Nouveauté numérique : revues EDP Sciences accessibles en ligne et frais de publication couverts en open acess

Les collections numériques des BU de La Réunion s'enrichissent de plusieurs dizaines de revues diffusées par EDP Sciences, "éditeur scientifique, technique et médical français appartenant conjointement à la Société Française de Physique, à la Société Chimique de France, à la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles ainsi qu’à la Société Française d’Optique" (source).

L'accord signé par notre université est double : il concerne à la fois l'accès en ligne à 29 revues payantes dans les domaines scientifiques et médicaux et la prise en charge des frais de publication dans 32 revues diffusées gratuitement en open access mais qui requièrent des frais de publication pour les auteurs. Concrètement, cela signifie que les chercheurs de l'Université de La Réunion peuvent désormais publier gratuitement dans ces revues diffusées en open access, sans payer d'APC*. EDP Sciences propose une FAQ spécifique sur son site. N'hésitez pas non plus à solliciter vos bibliothécaires.

Liste des 29 revues payantes désormais accessibles avec vos logins numériques :

  • Annales de Limnologie / International Journal of Limnology (de 1965 à nos jours)
  • Aquatic Living Resources (de 2008 à nos jours)
  • Astronomy & Astrophysics (de 2001 à nos jours)
  • Biologie Aujourd'hui (de 2005 à nos jours)
  • Education thérapeutique du Patient / Therapeutic Patient Education (de 2009 à nos jours)
  • EPL (Europhysics Letters, de 2007 à nos jours)
  • ESAIM-COCV (European Series in Applied and Industrial Mathematics - Control, Optimisation and Calculus of Variations, de 1996 à nos jours)
  • ESAIM-M2AN (European Series in Applied and Industrial Mathematics - Mathematical Modelling and Numerical Analysis, de 1999 à nos jours)
  • ESAIM-PS (European Series in Applied and Industrial Mathematics - Probability and Statistics, de 1997 à nos jours)
  • EPJ The Applied Physics (European Physical Journal, de 1998 à 2017)
  • Europhysics News (de 2000 à nos jours ; revue en open access)
  • Histoire Epistémologie Langage (de 2015 à nos jours)
  • Journal de Physique Archives (à partir de 2017)
  • Matériaux et Techniques (de 2008 à 2017)
  • Mathematical Modelling of Natural Phenomena (de 2006 à nos jours)
  • Mechanics & Industry (de 2004 à nos jours)
  • Médecine Sciences (de 2001 à nos jours)
  • Metallurgical Research & Technology (de 2008 à nos jours)
  • Movement & Sport Sciences / Sciences & motricité (de 2002 à nos jours)
  • Natures Sciences Sociétés (de 1997 à nos jours)
  • L'Orthodontie française (de 2000 à nos jours)
  • Pédagogie médicale (de 2000 à nos jours)
  • Perspectives Psy (de 2004 à nos jours)
  • Psychologie clinique (de 2009 à nos jours)
  • Radioprotection (de 1990 à nos jours)
  • RAIRO - RO (Operations Research, de 1999 à nos jours)
  • RAIRO - ITA (Theoretical Informatics Applications, de 1999 à nos jours)
  • Revue d'Orthopédie dento-faciale (de 2013 à nos jours)
  • Revue française de Géotechnique (à partir de 2016)

Liste des 32 revues accessibles en open access dont les frais de publication sont pris en charge pour nos chercheurs (APC pré-payés) :

