Lire et écouter Simone Veil

Un hommage possible à Simone Veil est de prendre le temps de la lire ou de la réécouter. Dans les archives sonores en ligne, ou dans les bibliothèques de l'Université de La Réunion vous trouverez notamment ces 6 propositions :


"Une vie". Dans son récit autobiographique paru en 2007 Simone Veil évoque sa jeunesse, son expérience des camps de concentration et ses engagements politiques : femmes, santé, Europe. > Lire un extrait en ligne (éditions Stock)
Un DVD documentaire retrace également son parcours : Simone Veil, Une histoire française (2004)

Droits et santé des femmes. Le vote en 1974 de la loi sur la légalisation de l'avortement, communément appelée Loi Veil, fit l'objet de grands débats, houleux, violents : "Je n'ai jamais ressenti autant de haine, une vraie haine, une haine qui veut tuer", confiera Mme Veil. Il y eut aussi de grands plaidoyers. Dans les archives de Radio France, on peut réentendre le discours de Simone Veil, alors ministre de la santé,  à l'Assemblée Nationale le 26 novembre 1974. Côté cinéma, c'est Emmanuelle Devos qui incarne la politicienne à ce moment clé de l'histoire des femmes dans le film La loi (le combat d'une femme pour toutes les femmes).

source : Internet Archive / Assemblée Nationale

Témoigner. Simone Veil, comme d'autres, a raconté les camps.  "Ce qui est insupportable, c'est de parler et de ne pas être entendu" (archives sonores de Radio France). A l'occasion d'un colloque sur l'histoire de la Shoah (1992), elle confiait avec beaucoup d'humilité ce regard de témoin. Elle rappelait, et c'était l'un des buts du colloque, l'importance d'articuler et faire dialoguer témoignages et Histoire. Tous deux partagent la même quête de réponses "à ce qui demeure largement inimaginable et incompréhensible". Tous deux rencontrent des obstacles : mur de silence, déni, urgence du consensus et de la reconstruction. Ils s'interpénètrent, se complètent, par delà les contradictions inévitables des paroles des survivants. "Le temps des historiens est venu" répétait-elle. Toujours en réflexion, elle s'interrogeait sur l'opportunité d'une loi sanctionnant le négationnisme :

"Y a-t-il lieu d'adopter une démarche de caractère exceptionnel, sans précédent, s'agissant de la Shoah ? La vérité historique doit-elle faire l'objet, en l'espèce, d'une protection juridique particulière?" (Réflexions d'un témoin)

En réponse elle invitait à s'engager dans l'analyse des "formes variées de résurgence de racisme", et dans la défense de la démocratie.

Références et accès : 

Idées lectures... spéciales Culottes ! BD, Jeunesse et Histoire

 

C'est sur un blog du Monde.fr, baptisé "Culottées" que Pénélope Bagieu proposait chaque lundi de parcourir, en bande dessinée, le chemin de "femmes qui ne font que ce qu'elles veulent". On retrouve ces chroniques historiques et souvent drolatiques en version imprimée dans deux belles éditions cartonnées de chez Gallimard :  deux beaux volumes parus en 2016 et 2017.

Autre blog (et BD), autre approche. Avec son blog Commando Culotte, Mirion Malle s'intéresse au cinéma et aux séries télé pour débusquer les stéréotypes liés au genre. Quelle est la place des femmes dans la culture pop ? Quels impacts dans nos représentations -- et donc dans notre vie quotidienne ? Ses démonstrations, qui puisent aux sources des grands classiques actuels (Games of Thrones, par exemple), sont autant d'invitations à la réflexion sur des mécanismes loin d'être neutres.

