Publications scientifiques en ligne : bataille autour de Sci-Hub

Le point de rentrée sur une plateforme qui bouscule les pratiques éditoriales de la recherche.

Sci-Hub est un site web qui regroupe des millions d'articles scientifiques issues de la recherche. Toutes ces publications y figurent illégalement, sans l'accord des éditeurs qui commercialisent les revues. C'est pourquoi on parle de "PirateBay des chercheurs" ou encore de "black open access", ceci par opposition aux vraies publications en "open access", ces publications légalement et librement accessibles en ligne qui se développent depuis des années pour améliorer l'accès de tous aux résultats de la recherche.
Voilà pour la terminologie qui situe bien Sci-Hub, créé en 2011, au coeur des plateformes scientifiques.

Sci-Hub est désormais le site le plus utilisé dans le monde pour l'accès aux publications scientifiques. Comment on en est-on arrivé là ? piratage, coûts toujours croissants des abonnements numériques aux revues, difficultés financières des universités, inégalités mondiales, praticité d'une plateforme unique même erratique...? Un article retrace les grandes étapes : https://scholarlykitchen.sspnet.org/2017/09/05/sci-hub-moves-center-ecosystem/

Ce que contient Sci-Hub : 68,9% de toute la recherche académique. 85,2% des articles publiés dans des revues payantes. Beaucoup d'articles très récents. Source :

source : extrait de Sci-Hub Stats Browser (09/2017)

Qui l'utilise ? une étude de 2016 l'annonce clairement : "tout le monde", dans les pays riches comme dans les pays pauvres, et y compris dans des institutions payant déjà de nombreux abonnements aux revues scientifiques en ligne : http://www.sciencemag.org/news/2016/04/whos-downloading-pirated-papers-everyone

Sci-Hub activity on 5 February 2016 - (source : cliquer sur le lien)

Des poursuites judiciaires en cours. Après Elsevier, c'est ACS qui en réclame la fermeture : https://www.insidehighered.com/quicktakes/2017/09/06/american-chemical-society-moves-block-access-sci-hub

Un site web régulièrement inaccessible. Le site change souvent d'adresse. Il peut aussi être complètement bloqué comme en septembre 2017 en Russie (blocage volontaire par sa fondatrice, en réponse à des intimidations et des critiques).

Le piratage massif signe-t-il la fin du modèle économique des abonnements payants? Y concourt déjà depuis de nombreuses années, légalement, le développement des publications en open access, dont la vogue actuelle des plateformes ouvertes de preprints est une extension (billet à venir). Si les géants de l'édition scientifique multiplient les attaques, et pas seulement contre Sci-Hub (Research Gate, Academia), ils sont aussi en train de diversifier leurs modèles économiques et leurs activités, et là aussi depuis plusieurs années : frais de publication en gold open access, rachat de plateformes de preprints (SSRN et bepress pour Elsevier), investissement dans les systèmes d'évaluation et de pilotage de la recherche.

A suivre donc !

>>> Plus d'articles sur l'édition scientifique ? suivez nos liens thématiques ci-bas

Note sur les couleurs de l'open access
- "green open access" : les auteurs ont fait légalement le choix d'une publication en ligne dans une archive ouverte (comme HAL-Réunion) ou dans des plateformes de preprints
- "gold open access", ou encore modèle "auteur payeur"  : les auteurs ou leur institution paient pour publier dans une revue avec la modalité d'une diffusion gratuite à tous de leur article
- "black (ou dark) open access" : accès pirates, il ne s'agit pas d'open access.

 

Journée pédagogique à l'Université le 13 juin : retours d’expérience et ateliers sur le numérique

Morten Siebuhr "May I Ask" (CC_BY-NC) Aaron Burden-149693 (CC 0)

Les Bibliothèques et la DUN de l'Université de La Réunion organisent une journée de partage d'expérience enseignante le mardi 13 juin 2017

La matinée sera consacrée à des présentations et témoignages d'enseignants sur leurs expérimentations pédagogiques et l'après-midi à des ateliers thématiques.

Thématiques abordées :

  • communautés d'apprentissage
  • supports pédagogiques innovants
  • motivation, engagement et ludification
  • animation de cours présentiels plus interactifs
  • l'impératif des langues
  • mooc et elearning

Un petit déjeuner, des pauses boissons et le repas du midi seront offerts.

Afin de nous aider à préparer au mieux cette journée, nous invitons toutes les personnes intéressées à s'inscrire à la journée et à nous indiquer les thématiques que vous souhaiteriez trouver pour les ateliers.

Contact : Philippe Letellier et Laurent Baudy (prenom.nom@univ-reunion.fr)

Images : Morten Siebuhr "May I Ask" (CC-BY-NC), Aaron Burden-149693 (CC-0)

Publier la Science : 2 actualités qui illustrent la vitalité de l'Open Access et 1 outil pour se repérer dans les revues

HAL dans Pubmed

 bandeau HAL

Depuis quelques mois, Pubmed permet de signaler, en plus de l'article vers le site de l'éditeur, la version gratuite disponible dans une archive ouverte (lorsqu'elle existe et si les responsables de la dite archive ont fait le travail d'implémentation dans Public).

Pour la grande archive ouverte française HAL, c'est le CCSD qui est à la manœuvre : ça y est, on peut désormais retrouver les liens vers l'article en libre accès dans HAL, à côté du traditionnel lien Editeur. L'intérêt ?

"Toute personne souhaitant consulter l’article, mais ne disposant pas d’un abonnement à la revue, peut ainsi accéder au contenu du document qui l’intéresse."

Autrement dit, c'est une meilleure visibilité pour les travaux français et aussi un  service de promotion du libre accès au niveau international. L'open access vient compléter l'édition scientifique traditionnelle sur abonnement. 

Exemple : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28088052

Plus d'info dans ce billet du blog du CCSD.

Sociologie du travail rejoint Revues.org et opte pour l’accès ouvert

Autre information en provenance de la galaxie OpenEdition : "La revue Sociologie du travail met un terme au contrat qui la liait à Elsevier depuis 1999 et passe à une diffusion intégralement numérique et en accès ouvert sur Revues.org."