  • Annales de Limnologie / International Journal of Limnology
  • Aquatic Living Resources
  • Astronomy & Astrophysics
  • EPJ Applied Metamaterials
  • EPJ Applied Physics
  • EPJ Nonlinear Biomedical Physics
  • EPJ Nuclear Sciences & Technologies
  • EPJ Photovoltaics
  • EPN Europhysics News
  • ESAIM-COCV
  • ESAIM-M2AN
  • ESAIM-PS
  • International Journal for Simulation and Multidisciplinary Design Optimization
  • International Journal of Metrology and Quality Engineering
  • Journal of Space Weather and Space Climate
  • Manufacturing Review
  • Mathematical Modelling of Natural Phenomena
  • Mechanics & Industry
  • Médecine Sciences
  • Metallurgical Research
  • Parasite
  • Photoniques
  • RAIRO ITA
  • RAIRO RO
  • Regenerative Medecine Research
  • Renewable Energy and Environmental Sustainability
  • Sicot-J
  • Surgery and Medical Technologies
  • Sustainable Buildings

Licencesnationales.fr / Istex / IDEX

En complément à cet accord, et grâce à la nouvelle signature d'une licence nationale ISTEX, nous profitons depuis fin 2017 des archives de 90 revues éditées par EDP Sciences. L'accès en ligne concerne les articles publiés généralement depuis les origines des revues jusqu'aux numéros parus en 2012. Les prestigieux titres Journal de Physique et Le Radium sont inclus. Connectez-vous avec vos logins numériques habituels, comme pour les autres abonnements de l'Université de La Réunion :

Plus d'info sur les pratiques éditoriales : rubrique "publier"
Plus d'info sur les abonnements numériques de l'université de La Réunion : page Bases en ligne du site web des BU
Contacts : docelec[at]listes.univ-reunion.fr | archive-ouverte[at]univ-reunion.fr

 

BU Numérique : un résumé de l'année 2017 concernant la documentation numérique pour chercheurs et étudiants

Avant d'entamer le concert des nouveautés 2018 concernant les bibliothèques...

Et si l'on faisait le point sur tout ce qui s'est passé en 2017 concernant la documentation numérique utile aux chercheurs et aux étudiants ?

La BU Numérique vous propose ce résumé de l'année 2017 (PDF en ligne).

Vous y retrouverez la liste des actualités 2017 marquantes en matière de revues en ligne et de livres numériques. Nouvelles ressources, nouveaux modes de publication scientifique, projets des BU pour faciliter les usages de la documentation électronique, etc.  Accès: http://bu.univ-reunion.fr/fileadmin/Fichiers/bu/Documents_officiels_SCD/DOCELEC_Resume2017_UnivReunion.pdf

Pour rappel, toutes les ressources citées sont accessibles à distance avec vos logins numériques habituels. Les liens sont cliquables :-)1424

Semaine du Libre Accès 2017 #3 Diffuser sa thèse sous licence Creative Commons

La semaine de l'Open Access, du 23 au 29 octobre 2017, promeut le dépôt en archives ouvertes dans le domaine de la recherche universitaire.

A cette occasion, on remarquera qu'il est encore anecdotique aujourd’hui, à la consultation de thèses ou travaux de recherche en ligne, de constater qu’elles aient pu faire l’objet du choix d’une licence « Creative Commons » de la part de leur auteur.

C'est pourtant une option pertinente et juridiquement possible pour le doctorant ou le chercheur.

Creative Commons logo on the front of the shirt, par Andy Melton (Flickr/CC)

 

Petit préalable, rappelons ce que sont les Creative Commons. Il s’agit d’une boîte à outil qui supplée le système de protection juridique du droit d’auteur et dans les pays appliquant le droit d'auteir, de Common Law, du ©Copyright – jugé peu souple et inadapté aux usages numériques actuels (copie, réutilisation, modification). Cet ensemble de licences est proposé par l’organisation non-lucrative Creative Commons, animée par des volontaires du web participatif. En guise de résumé, le schéma ci-dessous précise les options possibles, de la plus ouverte (CC0, soit le domaine public ou le copyleft) à la plus restrictive (paternité de la création, non réutilisation commerciale, reproduction sans modification).

 

Les différentes options de licence Creative Commons

A noter que si la licence Creative Commons est purement déclarative (de l'auteur à son lecteur), elle se plie aux articles du Code de la propriété intellectuelle (articles L. 123-1 à 12 et exceptions prévues aux articles L. 132-19 et L. 211-4). C’est principalement sur la cession ou le renoncement aux droits de cession que les licences CC changent la donnent, mais aussi sur le droit moral de l’auteur sur son œuvre.

