Semaine du Libre Accès 2017 #3 Diffuser sa thèse sous licence Creative Commons

La semaine de l'Open Access, du 23 au 29 octobre 2017, promeut le dépôt en archives ouvertes dans le domaine de la recherche universitaire.

A cette occasion, on remarquera qu'il est encore anecdotique aujourd’hui, à la consultation de thèses ou travaux de recherche en ligne, de constater qu’elles aient pu faire l’objet du choix d’une licence « Creative Commons » de la part de leur auteur.

C'est pourtant une option pertinente et juridiquement possible pour le doctorant ou le chercheur.

Creative Commons logo on the front of the shirt, par Andy Melton (Flickr/CC)

 

Petit préalable, rappelons ce que sont les Creative Commons. Il s’agit d’une boîte à outil qui supplée le système de protection juridique du droit d’auteur et dans les pays appliquant le droit d'auteir, de Common Law, du ©Copyright – jugé peu souple et inadapté aux usages numériques actuels (copie, réutilisation, modification). Cet ensemble de licences est proposé par l’organisation non-lucrative Creative Commons, animée par des volontaires du web participatif. En guise de résumé, le schéma ci-dessous précise les options possibles, de la plus ouverte (CC0, soit le domaine public ou le copyleft) à la plus restrictive (paternité de la création, non réutilisation commerciale, reproduction sans modification).

 

Les différentes options de licence Creative Commons

A noter que si la licence Creative Commons est purement déclarative (de l'auteur à son lecteur), elle se plie aux articles du Code de la propriété intellectuelle (articles L. 123-1 à 12 et exceptions prévues aux articles L. 132-19 et L. 211-4). C’est principalement sur la cession ou le renoncement aux droits de cession que les licences CC changent la donnent, mais aussi sur le droit moral de l’auteur sur son œuvre.

En 2006, Mathias Klang, responsable du projet Creative Commons pour la Suède prouvait son attachement total à ce système de licences CC, en diffusant sa propre thèse sous licence Attribution-Non commercial-Sharealike 2.5. Autrement dit, il s'agit d'une licence très restrictive, tandis que le contenu de la thèse en lui-même reste sous copyright.

Licence CC apposée sur la page de titre de la thèse de Mathias Klang "Disruptive technology : effects of technology regulation on democracy" (Université de Göteborg)

Sachez, chers doctorants, que si vous n’avez pas envisagé un contrat d’édition commerciale ou une publication en revue scientifique imposant un embargo, vous pouvez diffuser vos travaux sous licence Creative Commons. Il n’y a pas a priori de contradiction avec le dépôt et la diffusion de la thèse dans HAL et son signalement dans Theses.fr et le Sudoc. Logiquement, l’université de tutelle exigera de vous que la thèse ne puisse pas être amendée par un tiers (reproduction et partage à l’identique).

Si certaines universités ont fait le choix d’une incitation forte ou d’une obligation (c’est plus rare), vous êtes libre de définir plus précisément les termes du contrat que vous passez avec votre potentiel lecteur.

Contrat 1 : Paternité - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter cette création)

Contrat 2 : Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter, ni utiliser cette création à des fins commerciales).

 

 

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

Les thèses dont l’auteur a autorisé la diffusion sur Internet sont accessibles à partir du portail UPhD et protégées par la « licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nd/3.0/fr/ ) et par la licence  « Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/) en fonction du choix de l’auteur de la thèse, ou par l’une des six autres licences définies par Creative Commons choisie par l’auteur.

 

En ce qui concerne les travaux universitaires, la licence CC la plus couramment employée est CC-BY-NC-ND : toute personne utilisant l’oeuvre doit mentionner le nom de son auteur. Il est possible de la reproduire et la diffuser librement, mais uniquement dans sa version originale (pas de modification, traduction etc. sans autorisation de l’auteur), et uniquement dans un but non commercial.
Si vous souhaitez favoriser la diffusion de votre thèse, tout en la protégeant au maximum, nous vous conseillons cette option de diffusion. Il vous faudra alors en avertir la Bibliothèque universitaire au moment de votre dépôt, et intégrer la mention de la licence choisie dans tous vos pieds de page.

 

Pour définir précisément les usages autorisés sur son œuvre diffusée sur internet il est recommandé à l’auteur de la placer sous une des licences Creative Commons

 

Pour conclure, les doctorants et les chercheurs ont les mains libres pour choisir un contrat Creative Commons. En effet, tout comme les dispositions juridiques ne peuvent contraindre un doctorant à publier sa thèse sur Internet, elles ne peuvent le contraindre à l'adoption d'une licence Creative Commons (pas plus, qu'en théorie, il ne peut le contraindre au ©copyright). Si une licence CC n'est pas choisie, c'est par défaut que s'appliquera le droit d'auteur (mention "Tous droits réservés"). L'accord de l'auteur devra donc être obtenu pour toute reproduction et représentation. (Code de la propriété intellectuelle, art, L.122- 1).