Rien à voir avec le sujet..  mais la culotte est aussi une grande héroïne de livres jeunesse pour tout-petits, comme avec cet album d'Alan Mets "Ma culotte" : "

"Où il est question d'un loup amoureux, d'une belle culotte rouge, d'un gigot sur pattes qu'on enferme à clé avec du thym pour lui donner bon goût, d'un rendez-vous galant et d'un imprévu." (source : Ecole des Loisirs)

Livre disponible à la BU Bellepierre: J 808.89 ME

Enfin, il y a aussi les Sans-Culottes ! Grâce à la nouvelle collection de livres numériques en histoire de chez Numérique Premium, plongez-vous dans la langue savoureuse de la Révolution Française avec cet ouvrage "Parlez-vous sans-culotte ? Dictionnaire du Père Duchesne, 1790-1794" de Michel Biard.

Livre numérique disponible en ligne avec vos logins informatiques habituels. Pour connaître la liste complète de nos collections numériques, vous pouvez explorer notre page "Bases en ligne".

Bonnes lectures !

Les femmes et la Recherche à l'Université de La Réunion

Les chercheuses et chercheurs de l'Université de La Réunion (Faculté de Lettres et Sciences humaines) se sont penchés sur le thème des femmes en lien avec leurs axes de recherches : colloques, articles dans des revues, ouvrages sont le résultat de leurs travaux.

Le BTCR (Bureau Transversal des Colloques, de la Recherche et des Publications) a sélectionné les ouvrages rédigés par les chercheuses et chercheurs de l'Université où les femmes sont mises à l'honneur :

 

- V. Andrianjafitrimo-Magdelaine et M. Arino (dir.), ILES/ELLES. Résistances et revendications féminines dans les îles des Caraïbes et de l'océan Indien (XVIIIe-XXIe siècles), Editions K'A, Université de La Réunion, 2015.

- M.-F. Bosquet et C. Meure (dir.), Le Féminin en Orient et en Occident, du Moyen Age à nos jours : mythes et réalités, Publications de l'Université de Saint-Etienne, Université de La Réunion, 2011.

 

 

- N. Dodille, Yvonne Blondel. Journal de guerre 1916-1917. Front sud de la Roumanie, Paris, L'Harmattan-Université de La Réunion, 2001.

 

- C. Duboin (dir.), Urban America in Black Women's Fiction, Alizés n°22, Université de La Réunion, juin 2002.

 

- C. Féral (dir.), Women in Multicultural South Africa, Alizés n°14, Université de La Réunion, Décembre 1997.

 

 

- C. Féral et J.-L. Clairambault, Images de femmes, Alizés n°4, Université de La Réunion, octobre 1992.

 

- S. Geoffroy et S. Jorrand (dir.), Maternité, paternité, parentalité à la lumière du genre, Université de La Réunion, Epica Editions, 2014.

 

- S. Geoffroy, C. Féral, S. Jorrand et M.-F. Bosquet (dir.), Genre et dynamiques interculturelles : la transmission, Paris, L'Harmattan, Université de La Réunion, 2012.

 

- M. Latchoumanin (dir.), Conception et maternités chez les mineures à La Réunion, Université de La Réunion, 2012.

 

- L. Pourchez et S. Dupé (dir.), Les grossesses chez les mineures à La Réunion : étude anthropologique, Université de La Réunion, Océan Editions, 2011.

 

- L. Royer (dir.), Women's Rights, Human Rights, Alizés n°38, Université de La Réunion, Décembre 2013.

- C. Sambo et B. Terramorsi (dir.), Les filles des eaux dans l'océan Indien. Mythes, récits, représentations, Paris, L'Harmattan, Université de La Réunion, 2010.

 

- S. Staudacher-Valliamée (dir.), La femme et les sociétés pluriculturelles de l'océan Indien, Paris, SEDES, Université de La Réunion, 2002.

8 Mars, une journée au pluriel

L'une des victoires que l'on peut souhaiter à la Journée des femmes, c'est qu'enfin, en France, on l'appelle Journée des Femmes. Partout - dans les médias, comme sur les lieux de travail, dans les boutiques comme dans les espaces publics.

