Repéré pour vous : Vidéos sur l'éthique de la recherche

Vous avez sans doute déjà entendu parler de polémiques scientifiques, parfois aussi de conflits d'intérêts, de "fraude scientifique" ou tout simplement de plagiat ou de biais dans les études académiques ? Tout cela pose la question de l'intégrité scientifique et de la déontologie de la recherche, deux sujets féconds qui font actuellement l'objet de nombreuses discussions entre chercheurs. Preuve de la vitalité de la recherche, s'il en fallait !

L'Université de La Réunion s'est d'ailleurs dotée successivement de deux charges de mission "Ethique et Déontologie "et "Certification et intégrité scientifique", portées respectivement par le Professeur Monsieur Harry Boyer (2017) et la Docteure Madame Katia Angue (2018). Ces nominations s'inscrivent  "dans la déclinaison locale d'une dynamique internationale et nationale de construction d'une politique d’intégrité scientifique et d'une déontologie des métiers de la recherche" (1).

Pour en savoir plus sur ces sujets, nous avons repéré ces vidéos d’introduction à l’éthique de la recherche et à l’intégrité scientifique proposées par l'Université de Paris-Saclay : https://www.universite-paris-saclay.fr/fr/polethis-les-essentiels-c

Aperçu de quelques thématiques abordées :

Note : (1) Frédéric MIRANVILLE, Président de l'Université de La Réunion
Les lettres de mission sont disponibles sur cette page : http://www.univ-reunion.fr//luniversite/organisation/equipe-presidentielle/lettres-de-mission/

Dans la boîte à outils des BU : retrouvez nos supports en ligne

Les séances de formation des BU de La Réunion pour les doctorants sont à présent terminées pour cette année 20117-2018 mais vous pouvez retrouver nos supports en ligne.

L'occasion d'y (re-)découvrir nos différentes propositions et nos conseils pour vous accompagner au quotidien dans vos travaux, qu'il s'agisse d'un mémoire, d'une thèse, de publications scientifiques, de veille documentaire de niveau recherche, de culture numérique et informationnelle pour les étudiants ou encore de simples repérages dans les BU.

Voici les grands domaines abordés :

  • Trouver votre documentation : revues et livres en ligne, panorama des ressources et outils pour la recherche, panorama spécial LSH,
  • Rédiger : utiliser une feuille de style, zotéro pour les bibliographies...
  • Publier : open acces, bibliométrie, droit d'auteur, HAL, données de la recherche
  • Valoriser : identité numérique du jeune chercheur...

Pour tout contact sur nos possibilités de formation : Hélène Saada helene.saada[AROBASE]univ-reunion.fr | 0262 93 80 77

HAL-Réunion : 8 raisons d’apprécier le dépôt simplifié

1. C’est rapide

Avec 4 champs obligatoires au lieu de 15 et la récupération des métadonnées par le DOI, le dépôt ne prend pas plus de 3 minutes.

2. Les données sont récupérées automatiquement

Mon article dispose d’un identifiant de type DOI ou PMID ? Il me suffit de le copier-coller, et hop ! les métadonnées sont récupérées.

3. Un seul auteur suffit

Plus besoin d’affilier les 43 auteurs de ma collaboration internationale : désormais il suffit qu’un seul des auteurs soit affilié pour que le dépôt puisse être validé.

4. Toutes les informations sont sur une seule page

Finis les clics multiples pour passer à la page suivante : toutes les informations se déplient sur la même page.

5. Formulaire à la carte

Optez pour le formulaire simple présentant uniquement les champs obligatoires ou le formulaire complet pour ajouter résumé, numéro de revue ou financement ANR par exemple.

6. Je dépose dès la publication

J’applique éventuellement un embargo en 2 clics, et HAL s’occupe de gérer la mise en ligne de mon document au bon moment.

7. Glissez-déposez

Le dépôt des documents peut désormais se faire aussi par un simple “glisser-déposer” sur l’interface.

8. Mon affiliation préférée

Vous avez enregistré votre affiliation dans votre profil (en cochant “m’ajouter comme auteur” dans les préférences de dépôt) ? Elle apparaît désormais automatiquement à chacun de vos dépôts.

Revues Springer : où en est-on?

SpringerLink propose l'ensemble des revues éditées par Springer dans toutes les disciplines universitaires, soit plus de 1250 revues en ligne en sciences, techniques et médecine et en sciences humaines et sociales ( Liste des titres Springer ).

L'abonnement se fait via une négociation nationale, qui engage l'université sur plusieurs années, et qui est aujourd'hui dans l'impasse avec un risque de coupure des accès à court terme (cf. notre précédent billet du 29/03/2018).

Couperin a publié un communiqué pour expliquer les raisons des désaccords, communiqué consultable sur le site du consortium.