En 2006, Mathias Klang, responsable du projet Creative Commons pour la Suède prouvait son attachement total à ce système de licences CC, en diffusant sa propre thèse sous licence Attribution-Non commercial-Sharealike 2.5. Autrement dit, il s'agit d'une licence très restrictive, tandis que le contenu de la thèse en lui-même reste sous copyright.

Licence CC apposée sur la page de titre de la thèse de Mathias Klang "Disruptive technology : effects of technology regulation on democracy" (Université de Göteborg)

Sachez, chers doctorants, que si vous n’avez pas envisagé un contrat d’édition commerciale ou une publication en revue scientifique imposant un embargo, vous pouvez diffuser vos travaux sous licence Creative Commons. Il n’y a pas a priori de contradiction avec le dépôt et la diffusion de la thèse dans HAL et son signalement dans Theses.fr et le Sudoc. Logiquement, l’université de tutelle exigera de vous que la thèse ne puisse pas être amendée par un tiers (reproduction et partage à l’identique).

Si certaines universités ont fait le choix d’une incitation forte ou d’une obligation (c’est plus rare), vous êtes libre de définir plus précisément les termes du contrat que vous passez avec votre potentiel lecteur.

Contrat 1 : Paternité - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter cette création)

Contrat 2 : Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification (toute personne utilisant votre thèse devra mentionner le nom de son auteur et ne pourra ni modifier, ni transformer, ni adapter, ni utiliser cette création à des fins commerciales).

 

 

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

Les thèses dont l’auteur a autorisé la diffusion sur Internet sont accessibles à partir du portail UPhD et protégées par la « licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nd/3.0/fr/ ) et par la licence  « Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France » (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/) en fonction du choix de l’auteur de la thèse, ou par l’une des six autres licences définies par Creative Commons choisie par l’auteur.

 

En ce qui concerne les travaux universitaires, la licence CC la plus couramment employée est CC-BY-NC-ND : toute personne utilisant l’oeuvre doit mentionner le nom de son auteur. Il est possible de la reproduire et la diffuser librement, mais uniquement dans sa version originale (pas de modification, traduction etc. sans autorisation de l’auteur), et uniquement dans un but non commercial.
Si vous souhaitez favoriser la diffusion de votre thèse, tout en la protégeant au maximum, nous vous conseillons cette option de diffusion. Il vous faudra alors en avertir la Bibliothèque universitaire au moment de votre dépôt, et intégrer la mention de la licence choisie dans tous vos pieds de page.

 

Pour définir précisément les usages autorisés sur son œuvre diffusée sur internet il est recommandé à l’auteur de la placer sous une des licences Creative Commons

 

Pour conclure, les doctorants et les chercheurs ont les mains libres pour choisir un contrat Creative Commons. En effet, tout comme les dispositions juridiques ne peuvent contraindre un doctorant à publier sa thèse sur Internet, elles ne peuvent le contraindre à l'adoption d'une licence Creative Commons (pas plus, qu'en théorie, il ne peut le contraindre au ©copyright). Si une licence CC n'est pas choisie, c'est par défaut que s'appliquera le droit d'auteur (mention "Tous droits réservés"). L'accord de l'auteur devra donc être obtenu pour toute reproduction et représentation. (Code de la propriété intellectuelle, art, L.122- 1).

Il suffit, pour ce faire, de bien définir en amont (et en cohérence avec les règles de l'université de soutenance)  les critères qui présideront à la diffusion de ce travail dans sa version immatérielle et d'en générer la licence CC la plus appropriée.