Parce que "la" femme, essentialiste et réductrice, facilite les opérations de communication à bas coût dans les médias et les commerces : hommages à "la" femme (douce, militante, aimante, combative), homélies "femmes je vous aime", etc. Pourtant, cette journée est tout de même un peu plus que des histoires d'exception, de roses et de rouges à lèvres... non ?

Justement, le site 8mars.info nous rassure sur le sujet et revient sur l'histoire internationale (et ouvrière) de cette journée, et sur ce fameux pluriel qui semble avoir tant de mal à passer dans nos usages français :

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Un symbole : en anglais, l'ONU communique bien sur le Women's Day (pluriel donc). Le site web français de l'ONU le traduit bien désormais aussi en Journée internationale des Femmes... mais les métadonnées qui apparaissent dans les moteurs de recherche, elles, sont encore au singulier!

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Résultats d'une recherche sur Qwant le 28/02/2017

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Pourtant, sur la page "Comment dit-on ? Au pluriel, voilà pourquoi", on y découvre :

"Depuis 2016 le Comité ONU Femmes France s’engage à mener une campagne active pour que ces mauvaises traductions soient corrigées".

Une volonté louable de l'ONU qui illustre l'importance de bien nommer cette journée. Mais, le diable se nichant (aussi) dans les détails, il reste du travail...!

Parce que les mots sont importants. Pour se convaincre du pouvoir des mots et de leur incidence dans les représentations sociales collectives et individuelles, on peut mettre à profit ces quelques lectures disponibles dans les bibliothèques de l'Université. Les chercheurs en sciences sociales investissent le champ linguistique depuis des années pour mettre à jour les relations de pouvoir et les biais psychologiques et sociaux induits par le choix des mots.

Parce que l'histoire (et le choix de la date) importe aussi. Dans une même perspective, on peut citer ce numéro de la revue Travail, Genre et Sociétés,  disponible en ligne sur Cairn, qui affirme "Le genre masculin n'est pas neutre".

Dans l'article intitulé "Journée internationale des femmes : à la poursuite d’un mythe" la chercheuse Françoise Picq propose un retour historique sur la journée internationale des femmes, qui a connu diverses évolutions, au gré des groupes qui ont porté cette journée mondiale, du monde ouvrier aux féministes des années 70s. C'est justement lorsque des féministes "en quête de leur histoire" prospectent sur les origines de cette journée mondiale que l'on découvre qu'il n'existe finalement guère de traces des fameuses grèves de couturières new-yorkaises en lutte pour leurs conditions de travail le 8 mars 1857. Par ses résultats inattendus, cette recherche des origines ouvre la voie à d'autres questionnements :

"Commémorer le combat d’ouvrières pour leurs conditions de travail, n’était-ce pas privilégier une version féminine de la lutte des classes et exclure d’autres aspects de la lutte des femmes, d’autres revendications. Mobilisations féministes pour les droits civils et civiques, pour le droit à l’instruction et l’ouverture aux femmes des professions qualifiées ; mais aussi défense du droit au travail des ouvrières, y compris contre les ouvriers ligués contre elles ?"

Cela étant dit, on peut passer à l'essentiel : s'intéresser aux droits des femmes, aux leviers d'action pour donner du pouvoir aux femmes (empowerment) et valoriser les actions déjà passées et les figures motivantes et décomplexantes : l'Université de La Réunion (dont vos BU) vous en parle toute la semaine !

A retrouver sur notre blog :

Bonne journée du 8 mars à toutes et tous!

Les BU se mobilisent pour les femmes

 

L'Université de La Réunion, à l'initiative de la Vice-Présidente Egalité Femmes-Hommes, organise du 6 au 12 mars 2017 une semaine thématique sur les femmes.

Les BU s'associent à cette manifestation en proposant des sélections thématiques sur les femmes en lien avec les collections spécialisées de chaque BU.