A lire sur http://leo.hypotheses.org/13372 et revue à retrouver sur Revues.org http://sdt.revues.org/

Où publier ? L'outil "Think, Check, Submit" désormais francisé

A tester en ligne : http://thinkchecksubmit.org/translations/french/
La traduction française n'est pas encore optimale... mais le site web a le mérite de proposer des listes de questions utiles pour choisir sa revue. Un guide utile pour des premières publications ? Evaluation par les pairs ? revue répertoriée dans les grands annuaires officiels de l'open access comme le DOAJ s'il s'agit d'une publication en libre accès ? rôle de l'éditeur ? pays d'origine (et quelques conseils liés) ? etc. L'initiative est sans doute imparfaite là aussi, avec toute la difficulté de simplifier des parcours complexes à partir de critères qu'il faut bien choisir et qui font débat...  Un peu comme la vogue du fact-checking, à double tranchant.
Donc : à tester ! (ou pas)

Si ces sujets vous intéressent, le site web LALIST d'INIST CNRS propose une excellente veille sur l'information scientifique et technique : http://lalist.inist.fr

Et les thèses en cette année 2016 !!!!!!!!!

www.CarolineBach.com Moleskine + Thesis = Awesome (CC BY-ND 2.0)

www.CarolineBach.com Moleskine + Thesis = Awesome (CC BY-ND 2.0)

 

Depuis le 1er janvier 2016  41 thèses  soutenues à l'Université de La Réunions ont été introduites dans thèses.fr :

 

18 soutenues en 2016

23 soutenues en 2015

Vous trouverez également ici les thèses qui seront soutenues en décembre 2016

Les thèses que vous ne verrez pas apparaître ici, sont celles qui ont été soutenues et qui ne sont pas encore validées par nos soins (demande d'embargo, pv de soutenance pas encore remis, ...)


18
ont été soutenues  en 2016

(classées par date de soutenance)


5 : Via INTRANET uniquement (cela signifie que vous devez vous identifier)

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13 : Via INTERNET

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23
ont été soutenues en 2015

(classées par date de soutenance)


 5 : Via INTRANET uniquement (cela signifie que vous devez vous identifier)

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18 : Via INTERNET

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Listes des 10 thèses qui seront soutenues en décembre 2016


  • 01/12/2016, Alexis Cuvillier, Physiologie et biologie des organismes - populations - interactions, Herbiers marins de la Réunion : fonctionnement et dynamique dans un contexte anthropise.
  • 03/12/2016, Christine Françoise, Sciences de l'éducation, De l'obscuration des pratiques en situation de classe des maîtres débutants, éléments d'une compréhension des organisateurs de pratiques typiques de ces enseignants.
  • 05/12/2016, Natacha Cassam-Chenai, Sciences juridiques, La fiscalité des investissements immobiliers réalisés Outre-Mer
  • 07/12/2016, Mékala Venkatachalam, Agroalimentaire et Biotechnologie, Optimisation de la production et de l'extraction de molécules colorantes naturelles issues de la culture de champignons microscopiques
  • 07/12/2016, François Dumoulin, Génie des procédés (CNU62), Évaluation environnementale de projets de symbioses d'écologie industrielle territoriale : application à la gestion territorialisée de résidus organiques valorisés en agriculture dans l'ouest de la Réunion
  • 09/12/2016, Clément Trystam, Biologie Marine, Ecologie trophique de poissons prédateurs et contribution à l'étude des réseaux trophiques marins aux abords de La Réunion
  • 12/12/2016, Fanny Le Sage, Sciences de la vie et de la santé, Recherche de biomarqueurs d'effet anti-diabétique et anti-athérogène de molécules issues de la biodiversité végétale de La Réunion, en vue de lutter contre le diabète et ses complications vasculaires cérébrales
  • 12/12/2016, Carole Berthod, Sciences de la Terre et/ou Univers, Déclenchement des glissements de flanc sur des volcans actifs et inactifs : une comparaison géologique et numérique du Piton de la Fournaise et du Piton des Neiges
  • 13/12/2016,  Latufa  Youssouf, biochimie, Fonctionnalisation de biopolymères extraits de macroalgues pour encapsuler des principes actifs hydrophobes
  • 16/12/2016, Pauline Gelin, Ecologie marine, Délimitation d'espèces et connectivité chez les coraux du genre Pocillopora dans l'Indo-Pacifique

 

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Open access en France : enfin une loi

Étape fondamentale pour la reconnaissance de l'Open access au sein de la recherche française, la loi pour une République numérique, dont nous vous parlions dans un précédent billet, a été définitivement adoptée par le Parlement le 28 septembre dernier. Elle est parue au Journal Officiel le 8 octobre 2016.

Ce que dit la loi

L'article 30 de la loi concerne les publications en Open access, il indique :

« Art. L. 533-4.-I.-Lorsqu'un écrit scientifique issu d'une activité de recherche financée au moins pour moitié par des dotations de l'Etat, des collectivités territoriales ou des établissements publics, par des subventions d'agences de financement nationales ou par des fonds de l'Union européenne est publié dans un périodique paraissant au moins une fois par an, son auteur dispose, même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve de l'accord des éventuels coauteurs, la version finale de son manuscrit acceptée pour publication, dès lors que l'éditeur met lui-même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique ou, à défaut, à l'expiration d'un délai courant à compter de la date de la première publication. Ce délai est au maximum de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales.
« La version mise à disposition en application du premier alinéa ne peut faire l'objet d'une exploitation dans le cadre d'une activité d'édition à caractère commercial.

Vous êtes donc concernés par la loi si :

  • vos recherches sont financées au moins pour moitié par des fonds publics
  • vous avez signé un contrat avec un éditeur (en l'absence de contrat cédant vos droits exclusifs à un éditeur, vous êtes libre d'utiliser votre publication comme bon vous semble)
  • vous publiez dans une revue (les ouvrages, chapitres d'ouvrages, actes de conférences n'entrent pas dans ce dispositif législatif)

Que vous permet la loi ?

