tous droits réservés"). L'accord de l'auteur devra donc être obtenu pour toute reproduction et représentation. (Code de la propriété intellectuelle, art, L.122- 1).

Il suffit, pour ce faire, de bien définir en amont (et en cohérence avec les règles de l'université de soutenance)  les critères qui présideront à la diffusion de ce travail dans sa version immatérielle et d'en générer la licence CC la plus appropriée.

Semaine du Libre Accès 2017 #1 Privés de savoir ?

Du 23 au 29 octobre 2017 se déroule la huitième Semaine du Libre Accès (en anglais Open Access Week, ou #OAweek sur les réseaux sociaux). Cette semaine internationale dédiée à la promotion du libre accès aux résultats de la recherche "permet à la communauté scientifique d’en savoir plus sur les bénéfices du libre accès, de partager ses connaissances et ses expériences entre collègues, et de contribuer à la promotion du libre accès" (source).

"Ouvrir pour..?" Logo édition 2017, axée sur les bénéfices concrets du libre accès

Privés de savoir ? Cette vidéo de Datagueule, basée sur des chiffres, explique pourquoi les chercheurs se tournent vers l'open access :

A l'occasion de cette semaine spéciale, nous rediffusons ici nos 3 précédents billets de présentation du libre accès :

A l'Université de La Réunion, le mouvement du libre accès est bien en marche : il l'est depuis 2010 pour les thèses (avec en outre une numérisation rétrospective pour les plus anciennes), quant aux publications scientifiques, le choix a été fait d'une diffusion dans l'archive ouverte HAL.

Retrouvez toutes nos publications sur l'open access et HAL-Réunion ici.