Semaine du Libre Accès 2017 #2 Actualité des modes de publication scientifique : les preprints

Depuis plusieurs mois, le paysage informationnel scientifique connait un fort développement des plateformes web de preprints. En chimie et sciences de la vie, six archives d'articles librement accessibles en ligne ont ainsi ouvert dans les derniers mois :

 

 

Le mot Preprint, ou pré-publication désigne un article qui n'a pas encore été publié dans une revue mais dont les résultats deviennent publics via un entrepôt en ligne (repository ou encore archive). Ces plateformes web librement accessibles assurent à la fois stockage et diffusion en ligne des articles, comme arXiv.org l'une des premières grandes "archives" ouvertes à la reconnaissance internationale.

Pour faire le point sur les preprints :  Ce court billet de l’excellent blog Redaction Médicale et Scientifique fait le point sur ce mouvement actuel : http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2017/08/les-archives-ouvertes-de-preprints-se-d%C3%A9veloppent-rapidement.html

Quelques éclairages supplémentaires pour aller plus loin :

Le contexte. Cette appétence des chercheurs pour les preprints, qu'ils en soient les lecteurs ou les auteurs, participe du profond renouvellement en cours des pratiques de publication -- et plus largement d'éditorialisation de la science.

  • L'éditeur de revues n'est plus au centre du système.
  • On peut publier sans revue (archives de preprints, meta-revues, ou encore les réseaux sociaux académiques comme ResearchGate avec de nombreuses incertitudes).
  • On peut s'évaluer autrement : la relecture par les pairs peut par exemple se faire après la publication (post-peer-review), de façon ouverte voire anonyme ou pas.
  • On peut même presque tout lire sur des plateformes pirates (cf. notre billet sur SciHub).

Des plateformes numériques dédiées aux preprints : pour faciliter la création d’entrepôts de preprint, de nouvelles offres techniques se mettent en place. Exemple : un nouveau service en ligne, l’OSF Preprint propose de créer des archives de preprints librement accessibles en ligne, utilisant l’Open Science Framework (gratuit et open-source). On peut également retrouver les différentes archives thématiques sur le site web d’OSF Preprint : en plus des nouvelles citées plus haut, AgriXiv (agriculture), BITSS (méthodologie de la recherche), engrXiv (ingénierie),  LawArXiv (droit),  PsyArXiv  (psychologie), SocArXiv  (sciences sociales), Thesis Commons (theses and dissertations), et  OSF Preprints (toutes disciplines).

Les acteurs des preprints : là encore, nous retrouvons à la fois les acteurs du libre accès, comme le Center for Open Science, et les éditeurs traditionnels, comme Elsevier ou l’ACS.

  • On voit ainsi Elsevier conforter sa présence dans le monde des prépublications avec la création successive de BioRN (juin 2017) et chemRN (août 2017), après son rachat du célèbre réseau de recherche en sciences sociales SSRN (2016) et, tout récemment, le rachat de Bepress (août 2017).
  • Des rachats qui n'ont pas fini de susciter polémique et mécontentements auprès des chercheurs inquiets de la perte d'indépendance de leurs outils de diffusion. En témoigne le lancement ces derniers jours de l'Opération beprexit (pour "bepress exit") : l'université de Penn s'organise pour quitter l'écosystème web des grands éditeurs et se tourner vers des plateformes ouvertes et librement modifiables (open source). Tous les détails sur l'opération beprexit ici

Preprint et rigueur scientifique ? Question fréquente même si le problème ne concerne pas que les preprints, ni plus largement les publications en open access : les articles relus, validés et publiés dans de grandes revues d’éditeurs scientifiques font aussi régulièrement l’objet de critiques voire de dé-publication (on parle de retraction : cf. blog Retraction Watch).

  • Attention, comme pour les revues, il existe des archives de preprints « prédatrices », de mauvaise qualité scientifique : ChemArxiv qui joue sur la ressemblance avec la toute nouvelle ChemRxiv d’ACS en cours de lancement (source ACS)

Droits et éditeurs : Liens entre preprint et la publication chez un éditeur : Pour une liste de maisons d'éditions et de revues utilisant des preprints.