La loi vous autorise à déposer sur HAL-Réunion la dernière version auteur de votre publication sans demander l'accord de l'éditeur :

  • sans embargo si votre article est en accès gratuit sur le site de la revue,
  • ou en appliquant un embargo maximum de 6 mois pour les sciences, techniques et médecine et 12 mois pour les sciences humaines. Les durées d'embargo incluses dans les contrats ou recensées sur les sites comme Sherpa/Romeo ou Heloïse sont donc caduques pour les futures publications scientifiques.

La loi s'applique à toute publication dans une revue publiée à partir d'octobre 2016. La loi n'étant pas rétroactive, l'ancien dispositif (accord de l'éditeur, durée d'embargo) s'applique encore pour les articles publiés avant octobre 2016.

Pour résumer

Pas de contrat = pas de contrainte (vous pouvez déposer sans crainte)

Vos articles publiés après octobre 2016 sont protégés par la loi.

Pour les autres supports et les publications sorties avant octobre 2016, contactez-nous, nous vous orienterons vers la meilleure solution.

Une vidéo pour finir

L'émission DATA Gueule a consacré un numéro récent à la crise de l'édition scientifique et l'Open access. Très instructif !

L'Open access dans le mille

illustration

Darts | Julien Mangez | CC by-nc-sa

Du 24 au 30 octobre se déroulera la semaine internationale de l'Open access, l'occasion de promouvoir le libre accès aux publications scientifiques dans les universités du monde entier.

L'open access est le fait de mettre à disposition immédiatement, gratuitement et en ligne les résultats de la recherche scientifique financés sur fonds publics. Ce mouvement, initié par les chercheurs eux-mêmes, a plus de 20 ans aujourd'hui et ne cesse de se développer dans le monde académique grâce aux initiatives individuelles (The cost of Knowledge du médaillé Fields Tim Gower) ou aux lois nationales en faveur de la libre circulation des écrits scientifiques (Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Argentine et plus récemment France).

L'objectif est toujours le même : rendre accessible les résultats de la recherche en les exposant dans des bases de données publiques (appelées Archive ouverte). Et ainsi lever la barrière économique, les revues scientifiques étant généralement très couteuses.

HAL-Réunion est l'archive ouverte de l'Université de La Réunion, elle contient plus de 5500 références et s'approche rapidement des 1000 publications en texte intégral.

De nombreux ateliers auront lieu au sein même des laboratoires de l'Université pour échanger sur la crise de l'édition scientifique et les pistes alternatives, accompagner les chercheurs lors du dépôt de leur publication et ainsi franchir ensemble la barrière symbolique des 1000 publications en texte intégral sur HAL-Réunion

Venez nombreux !

Calendrier des ateliers :

  • lundi 24 octobre
    • 10h-12h : LACy
    • 13h-15h : LGSR
  • mardi 25 octobre
    • 16h30-17h30 : LCF
    • 17h30-18h30 : DIRE
  • jeudi 27 octobre
    • 10h-12h : IRISSE (Campus du Tampon)
  • vendredi 28 octobre
    • 11h-13h : OIES
  • vendredi 4 novembre
    • 15h-16h30 : ICARE (ESPE)

 

 

La Réunion était présente aux journées ETD 2016

ETD2016_lille_logo_UDL_2 ETD2016_Lille_affiche

La 19ème édition du colloque international Electronic Theses and Dissertations (ETD) a eu lieu pour la première fois en France du 11 au 13 juillet 2016, grâce à l’Université de Lille, organisatrice de l’événement avec le Networked Digital Library of Theses and Dissertations (NDLTD).

Ces journées sont avant tout l'occasion de partager les expériences et les réflexions des différents établissements sur les thèses électroniques. 118 participants de 28 pays ont ainsi échangé et les communications se sont enchaînées pendant trois jours, alternant sessions plénières et sessions parallèles.

Concernant la France, L'ABES a présenté un poster détaillant notre infrastructure nationale et deux universités ont été conviées à présenter leurs circuits et leurs réalisations concernant les thèses électroniques, celle d'Aix Marseille et celle de La Réunion.

Un co-financement entre l'Université de Lille 3, le NTLTD et l'Université de La Réunion a permis la prise en charge de la participation des BU de La Réunion à cet événement. Grâce à ces efforts conjugués, nous avons pu présenter une communication sur les thèses à l'Université de La Réunion, sur notre action en matière de gestion et de valorisation de ces travaux, sur la publication sur HAL des articles de recherche, sur les formations auprès des doctorants tout en présentant les acteurs et le contexte français des thèses électroniques.

ETD2016_LaReunion

Retrouver le support de l'intervention en ligne

Quelques éléments de la chronologie réunionnaise :

  • une attention très tôt portée à la numérisation de nos thèses, pour pallier l'éloignement entre La Réunion et la métropole
  • l'exploration de solutions logicielles pour gérer les thèses numériques de leur traitement à leur diffusion en ligne
  • le choix de la plateforme publique TEL pour promouvoir la diffusion en libre accès
  • la mise à disposition du nouvel écosystème logiciel national des thèses par l'ABES : nous avons donc rejoint les outils nationaux (cf. poster ABES)
  • l'enrichissement et la valorisation des compétences des doctorants via la construction d'une offre de formation des doctorants

Une diffusion internationale :

diffusionthesesgéo

Evolution du nombre de consultations de 7 thèses réunionnaises depuis leur mise en ligne :

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Les données de la recherche. La thématique mise en avant cette année portait sur  "Data and Dissertations". Comment gérer les données produites par les activités de recherche  des doctorants ? collectes d'informations, statistiques, données brutes, mesures, modélisations, corpus d'interviews, sondages, etc. Comment les récupérer, comment les rendre diffusables et sous quelles conditions ? L'enjeu est l'amélioration de la diffusion des résultats de la recherche, à la fois dans une perspective d'évaluation enrichie (vérification des résultats) et dans celle de réutilisation des données pour faciliter les futurs travaux (reproductibilité des expériences, réexploitation dans d'autres études ultérieures, etc.).

Source : http://www.re3data.org/

Plus d’articles sur les thèses ?