Il suffit, pour ce faire, de bien définir en amont (et en cohérence avec les règles de l'université de soutenance)  les critères qui présideront à la diffusion de ce travail dans sa version immatérielle et d'en générer la licence CC la plus appropriée.

Et les thèses en cette année 2016 !!!!!!!!!

www.CarolineBach.com Moleskine + Thesis = Awesome (CC BY-ND 2.0)

www.CarolineBach.com Moleskine + Thesis = Awesome (CC BY-ND 2.0)

 

Depuis le 1er janvier 2016  41 thèses  soutenues à l'Université de La Réunions ont été introduites dans thèses.fr :

 

18 soutenues en 2016

23 soutenues en 2015

Vous trouverez également ici les thèses qui seront soutenues en décembre 2016

Les thèses que vous ne verrez pas apparaître ici, sont celles qui ont été soutenues et qui ne sont pas encore validées par nos soins (demande d'embargo, pv de soutenance pas encore remis, ...)


18
ont été soutenues  en 2016

(classées par date de soutenance)


5 : Via INTRANET uniquement (cela signifie que vous devez vous identifier)

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13 : Via INTERNET

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23
ont été soutenues en 2015

(classées par date de soutenance)


 5 : Via INTRANET uniquement (cela signifie que vous devez vous identifier)

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18 : Via INTERNET

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Listes des 10 thèses qui seront soutenues en décembre 2016


  • 01/12/2016, Alexis Cuvillier, Physiologie et biologie des organismes - populations - interactions, Herbiers marins de la Réunion : fonctionnement et dynamique dans un contexte anthropise.
  • 03/12/2016, Christine Françoise, Sciences de l'éducation, De l'obscuration des pratiques en situation de classe des maîtres débutants, éléments d'une compréhension des organisateurs de pratiques typiques de ces enseignants.
  • 05/12/2016, Natacha Cassam-Chenai, Sciences juridiques, La fiscalité des investissements immobiliers réalisés Outre-Mer
  • 07/12/2016, Mékala Venkatachalam, Agroalimentaire et Biotechnologie, Optimisation de la production et de l'extraction de molécules colorantes naturelles issues de la culture de champignons microscopiques
  • 07/12/2016, François Dumoulin, Génie des procédés (CNU62), Évaluation environnementale de projets de symbioses d'écologie industrielle territoriale : application à la gestion territorialisée de résidus organiques valorisés en agriculture dans l'ouest de la Réunion
  • 09/12/2016, Clément Trystam, Biologie Marine, Ecologie trophique de poissons prédateurs et contribution à l'étude des réseaux trophiques marins aux abords de La Réunion
  • 12/12/2016, Fanny Le Sage, Sciences de la vie et de la santé, Recherche de biomarqueurs d'effet anti-diabétique et anti-athérogène de molécules issues de la biodiversité végétale de La Réunion, en vue de lutter contre le diabète et ses complications vasculaires cérébrales
  • 12/12/2016, Carole Berthod, Sciences de la Terre et/ou Univers, Déclenchement des glissements de flanc sur des volcans actifs et inactifs : une comparaison géologique et numérique du Piton de la Fournaise et du Piton des Neiges
  • 13/12/2016,  Latufa  Youssouf, biochimie, Fonctionnalisation de biopolymères extraits de macroalgues pour encapsuler des principes actifs hydrophobes
  • 16/12/2016, Pauline Gelin, Ecologie marine, Délimitation d'espèces et connectivité chez les coraux du genre Pocillopora dans l'Indo-Pacifique

 

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La Réunion était présente aux journées ETD 2016

ETD2016_lille_logo_UDL_2 ETD2016_Lille_affiche

La 19ème édition du colloque international Electronic Theses and Dissertations (ETD) a eu lieu pour la première fois en France du 11 au 13 juillet 2016, grâce à l’Université de Lille, organisatrice de l’événement avec le Networked Digital Library of Theses and Dissertations (NDLTD).

Ces journées sont avant tout l'occasion de partager les expériences et les réflexions des différents établissements sur les thèses électroniques. 118 participants de 28 pays ont ainsi échangé et les communications se sont enchaînées pendant trois jours, alternant sessions plénières et sessions parallèles.

Concernant la France, L'ABES a présenté un poster détaillant notre infrastructure nationale et deux universités ont été conviées à présenter leurs circuits et leurs réalisations concernant les thèses électroniques, celle d'Aix Marseille et celle de La Réunion.