Ajout du 27/10/2017
Vers une reconnaissance des preprints dans les carrières ? "Un collectif français d'institutions déclare que les preprints peuvent être pris en compte dans les CV !" (source : l'excellent blog Rédaction médicale)

Logos des institutions reconnaissant les preprints (même source)

Pour conclure en image, voici quelques logos de plateformes ("archives") de preprints :

Publications scientifiques en ligne : bataille autour de Sci-Hub

Le point de rentrée sur une plateforme qui bouscule les pratiques éditoriales de la recherche.

Sci-Hub est un site web qui regroupe des millions d'articles scientifiques issues de la recherche. Toutes ces publications y figurent illégalement, sans l'accord des éditeurs qui commercialisent les revues. C'est pourquoi on parle de "PirateBay des chercheurs" ou encore de "black open access", ceci par opposition aux vraies publications en "open access", ces publications légalement et librement accessibles en ligne qui se développent depuis des années pour améliorer l'accès de tous aux résultats de la recherche.
Voilà pour la terminologie qui situe bien Sci-Hub, créé en 2011, au coeur des plateformes scientifiques.

Sci-Hub est désormais le site le plus utilisé dans le monde pour l'accès aux publications scientifiques. Comment on en est-on arrivé là ? piratage, coûts toujours croissants des abonnements numériques aux revues, difficultés financières des universités, inégalités mondiales, praticité d'une plateforme unique même erratique...? Un article retrace les grandes étapes : https://scholarlykitchen.sspnet.org/2017/09/05/sci-hub-moves-center-ecosystem/

Ce que contient Sci-Hub : 68,9% de toute la recherche académique. 85,2% des articles publiés dans des revues payantes. Beaucoup d'articles très récents. Source :

source : extrait de Sci-Hub Stats Browser (09/2017)

Qui l'utilise ? une étude de 2016 l'annonce clairement : "tout le monde", dans les pays riches comme dans les pays pauvres, et y compris dans des institutions payant déjà de nombreux abonnements aux revues scientifiques en ligne : http://www.sciencemag.org/news/2016/04/whos-downloading-pirated-papers-everyone

Sci-Hub activity on 5 February 2016 - (source : cliquer sur le lien)

Des poursuites judiciaires en cours. Après Elsevier, c'est ACS qui en réclame la fermeture : https://www.insidehighered.com/quicktakes/2017/09/06/american-chemical-society-moves-block-access-sci-hub

Un site web régulièrement inaccessible. Le site change souvent d'adresse. Il peut aussi être complètement bloqué comme en septembre 2017 en Russie (blocage volontaire par sa fondatrice, en réponse à des intimidations et des critiques).

Le piratage massif signe-t-il la fin du modèle économique des abonnements payants? Y concourt déjà depuis de nombreuses années, légalement, le développement des publications en open access, dont la vogue actuelle des plateformes ouvertes de preprints est une extension (billet à venir). Si les géants de l'édition scientifique multiplient les attaques, et pas seulement contre Sci-Hub (Research Gate, Academia), ils sont aussi en train de diversifier leurs modèles économiques et leurs activités, et là aussi depuis plusieurs années : frais de publication en gold open access, rachat de plateformes de preprints (SSRN et bepress pour Elsevier), investissement dans les systèmes d'évaluation et de pilotage de la recherche.

A suivre donc !

>>> Plus d'articles sur l'édition scientifique ? suivez nos liens thématiques ci-bas

Note sur les couleurs de l'open access
- "green open access" : les auteurs ont fait légalement le choix d'une publication en ligne dans une archive ouverte (comme HAL-Réunion) ou dans des plateformes de preprints
- "gold open access", ou encore modèle "auteur payeur"  : les auteurs ou leur institution paient pour publier dans une revue avec la modalité d'une diffusion gratuite à tous de leur article
- "black (ou dark) open access" : accès pirates, il ne s'agit pas d'open access.