Ma thèse en 180 secondes : finale internationale

Après le Québec et la France, c'est le Maroc qui a accueilli la semaine dernière la  finale internationale du concours "Ma Thèse en 180 secondes". On pouvait la suivre en direct sur le site web marocain MT180.ma et sur Twitter. :

20 doctorants de 10 pays francophones présentent leur thèse en direct en 180 secondes

Parmi vingt les finalistes qui ont déjà bravé les différentes étapes des sélections locales puis nationales, nous retrouvons des représentants de la Belgique, du Bénin, du Cameroun, de la France, de l'Indonésie, du Maroc, du Québec, du Sénégal, de la Suisse et de la Tunisie.

Capture d'écran de MT180.ma

Tous ont 3 minutes chrono pour présenter leur thèse. Le défi est de taille car lorsque l'on décortique depuis des mois un sujet ardu, en explorant les travaux des autres chercheurs spécialistes, en proposant ses propres pistes, en concevant des modèles de données et d'interprétation, en multipliant les angles de vue, en accumulant les avancées, eh bien il n'est vraiment pas aisé de répondre à la commande :

L'objectif : "un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur son projet de recherche. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive !"

Au delà de la performance orale, l'aventure "Ma thèse en 180 secondes" permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en français et en termes simples, à un auditoire profane et diversifié. C'est à la fois une occasion formidable de visibilité de ses propres travaux et une expérience de médiation scientifique. Savoir valoriser ses travaux est assurément un plus !

Palmarès 2016 :

  • 1e prix du jury : Désirée Koening (Suisse) et les poissons-zèbres (lien vidéo)
  • 2e prix du jury : Maud Gratuze (Québec) sur la relation diabète / Alzeimer (lien vidéo)
  • 3e prix du jury : Nicolas Urruty (France) et les pesticides du blé (lien vidéo)
  • Prix du public : Chaimae Samtal (Maroc) sur le cancer de la prostate

Retrouvez tous les sujets de thèse des différents candidats sur le site marocain : http://www.mt180.ma/mt180/?q=/finalistes-2016

Et ici, on peut revoir la prestation de notre étudiant réunionnais lors de la finale nationale MT180 France :

Grand séminaire de l'océan Indien 2016 : 15 septembre

AfficheGrandSeminaire2016Le « Grand Séminaire de l’Océan Indien » est une manifestation annuelle organisée à l’Université de La Réunion par l’unité de Recherche OIES (Océan Indien Espaces Sociétés), qui rassemble les laboratoires du CRESOI (Centre de Recherches sur les Sociétés de l’Océan Indien) et du CREGUR (Centre de Recherches et d’Etudes en Géographie de l’Université de La Réunion).

L'édition de 2016 s'intitule :

"Entre terres et mers, cartographies du sud-ouest de l'océan Indien : histoires, ressources et pratiques contemporaines"

et se déroule le 15 septembre 2016, de 8h30 à 17h30, en amphithéâtre Elie (UFR Lettres et Sciences Humaines)

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Source : Gallica

Ce grand séminaire est une instance et un moment de partage entre des enseignants-chercheurs et chercheurs associés de l’Université de La Réunion, et des acteurs insérés dans le tissu économique local. Autour d’un thème défini selon les grands axes de recherche de l’OIES (« Patrimoines et Tourismes » et « La Réunion, l'Indianocéanie et la C.O.I. »), son objectif est de faire état des études et recherches en cours et de présenter les réflexions et avancées les plus récentes. Cette journée se veut également une tribune pour les professionnels du patrimoine et du tourisme, qui peuvent nourrir la réflexion sur ces champs, en présentant leur domaine d’intervention, leur cœur de métier. (source : site OIES).

Cartes et cartographie se retrouvent dans le fonds de l'Espace Océan Indien (Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres)

Les globes de la BNF numérisés en 3D sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/blog/23022016/des-globes-numerises-en-trois-dimensions

globes numérisés_Gallica

6 astuces pour truquer votre H-index

Le H-index est un indicateur bibliométrique en vogue depuis sa création en 2005 par le chercheur en physique Jorge E. Hirsch (Université de Californie à San Diego). L'avantage de cette mesure synthétique et facilement compréhensible est qu'elle résume à la fois la productivité et l'impact des publications d'un chercheur.

Définition : Le H-Index d'un chercheur est le plus grand nombre H de publications tel que chaque article a reçu au moins H citations

Calculer votre H-Index est relativement simple. Classez d'abord tous vos articles scientifiques par ordre décroissant de citations. Attribuez un rang à chaque item. Comparez maintenant le rang des articles et le nombre de citations. Quand le rang de l'article est supérieur au nombre de citations, alors le rang précédent équivaut à votre H-Index :

h-index

Dans l'exemple ci-dessus, le H-Index est de 6. Le rang dépasse le nombre de citations à l'article E (7>3). Le rang précédent est donc le H-Index.

Voici maintenant quelques astuces pour faire progresser votre h-index sans trop vous fatiguer :

  1. Ni trop productif, ni trop d'impact : que vous disposiez de 3 publications citées 1000 fois ou de 1000 publications citées 3 fois, le résultat est le même, votre H-Index sera de 3. Préférez un juste milieu, une publication régulière de papiers modérément influents.
  2. Choisissez la base de données la plus avantageuse : le H-Index est calculé par les principales bases de données bibliographiques : Web of Science, Scopus, Google Scholar. Comme ces bases n'indexent pas les mêmes revues, faites le comparatif pour déterminer laquelle vous est la plus favorable.
  3. Oubliez livres, chapitres et brevets, ne publiez plus que des articles et des conférences : livres, chapitres et brevets sont généralement mal comptabilisés par les bases de données. Optez plutôt pour les types de publication les mieux reconnues dans les bases !
  4. Devenez un passager clandestin de la publication scientifique : le H-Index ne prend en compte ni le nombre de co-auteurs de la publication, ni leur position relative dans la publication. Que vous ayez rédigé seul un livre primé de 700 pages ou que vous soyez 28e co-auteur sur 41, le H-Index sera calculé de la même manière, dés lors pourquoi se compliquer la vie ? Privilégiez le ventre mou du peloton des co-auteurs, il vous garantira une progression régulière sans vous épuiser.
  5. Laissez faire le temps (et arrêtez de publier) : la jeunesse est l'ennemi du H-Index ! Le jeune chercheur combine faible nombre de publications et faible nombre de citations, une véritable tare lorsqu'il s'agit de comparer son H-Index au sein des équipes de recherche. L'astuce consiste à être déjà un chercheur expérimenté avec une production scientifique conséquente. Vous pourrez même vous arrêter de publier bien avant l'âge de la retraite, les citations faisant le travail pour vous, votre H-Index progressera sans que vous vous en souciez. N'oubliez pas, votre H-Index ne pourra jamais diminuer !
  6. Publiez un article négatif de référence internationale : L'astuce ultime pour vous assurer d'un H-Index d'excellence réside dans la publication d'un (et de préférence plusieurs) articles négatifs dans votre champ de recherche. Des articles tellement négatifs qu'ils seront pris en contre-exemple et donc cités en masse par les chercheurs du monde entier. Votre carrière scientifique risque d'être compromise sur le long terme mais vous verrez votre H-Index décoller en flèche vers les sommets de la gloire bibliométrique !