Un co-financement entre l'Université de Lille 3, le NTLTD et l'Université de La Réunion a permis la prise en charge de la participation des BU de La Réunion à cet événement. Grâce à ces efforts conjugués, nous avons pu présenter une communication sur les thèses à l'Université de La Réunion, sur notre action en matière de gestion et de valorisation de ces travaux, sur la publication sur HAL des articles de recherche, sur les formations auprès des doctorants tout en présentant les acteurs et le contexte français des thèses électroniques.

ETD2016_LaReunion

Retrouver le support de l'intervention en ligne

Quelques éléments de la chronologie réunionnaise :

  • une attention très tôt portée à la numérisation de nos thèses, pour pallier l'éloignement entre La Réunion et la métropole
  • l'exploration de solutions logicielles pour gérer les thèses numériques de leur traitement à leur diffusion en ligne
  • le choix de la plateforme publique TEL pour promouvoir la diffusion en libre accès
  • la mise à disposition du nouvel écosystème logiciel national des thèses par l'ABES : nous avons donc rejoint les outils nationaux (cf. poster ABES)
  • l'enrichissement et la valorisation des compétences des doctorants via la construction d'une offre de formation des doctorants

Une diffusion internationale :

diffusionthesesgéo

Evolution du nombre de consultations de 7 thèses réunionnaises depuis leur mise en ligne :

progdiffusiontheses

Les données de la recherche. La thématique mise en avant cette année portait sur  "Data and Dissertations". Comment gérer les données produites par les activités de recherche  des doctorants ? collectes d'informations, statistiques, données brutes, mesures, modélisations, corpus d'interviews, sondages, etc. Comment les récupérer, comment les rendre diffusables et sous quelles conditions ? L'enjeu est l'amélioration de la diffusion des résultats de la recherche, à la fois dans une perspective d'évaluation enrichie (vérification des résultats) et dans celle de réutilisation des données pour faciliter les futurs travaux (reproductibilité des expériences, réexploitation dans d'autres études ultérieures, etc.).

Source : http://www.re3data.org/

Plus d’articles sur les thèses ?

Ma thèse en 180 secondes : finale internationale

Après le Québec et la France, c'est le Maroc qui a accueilli la semaine dernière la  finale internationale du concours "Ma Thèse en 180 secondes". On pouvait la suivre en direct sur le site web marocain MT180.ma et sur Twitter. :

20 doctorants de 10 pays francophones présentent leur thèse en direct en 180 secondes

Parmi vingt les finalistes qui ont déjà bravé les différentes étapes des sélections locales puis nationales, nous retrouvons des représentants de la Belgique, du Bénin, du Cameroun, de la France, de l'Indonésie, du Maroc, du Québec, du Sénégal, de la Suisse et de la Tunisie.

Capture d'écran de MT180.ma

Tous ont 3 minutes chrono pour présenter leur thèse. Le défi est de taille car lorsque l'on décortique depuis des mois un sujet ardu, en explorant les travaux des autres chercheurs spécialistes, en proposant ses propres pistes, en concevant des modèles de données et d'interprétation, en multipliant les angles de vue, en accumulant les avancées, eh bien il n'est vraiment pas aisé de répondre à la commande :

L'objectif : "un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur son projet de recherche. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive !"

Au delà de la performance orale, l'aventure "Ma thèse en 180 secondes" permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en français et en termes simples, à un auditoire profane et diversifié. C'est à la fois une occasion formidable de visibilité de ses propres travaux et une expérience de médiation scientifique. Savoir valoriser ses travaux est assurément un plus !

Palmarès 2016 :

  • 1e prix du jury : Désirée Koening (Suisse) et les poissons-zèbres (lien vidéo)
  • 2e prix du jury : Maud Gratuze (Québec) sur la relation diabète / Alzeimer (lien vidéo)
  • 3e prix du jury : Nicolas Urruty (France) et les pesticides du blé (lien vidéo)
  • Prix du public : Chaimae Samtal (Maroc) sur le cancer de la prostate

Retrouvez tous les sujets de thèse des différents candidats sur le site marocain : http://www.mt180.ma/mt180/?q=/finalistes-2016

Et ici, on peut revoir la prestation de notre étudiant réunionnais lors de la finale nationale MT180 France :

Les Mardis des BU pour les doctorants en mars 2016

Nouvelle livraison des séances spéciales Doctorants organisées à la BU pour faciliter le quotidien des étudiants en thèse. Les séances se déroulent toutes le mardi en mars, dans le nord sur le campus du Moufia (BU Droit-Lettres généralement et parfois BU Sciences).

Pour les dates et lieux exacts, référez-vous au calendrier des formations des BU disponible ici sur le site web des BU : http://bu.univ-reunion.fr/se-former/agenda-des-formations/

Les "Mardis des BU" sont des séances organisées en partenariat avec les écoles doctorales pour aider les doctorants à mener leur projet de thèse. L'inscription se fait auprès de l'école doctorale (un minimum de 5 inscrits est nécessaire).