Livres, bandes dessinées, DVD, articles de revues :
les femmes à l'honneur dans les BU

 

 

  • Femmes scientifiques et femmes dans la BD à la BU Sciences : on pourra également relire les billets de blog diffusés en 2016 :

Sélection de l'année 2017

 

 

 

  • Femmes de l'océan Indien

 

 

 

Femmes d'exception

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres-Océan Indien vous propose du 6 au 11 mars une sélection thématique :

" Ces femmes d'exception "

Venez découvrir ou redécouvrir ces femmes qui ont marqué l'histoire, la littérature, l'art,... chacune à sa manière !

Par exemple :index

Simone Veil : Grande dame, rescapée d‘un camp d’extermination, politicienne qui défendra notamment le Droit à l’avortement en 1974 à l’Assemblée nationale, élue à l’Académie Française en 2008.

Les Soeurs Grimké : femmes américaines militantes actives contre l’esclavage et pour les droits des femmes au XIXe Siècle.

Louise Michel : institutrice, militante lmanarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris.

Wangari Maathai : Née en 1940 au Kenya, Wangari Maathai a fait ses études aux États-Unis et en Allemagne. Pour son militantisme en faveur de la protection de l'environnement et des droits des femmes, elle sera la première Africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix.

mais aussi : Jeanne d'Arc, Lucie Aubrac, Cléopâtre,  Élisabeth I et II, Catherine de Médicis, Simone de Beauvoir,...

Liste complète en cliquant ICI !

Women Sports

WomenSports

Women Sports est la 1ère plateforme multimédia intégralement dédiée à la thématique des femmes et du sport.

News, résultats, sport plaisir, femmes d'influence, business : toutes les actus sur les femmes et le sport.

Women Sports c'est :

  • Un magazine distribué en kiosques partout en France
  • Un site web : womensports.fr
  • Une présence majeure sur les réseaux sociaux

Pourquoi un nouveau media ?
Cette plateforme est née du constat des six fondateurs : la femme qui s’affirme sur la scène sportive tant dans sa pratique que sur les podiums n’est pas assez médiatisée.
Women Sports traitera l’ensemble des phases du jeu : résultats sportifs, sport de haut niveau, sport de loisir, conseils pratiques, shopping, sujets sociétaux, people.
Women Sports va offrir à chaque femme la liberté de se distraire, se documenter, d’apprendre, d’échanger, de communiquer, de vivre son sport comme elle l’entend.

 

Une plateforme multimédia
Women Sports a été conçu comme un véritable hub multimédia qui accompagne la femme dans chaque moment de sa vie.
Au quotidien via le site web womensports.fr. Pour suivre l’information en temps réel, échanger sur les nouvelles pratiques, être immédiatement avertie des nouvelles tendances.
En permanence sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter pour partager son expérience.
Et chaque trimestre dans les kiosques avec un magazine de 68 pages pour apprendre, découvrir, se documenter, comprendre. (Contact presse : Lorraine Deloison)

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A suivre sur les réseaux sociaux :

Dans vos BU :
Les Bibliothèques de l'Université de La Réunion vous proposent de nombreux documents (livres, revues, DVD, travaux académiques) sur la thématique du sport et des femmes.

Women Sports est édité par Sport & Sponsoring Media Group.

 

Femmes de sciences : Sophie Germain

Marie-Sophie Germain - Domaine public

Il y a 240 ans, le 1er avril 1776, naquit Marie-Sophie Germain dans une famille bourgeoise de Paris. Elle se prend de passion pour les mathématiques à l'âge de 13 ans, après avoir lu un chapitre d'ouvrage sur Archimède. Elle fut particulièrement touchée par la légende de sa mort aux mains d'un soldat romain alors qu'il traçait des figures géométriques sur le sol. Autodidacte, elle se forma en mathématiques, malgré l'opposition de sa famille qui fit son possible pour l'en empêcher. Devant la détermination de Sophie, son père plia et la laissa étudier un domaine considéré comme exclusivement masculin.