Loin de nous l'idée de vous inciter à manipuler vos indicateurs bibliométriques. Ces quelques astuces ont uniquement pour vocation à vous alerter sur les mécanismes parfois douteux de leur production pour ainsi les utiliser en toute connaissance de cause.

Le laboratoire d'Energétique, d'Electricité et Procédés (LE2P) s'expose en BU Sciences

La bibliothèque universitaire de Sciences met en avant les laboratoires scientifiques de l'université de La Réunion dans le cadre d'expositions valorisant la culture scientifique.

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Le LE2P, qui fête cette année ses dix ans d'existence, nous présente jusqu'au 30 avril ses thèmes de recherche avec des démonstrations, qui s'articulent autour d'un axe "optimisation de systèmes énergétiques solaires ou intermittents intelligents".

Trois opérations scientifiques accompagnent cet axe principal :

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  • Gisement solaire : variabilité à La Réunion et en zone tropicale, métrologie et modélisation

L'objectif de cette opération est d'accroître les connaissances concernant le gisement solaire et ses variabilités spatio-temporelles ainsi que de valoriser cette source d'énergie renouvelable contribuant à une meilleure maîtrise de l'énergie dans un contexte contraint lié au changement climatique.

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Pour répondre au contexte énergétique actuel et aux défis écologiques, la substitution des énergies-stock par la conversion des flux d'énergie du soleil, du vent, de la mer et de la terre, est l'une des voies privilégiées.

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Les avancées technologiques en terme de miniaturisation et de faible consommation dans les semi-conducteurs et dans les technologies de l'information ont fait émerger le concept de réseaux de capteurs sans fils (WSN) et plus globalement d'Internet des objets (IoT, "Internet of Things").

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Vous trouverez des posters scientifiques, du matériel et des ouvrages sur ces différents sujets.

De plus, des doctorants du laboratoire seront présents pour répondre à vos questions et faire des démonstrations aux horaires suivant :

  • Gisement solaire (Métrologie et modélisation)
    vendredi 15/04, 13h-14h 
  • Hydrogène, Stockage et conversion de l'énergie (systèmes pile à combustible et hybridation)
    vendredi 22/04, 13h-14h (avec démo)
  • Optimisation énergétique des réseaux de capteurs WSN
    • Le transport d'énergie sans fil (Energy harvesting) :
      mercredi 27/04, 13h-14h (avec démo)
    • Ville intelligente et réseaux de capteurs (Smart cities) :
      vendredi 29/04, 13h-14h (avec démo)

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 Pour préparer votre visite, consultez le site web du LE2P http://www.le2p.fr

Bonne découverte!

Source des images : LE2P

Introduction à la bibliométrie

Vous avez déjà entendu des chercheurs comparer leur h-index avec fièvre et passion sans réellement comprendre de quoi il retourne ?

Le h-index est l'un des indicateurs de l'impact des publications d'un chercheur, parmi d'autres. Cela fait partie de la bibliométrie, que l'on peut définir avec le Comité national d'évaluation de la recherche comme :

« méthode d’analyse quantitative de l’activité de recherche, applicable à toutes les entités de recherche (individus, équipes, établissement, pays) pour mesurer le niveau de production scientifique et son impact »

Pour mieux appréhender les pratiques bibliométriques, les bibliothèques proposent une session d'introduction aux doctorants : "Bibliométrie : panorama, critiques, perspectives".Support de la séance

  • les enjeux de l'évaluation de la recherche
  • les différents indicateurs bibliométriques
  • leurs biais et limites
  • les évolutions de l'évaluation
  • les nouvelles formes de bibliométrie et d'évaluation de la recherche
  • > support en ligne

 

Cette séance s'inscrit dans le cadre des Mardis des BU pour les doctorants.

Vous trouverez d'intéressants compléments en ligne :

(source photo de Sol Goldberg, domaine public)

HAL-Réunion et Open access : une actualité dense

23987077863_b164de407d_zL'actualité est dense sur le projet d'archive ouverte de l'Université aussi bien au niveau local que national.

La production scientifique de l'Université de La Réunion de la période 2008-2014 est désormais signalée sur HAL-Réunion. Vous retrouverez sur l'archive toutes les références des articles, chapitres de livre ou actes de colloques signés par nos chercheurs. Près de 5100 publications sont ainsi recensées démontrant le dynamisme et la diversité de la recherche scientifique réunionnaise.

Preuve de l'engagement de l'Université dans le mouvement de l'open access, à partir de 2016, les publications déposées dans HAL-Réunion seront prises en compte dans la répartition des crédits Recherche. Autre geste fort, l'évolution des dépôts sur la plateforme constituera l'un des jalons du prochain contrat d’établissement.

Pour faciliter la mise en place de la politique Open access de notre Université, chaque laboratoire dispose d'un référent HAL, relais entre le chef de projet et les chercheurs mais aussi premier conseil auprès de ses collègues.