Voici quelques éléments pour mieux comprendre la situation

La raison principale mise en avant porte sur une divergence d'approche économique : le modèle économique du fournisseur ne prend pas en compte la demande d'une baisse tarifaire de l'offre, demande justifiée par l'augmentation des articles en open access dans les revues Springer.

Les autres arguments avancés sont la baisse générale des consultations et le peu de titres de revues consultés par rapport à la collection complète (environ un tiers).

Et, s'il y a bien une augmentation du nombre d'articles publiés, la question de la qualité des articles se pose (1).

Où en est-on? Le point sur les accès aux publications Springer

Pour l'instant les accès ne sont pas coupés et Springer et Couperin se déclarent encore ouverts à la discussion...

  • Nous conservons de manière pérenne l'accès à toutes les archives jusqu'en 2014 inclus (par les droits acquis ISTEX).
  • En cas de coupure d'accès, nous conserverons, pour les années 2015 à 2017, les accès aux archives de nos "titres souscrits".
  • Suivant les années et les revues, certains articles publiés chez Springer peuvent être également disponibles via d'autres bases en ligne, gratuites ou souscrites par les BU. Le plus simple est d'interroger la liste A-Z des revues en ligne de l'université.  Ou de contacter vos BU : nous sommes là pour vous accompagner.

Nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.
Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter : docelec@listes.univ-reunion.fr

(1) : On peut par exemple consulter la liste des retraits de publication qu'ont dû opérer les éditeurs suite à des problème de qualité sur le site spécialisé Retraction Watch.

Image d'après Martin Kenny (Safety Bunting Cliche, licence CC BY NC SA)

ScanR, l'appli web qui scanne les acteurs de la recherche en France

Le Ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation invite l'ensemble des communautés de l'ESR à définir les évolutions de scanR, le "Moteur de la Recherche et de l'Innovation" via un questionnaire en ligne. Il s'agit de choisir et classer des propositions de nouvelles fonctionnalités pour continuer l'enrichissement des données de scanR. Pour cela, il peut sembler utile de revenir sur une présentation de scanR.
ScanR est un moteur de recherche spécialisé pour identifier des acteurs de la recherche, publics comme privés (R&D entreprises). Il a la particularité d'exploiter à la fois les noms des structures, les descriptions des projets de recherche en cours, les publications, les brevets déposés, les rapports HCERES, etc. Autant de données issues de sources disparates, toutes agrégées dans les fiches descriptives. C'est donc très puissant. Voici quelques exemples d'usages :
Quelques mots sur le fonctionnement :
  • ScanR est adossé sur le RNSR , le Répertoire national des structures de recherche, géré par le ministère, qui lui fournit la liste des structures avec une fiche descriptive.
  • Mais cela ne suffit pas pour identifier efficacement une structure pour un besoin précis : par exemple, qui travaille sur le moustique en France? 
  • C'est pourquoi ScanR moissonne également les contenus des sites web des structures repérées ainsi que des sources extérieures comme les bases de brevets (INPI), les bases de publications (HAL, CrossRef, ProdINRA...), les rapports d'évaluation HCERES.
  • Tout est enfin agrégé dans la fiche scanR de la structure, très détaillée : équipes, présences sur le web, mots clés et thématiques, historique, tutelles, projets, brevets, publications, entreprises essaimées. Exemple du labo MIGEVEC : https://scanr.enseignementsup-recherche.gouv.fr/structure/201119437J.
  • Le tout est en open data pour réutilisation libre et ouverte, massive et facile (API fournie etc.)
Dans le cas du moustique, le labo MIGEVEC est remonté dans les résultats de notre recherche notamment parce qu'il est à l'origine de publications sur le moustique, identifiées sur HAL ou Crossref. C'est aussi parce que le descriptif de l'un des projets de l'équipe de recherche cite le moustique. Ces "raisons" figurent clairement dans les résultats (cf. flèches rouges de la copie d'écran) :

ScanR est en "version bêta" pour évoluer selon les retours des utilisateurs. Les données peuvent être enrichies par de nouvelles sources. On peut également envisager développer de nouvelles fonctionnalités comme l'accès à des fiches personnes avec leurs postes successifs, leurs projets, les mots-clés associés, leurs publications, leurs citations, etc. ou un service "Chercher un expert sur un sujet donné". Ou faciliter les visualisations territoriales des informations. 22 propositions sont faites. A vous d'en retenir jusqu'à 10 maximum et de les classer.

Pour voir les propositions et participer à l'enquête, le questionnaire est disponible ici : https://formulaires.enseignementsup-recherche.pro/index.php/survey/index/sid/449396/token/Ea7maT3gIhzRT6XeyRsp/lang/fr/newtest/Y