Elle apprend qu'un étudiant de l'Ecole Polytechnique ne va plus en cours et demande, par correspondance et en utilisant le nom de cet étudiant, à recevoir les polycopiés distribués à l'Ecole Polytechnique, interdite aux femmes. Sophie correspondit avec certains des professeurs, dont Joseph-Louis Lagrange, sous le nom de cet étudiant absentéiste. Lagrange finit par découvrir la supercherie, mais lui conserva son amitié.

Sophie s'intéressa particulièrement au dernier théorème de Fermat. C'est en travaillant dessus qu'elle démontra ce qui fut ensuite désigné comme le théorème de Sophie Germain. Elle prit contact, toujours son nom d'emprunt masculin, avec le "prince des mathématiciens" Carl Friedrich Gauss. Lorsque l'armée napoléonienne reçut l'ordre d'envahir la Prusse, Sophie demanda au général Pernety de s'assurer qu'il n'arriverait rien à Gauss, craignant qu'il ne subisse le même sort qu'Archimède. C'est ainsi que Gauss apprit l'identité réelle de son correspondant français.

En 1811, elle présenta pour la première fois sous son vrai nom une réponse au concours de l'Institut de France sur la formulation mathématiques et l'élasticité des corps. C'est à sa troisième soumission, en 1816, que le jury considéra son travail comme satisfaisant et lui attribua comme prix une médaille en or. Médaille qu'elle n'ira pas chercher, estimant que le jury n'avait pas jugé son travail à sa juste valeur du fait qu'elle était une femme. Grâce au soutien de Joseph Fourier, elle sera la première femme autorisée à assister aux séances de l'Institut de par ses propres mérites : les autres étaient acceptées en tant qu'épouses de membres.

Elle mourra d'un cancer du sein en 1831, avant de pouvoir recevoir un doctorat honorifique de l'université de Göttingen, sur la suggestion de Gauss.

Pour en savoir un peu plus sur Sophie Germain (en ligne) :

Ses écrits (en ligne) :

Sur son oeuvre (en ligne) :

image : Marie-Sophie Germain (domaine public)

Femmes de sciences : Irène Joliot-Curie

Irène Joliot-Curie (1897-1956), c. 1935 - Smithsonian Institution - Aucune restriction de droits d'auteur connue

Irène Joliot-Curie (1897-1956), c. 1935 - Smithsonian Institution - Aucune restriction de droits d'auteur connue

Il y a 60 ans, le 17 mars 1956, s'éteignait une des scientifiques françaises les plus connues : Irène Joliot-Curie. Fille aînée de Pierre Curie et de Marie Curie (née Sklodowska), elle naît le 12 septembre 1897 à Paris.

Durant la Première guerre mondiale, elle aide sa mère à effectuer des radiographies des blessés pour localiser les balles et autres débris avant que les chirurgiens n'opèrent. Elle en profite pour passer le diplôme d'infirmière. En 1918, tout en continuant ses études, elle entre à l'Institut du radium en tant que préparatrice pour sa mère. Elle soutiendra en 1925 sa thèse sur les rayons alpha du polonium. Elle épouse en 1926 Frédéric Joliot et ils travailleront désormais ensemble.

Leurs travaux leur permettront en janvier 1932 de découvrir un phénomène de projection de photons. Leur interprétation erronée permettra à James Chadwick de découvrir le neutron un mois plus tard. En 1934, ils découvrent les premiers éléments radioactifs artificiels. Cette découverte leur vaudra en 1935 de recevoir le prix Nobel de chimie. Elle mènera aussi à la mise au point des isotopes médicaux.

Irène mènera avec Pavel Savitch des recherches sur les isotopes créés par bombardement de l'uranium. Les publications qui résultent de ces recherches ont permis la découverte de la fission de l'atome par les allemands Otto Hahn et Fritz Strassman en collaboration avec Lisa Meitner.