De courts tutoriels vidéo (Créer un compte, Déposer une publi, Quelle version déposer ?) sont disponibles sur le site web du Pôle Recherche pour vous lancer dans le dépôt d'article sur HAL-Réunion. Si vous rencontrez le moindre problème sur HAL-Réunion ou si vous avez simplement une question, une adresse mail unique est à votre disposition :

L'actualité de l'Open access au niveau national n'est pas moins riche et pourrait être la plus décisive.

Le Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES, organisme remplaçant l'AERES) envisage la possibilité de prendre en compte les dépôts d’article en archive ouverte lors des campagnes d'évaluation des laboratoires (annonce faite lors de la Réunion annuelle des directeurs de BU et du secteur de l’IST en novembre 2015).

Enfin, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture l'article 17 du projet de loi numérique sur le libre accès aux résultats de la recherche scientifique (les discussions parlementaires sur cet article sont disponibles en ligne). Cet article résout le problème épineux du dépôt en archive ouverte : la cession d'une partie des droits des auteurs à l'éditeur qui publie les travaux. Suite à la signature du contrat entre éditeur et auteur, ce dernier perd le plus souvent la possibilité d'utiliser sa publication comme il l'entend. L'article 17 rectifie ce déséquilibre en proposant aux auteurs de disposer de leur article après une période d'embargo de 6 mois pour les sciences dures et 12 mois pour les sciences humaines et sociales.

Art. L. 533-4. –
I. – Lorsqu’un écrit scientifique, issu d’une activité de recherche financée au moins pour moitié par des dotations de l’État, des collectivités territoriales ou des établissements publics, par des subventions d’agences de financement nationales ou par des fonds de l’Union européenne, est publié dans un périodique paraissant au moins une fois par an, dans des actes de congrès ou de colloques ou dans des recueils de mélanges, son auteur dispose, même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve de l’accord des éventuels coauteurs, toutes les versions successives du manuscrit jusqu’à la version finale acceptée pour publication, dès lors que l’éditeur met lui-même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique et, à défaut, à l’expiration d’un délai courant à compter de la date de la première publication. Ce délai est de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la
médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales. Un délai inférieur peut être prévu par un arrêté du ministre chargé de la recherche pour certaines disciplines ou familles de disciplines.

Les termes barrés sont les dispositions retoquées suite à un amendement de députés. Avant son passage au Sénat, l'article 17 ne concerne donc plus les actes de colloques ou les recueils de mélanges (chapitre de livre). Il faudra attendre la fin de la navette parlementaire voire les décrets d'application pour connaître les contours définitifs de cette loi.

Crédit photo : SDASM Archives - Atlas Negative Collection Image

L'actualité des thèses de l'Université de La Réunion

These

www.CarolineBach.com Moleskine + Thesis = Awesome (CC BY-ND 2.0)

 

Nous avons 8 nouvelles thèses désormais accessibles via thèses.fr


3 uniquement en Intranet

5 en Internet

15 thèses produites à l'Université de La Réunion seront soutenues durant le mois de décembre 2015


24 revues médicales à tester

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Vous pouvez accéder aux 24 revues médicales et à leurs archives de la collection Premier de Lippincott, Williams & Wilkins (LWW).

C'est une sélection des titres qui ont les facteurs d'impact les plus élevés du fonds LWW et qui couvrent 14 disciplines médicales complémentaires.

 

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Retrouvez ces titres sur la plateforme d'Ovid.

La consultation peut se faire à l'université ou à distance avec vos identifiants étudiants.

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Elles sont en test tout le monde de novembre.

 

Bonne lecture!

Dire l'Océan Indien, fragments d'un discours scientifique

Deux événements cette semaine placent la représentation de l'Océan Indien au cœur des discours des chercheurs : représentation graphique mais aussi représentations sociales, économiques, juridiques, etc.

Mercredi, La Réunion en cartes. Demain mercredi 4 novembre, c'est d'abord Christian Germanaz qui animera une conférence ouverte à tous sur la mise en carte de l'île de La Réunion : «Un tour de cartes… Une introduction à l’histoire cartographique de La Réunion»

Confdu-4nov2015RDV 4/11/2015 18h30-19h30
Bibliothèque départementale de La Réunion, 173bis, rue Chatel, St Denis. Contact : 0262 21 13 96.

Membre de l'Académie de l'Île de La Réunion, Christian Germanaz est également enseignant-chercheur au Centre de Recherche et d'Etudes en Géographie à l'Université de La Réunion (CREGUR). Ses travaux de géographe portent principalement sur l'analyse des représentations cartographiques des Mascareignes (Réunion, Maurice) et sur l'analyse des productions du savoir géographique sur La Réunion.
Liste de publications.

 

En guise d'illustration, nous avons fait un repérage dans la jolie collection de cartes anciennes de l'océan Indien numérisées par Gallica, la bibliothèque numérique nationale : cartes anciennes de La Réunion | Madagascar | Maurice | Seychelles

gallica_carte-reunion-maurice_300x

Cette conférence grand public est proposée dans le cadre d'un partenariat avec l’Académie de l’Ile de la Réunion : une conférence tous les 1ers mercredi du mois.

Espaces et représentations. Les représentations de La Réunion ou de l'océan Indien ne sont pas seulement visuelles : elles sont aussi mentales et véhiculent les utopies et les imaginaires d'un espace. "Les Hauts, espace d’utopie ?", interroge le chercheur (1). Elles contribuent à "La fabrique du patrimoine", du nom du Grand séminaire de l'océan Indien de 2013. Le secteur économique n'est pas en reste : "authenticité" du territoire (2) et force symbolique du Piton de La Fournaise (3) ont fortement participé de la construction d'une identité culturelle à destination touristique. D'ailleurs, cette image touristique, n'est-elle pas de plus en plus orientée vers l'intérieur de l'île, et plus seulement vers la mer ?(4) Et puis qu'est-ce qu'une île ? quelles "fonctions d'îles" ? (5)

Dire un territoire, c'est tout cela à la fois et plus encore, entre géographie, histoire, économie et sociétés. Cela vaut bien un grand colloque annuel universitaire. C'est l'objet du second événement de la semaine.

Jeudi et Vendredi, "Dire l'Océan Indien". L'Observatoire des sociétés de l'océan Indien (OSOI) organise les 5 et 6 novembre 2015 à l'Université de La Réunion l'édition 2015 du Grand Séminaire de l'Océan Indien : "Dire l'Océan Indien". Pendant ces deux journées de colloque international, les chercheurs interrogent quatre thématiques : Territoires, Développements, Pouvoirs, Indianocéanie.

DIRElOI_2015

Retrouvez les documents cités à l'Espace Océan Indien de la BU Droit-Lettres. Pendant sa fermeture pour travaux, faites venir les documents à la BU Sciences par notre navette spéciale travaux.

Références : C. Germanaz, (1) "Les Hauts, espace d'utopie? Géographie d’un toponyme imaginé ", dans J-M Jauze, Les Hauts de La Réunion, terres de tradition et d’avenir, 2011, Océan Éditions, p. 15-42. (2) "La problématique de « l’authenticité » dans la construction d’une identité culturelle à destination touristique. Le projet d’Écovillage de l’Ilet à Cordes", dans J-P Lemasson et Ph.Violier, Destinations et territoires, 2010, Presses de l'Université du Québec, p. 220-321 (vol 2). (3) « L’image du Piton de la Fournaise dans les stratégies touristiques de La Réunion », dans D. Bertrand, D. Lieutort, JC Thouret, Villes et volcans, 2009, Presses Universitaires Blaise Pascal, p. 45-70. (4) avec M. Sicre "Du bleu au vert, quand l'île tente de tourner le dos à la mer. L’introduction du paysage végétal dans les images de destination", VertigO, 2012 (5) "De l'escale au relais : suites typologiques et fonctions d'îles", in N Bernardie et F. Taglioni, Les dynamiques contemporaines des petits espaces insulaires, 2005, Karthala, p. 132-147.

 

Les thèses de l'Université de La Réunion en libre accès

OAW

Semaine du libre accès du 19 au 25/10/2015

Depuis 2010, l’Université de La Réunion diffuse ses thèses en libre accès. Il faut bien sûr que l’auteur donne son accord pour la diffusion en ligne, mais on compte déjà 101 thèses de doctorat librement accessibles depuis l'instauration de cette politique.

Pour compléter cette collection récente, l’ensemble des thèses soutenues à La Réunion avant 2010 a été numérisé. Pour presque un tiers d’entre elles, les auteurs ont donné leur accord pour une diffusion en libre accès et elles sont disponibles sur TEL, l'archive nationale des thèses (99 thèses).

Le dépôt d’une thèse en libre accès sur une plateforme dédiée est un excellent moyen d’améliorer la visibilité de son travail. L’établissement de soutenance n’est plus la porte d’entrée obligatoire pour y accéder et la thèse devient facilement repérable, visible et consultable, d’où que l’on se trouve. Et plus un travail est visible, plus il est cité, commenté et référencé, ce qui contribue à la notoriété de son auteur.

Doctorants, n’hésitez donc plus, et optez pour la diffusion de votre thèse en libre accès! Comment faire ? c'est lors de votre rendez-vous avec la BU, quatre semaines avant votre soutenance de thèse, que vous déposerez vos fichiers de thèse et donnerez votre autorisation future de diffusion web.

Voici plus bas les statistiques de consultation de quinze thèses soutenues à l’Université de La Réunion et récemment mises en ligne sur TEL. Une thèse soutenue en décembre 2014 a déjà été visionnée 348 fois et sa notice TEL 62 fois : c'est dire la puissance d'exposition sur internet de l'open access. Parce que l'open access va de pair avec des standards numériques d'interopérabilité, les thèses sont référencées à la fois en local (BU Réunion) et à l'extérieur sur les grands sites web et moteurs de recherche institutionnels de l'enseignement supérieur et de la recherche : SUDOC (toutes les BU de France), Theses.fr (plateforme nationale des thèses de France), Dart-Europe (thèses d'Europe), etc.

Du 19 au 25 octobre 2015 se déroule la huitième Semaine du Libre Accès.

Un billet inspiré de ce billet de la BULAC 🙂

Semaine internationale du libre accès à La Réunion #OAweek

OAW

Du 19 au 25 octobre 2015 se déroule la huitième Semaine du Libre Accès (en anglais Open Access Week, ou #OAweek sur les réseaux sociaux). Cette semaine internationale dédiée à la promotion du libre accès aux résultats de la recherche "permet à la communauté scientifique d’en savoir plus sur les bénéfices du libre accès, de partager ses connaissances et ses expériences entre collègues, et de contribuer à la promotion du libre accès" (source).

A l'Université de La Réunion, le mouvement du libre accès est bien en marche : il l'est depuis 2010 pour les thèses (avec en outre une numérisation rétrospective pour les plus anciennes), quant aux publications scientifiques, le choix a été fait d'une diffusion dans l'archive ouverte HAL.

Pour vous aider à faire le point, nous rediffusons ici nos précédents billets :

L'OA en bref

"Faites un geste pour la science, libérez vos publications". Dans ce diaporama, notre spécialiste Open Access vous présente le circuit de la publication scientifique et les différentes façons de publier en open access : voie verte et voie dorée, revues ou archives ouvertes, comment connaître les autorisations revues par revues (Sherpa/Roméo).

Concrètement à l'Université de La Réunion, c'est HAL qui a été choisie pour archiver en ligne les publications scientifiques (et TEL, sous partie de HAL pour les thèses). Incontournable dans le paysage académique français, HAL propose de nombreux avantages aussi bien pour les laboratoires que les chercheurs, en plus de la visibilité renforcée et de la diffusion mondiale de la connaissance inhérentes au libre accès : conservation pérenne, possibilités d'export des données pour générer des listes de publications pour un site web, un rapport de recherche, une bibliographie, etc.
Tous nos tutoriels HAL-Réunion. | Accéder à HAL-Réunion

 

A La Réunion, l'Open Access est en marche

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L'Université de La Réunion s'est dotée en novembre dernier d'une politique ambitieuse en matière de libre accès aux résultats de la recherche scientifique, ou Open Access.
Cette politique se compose de deux axes.