En 1936, elle est nommée sous-secrétaire d'Etat à la recherche scientifique. Elle fait partie des trois première femme à entrer au gouvernement. Il est intéressant de se souvenir qu'à cette date, les femmes françaises n'ont pas encore le droit de vote. Elle ne restera par choix que trois mois, mais elle a commencé à travailler sur le projet de création du CNRS, qui sera repris par son successeur, Jean Perrin. Elle augmentera aussi les salaires et les moyens des chercheurs.

En 1937, elle remplace son mari en tant que maître de conférence à la faculté des sciences de Paris. En 1946, elle prend la tête du laboratoire de physique-chimie de l'Institut du radium. Un mois plus tard, elle obtient la chaire de physique générale et radioactivité de la faculté des sciences. Elle travaillera sur un projet de laboratoires plus vastes près d'Orsay, afin d'y accueillir des accélérateurs de particules, mais elle décèdera avant la fin des travaux.

A la création du CEA en 1948, elle fera partie des premiers Commissaires à l'Energie atomique nommés pour un mandat de six ans. Il ne sera pas renouvelé pour Irène Joliot-Curie pour cause de sympathies communistes.

Elle milita contre l'utilisation militaire de l'énergie atomique et reçut en 1950 le prix international de la paix. Elle était membre de l'Union des Femmes Françaises, un mouvement féministe qui prône la parité entre hommes et femmes.

Elle mourut le 17 mars 1956 des suites d'une leucémie due à sa longue exposition aux radiations.

Pour en savoir plus :

La page dédiée du site web de la fondation du prix Nobel sur Irène Joliot-Curie.

Le site web du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche sur le prix Irène Joliot-Curie, qui souligne l'importance des femmes dans la vie scientifique française.

Un texte de Françoise Balibar, professeur émérite à l'Université Paris VII, écrit à l'occasion des 50 ans de la mort d'Irène Joliot-Curie.

L'hommage à Irène Joliot-Curie, diffusé à la télévision le 21 mars 1956, sur le site de l'INA.

Irene Joliot-Curie, une féministe engagée ? Article de Louis-Pascal Jacquemond publié dans Genre & Histoire [En ligne], 11 | Automne 2012, mis en ligne le 02 août 2013, consulté le 7 mars 2016.

Marie Curie et Irène Joliot-Curie. Le féminisme arcouestien, Article de Christine Bard, Revue de la BNF 2/2009 (n° 32), p. 30-41.

Journée des femmes à la BU Sciences

Happy Women's Day, Dear Ladies ! By Mariusz Szczepanik (CC BY-NC-ND 2.0)

Happy Women's Day, Dear Ladies ! By Mariusz Szczepanik (CC BY-NC-ND 2.0)

 

 

 

 

 

 

 

 

La BU Sciences présente sur ses tables thématiques une sélection de livres, DVD et bandes dessinées pour illustrer et accompagner la Journée des femmes (8 mars)

Bandes dessinées

DVD

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Livres

Portraits : lisez les portraits de femmes qui se trouvent dans ces ouvrages :

Et un portrait de Wislawa Szymborska dans le Hors-série de la revue de mathématiques  "Tangente" : Mathématiques et littérature : une fascination réciproque (N° 28 de 2007)

Et ailleurs :

« Les femmes ne se demandent pas si une chose est possible, mais si elle est utile et, alors, elle l’accomplissent. » Louise Michel

 

 

 

Les ingénieuses sont talentueuses

ExpoIngenieures2013

 

 

 

Les ingénieuses de l'ESIROI vous présentent leurs talents : venez les découvrir à la BU des Sciences (Campus du Moufia) du 4 au 30 avril 2013

Horaires d'ouverture de la BU :
- du lundi au vendredi : de 8h00 à 19h00
- le samedi de 8h00 à 13h00
Pour plus d'iformations, veuillez contacter M. Yves Bouhin