D'une part, toute la production scientifique de l'Université du dernier contrat quinquennal (2008-2014) sera signalée sur l'archive ouverte officielle de l'établissement : HAL-Réunion. Les services de la Recherche et la bibliothèque universitaire travaillent conjointement pour verser les références des articles, ouvrages, chapitres d'ouvrage, communication avec ou sans acte, etc.

Débutée il y a 2 ans avec quelques laboratoires-pilotes, cette première phase entre dans sa période finale et devrait être achevée avant la fin de l'année. En 2015, 1483 signalements de publications ont été effectués, dont plus de 600 sur les mois d'août et septembre. Au 27 septembre, HAL-Réunion contient déjà plus de 3000 références de publications.

HAL-Réunion

Évolution des références dans HAL-Réunion

Dans la seconde phase, les publications des chercheurs de l'Université seront archivées en texte intégral sur HAL-Réunion. La BU propose déjà formations et tutoriels vidéo permettant de faciliter la tâche des chercheurs et de les accompagner dans cette activité qui leur permettra d'améliorer la visibilité internationale de leur travaux.HALReunion-tutoriel

Retrouvez ici tous nos billets sur l'Open Access et l'ouverture de la science ("open science")

Le point sur la fraude scientifique

Science Fish, de Steve Rainwater, licence CC BY-SA

Mardi dernier nous vous parlions ici-même des papiers frauduleux, ces fausses publications générées par ordinateur ("fake papers"). Quelques jours auparavant, une polémique éclaboussait la biologie française. Le plagiat fait quant à lui l'objet de vraies campagnes de sensibilisation des communautés universitaires.

La fraude scientifique est définie comme "une action destinée à tromper dans le champ de la recherche scientifique", sous trois formes principales : "la falsification de données, la fabrication de données et le plagiat. (source : wikipédia). De plus en plus relayée dans les médias, elle témoigne à la fois des difficultés de la recherche et de l'importance du pacte de confiance entre science et société.

Pour comprendre l'écho de ces mauvaises pratiques, il faut revenir au contexte de la publication scientifique.

Côté chercheurs, d'abord. La fameuse injonction de publier, "publish or perish" incite les chercheurs à multiplier les publications pour être visibles, reconnus et donc subventionnés. Le système de l'évaluation de la recherche est pourtant fortement critiqué depuis des années mais il peine à trouver d'autres critères que la publication pour évaluer les institutions et leurs équipes. Objet de toutes les attentions, des financeurs aux chercheurs, elle est monnayable et favorise les dérives : technique du salami, renvoi d'ascenseur en matière de citations, choix des projets de recherche en fonction de leur "publiabilité", invisibilité des résultats négatifs... et soumission de faux articles générés par des machines. C'est ici le système de production scientifique qui est pointé du doigt, avec pour risque, en toile de fonds, une stagnation de la recherche.

Photo de Chris Drum, un livre de published & perished  Gilbar, Steven & Dean Stewart (ed) PUBLISHED & PERISHED: Memoria, Eulogies & Remembarances of American Writers, Godine '02, 1st edn, (47 well considered and often startlingly honest appraisals of great names in American literature, memorialized, eulogized, and sometimes criticized by their closest friends and peers

Il existe un autre versant : celui des éditeurs scientifiques. C'est parce qu'ils sont réputés garants de la bonne évaluation scientifique de l'article que les revues scientifiques ont un coût : on paie pour publier et on paie pour accéder à l'article (note 1). Là encore, le contexte joue contre les éditeurs : la montée des tarifs est à l'origine d'un malaise grandissant des chercheurs et des institutions acculés par des budgets en baisse. D'autant que de nouveaux modèles de publication se développent comme l'open access (note 2), la pré-évaluation avant soumission (Rubriq), ou encore l'évaluation post-publication. La tension monte lorsqu'un groupe comme Nature (NPG) lance son service d'accélérateur : payer plus pour être évalué plus vite (et donc publié plus vite). Une science à deux vitesses ?

De la difficulté d'être évalué. Un second risque est l'installation d'un climat de suspicion généralisée entre chercheurs. Pubpeer, spécialiste de l'évaluation collaborative post-publication, est ainsi montré du doigt pour l'agressivité de son principe d'anonymat des commentaires : il suffit de chercher une publication (par son DOI, son auteur, etc.) et l'on peut ajouter un commentaire qui sera public. Ouverture du débat scientifique ou porte ouverte aux dénigrements ou laudations intéressés ? (3)

Dans ce contexte, on comprend que les faux pas des éditeurs qui publient des articles contestables ou contestés (parfois même après des années), ne passent pas. On comprend aussi l'importance pour les institutions de recherche de sensibiliser tous les acteurs aux bonnes pratiques de la recherche et à la reconnaissance des fraudes et manquements. En témoigne ce Guide pour promouvoir une recherche intègre et responsable proposé fin 2014 par le comité d'éthique du CNRS.

Vraiment?

Vraiment?

Notes et références

Aller plus loin :

(1) Pour publier un article, il faut souvent s'acquitter du coût de publication auprès de l'éditeur, jusqu'à 3000$ parfois : ce sont les APC, pour Article processing charge, dont le montant varie selon la notoriété de la revue et son mode d'accès. Publier dans une revue en libre accès coûte ainsi généralement plus cher que dans les revues commercialisées (qui coûtent, elles, une seconde fois au contribuable via les abonnements des chercheurs aux revues, voire une troisième fois si on compte le premier coût de la recherche effectuée en amont de l'article).

(2) Open access : la pression est moindre car le mouvement, dans un contexte de forte légitimité scientifique des éditeurs, a été largement récupéré par les éditeurs avec le modèle "gold open access". Cela dit, la sensibilisation à la diffusion libre et ouverte à tous des résultats de la recherche a fait son chemin.

(3) Le principe d'anonymat de Pubpeer : la question rappelle la vieille interrogation sur la fiabilité de Wikipédia, qui a su mettre, depuis, des gardes-fous. Mais les enjeux diffèrent.

Images : "Science Fish", de Steve Rainwater, licence CC BY-SA. "Published and perished", photo de Chris Drum, un livre de Steven Gilbar Steven et Dean Stewart.