8 Mars / Ouvrir les imaginaires

Il n'y a pas que le 8 mars pour parler des droits des femmes et de leurs rôles dans nos sociétés, mais c'est une occasion de faire le point, chaque année, sur l'état d'avancement des inégalités.

Crédits : DesignLagartija, via Redbubble

"Moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes".

Cette sous-représentation des femmes dans la recherche s'accompagne de fortes disparités selon les disciplines :

"Selon les données de l'UNESCO (2014-2016), environ 30% seulement des étudiantes choisissent des domaines liés aux STEM (Sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) dans l'enseignement supérieur. À l’échelle mondiale, le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible dans les domaines des Technologies de l'information et des communications (3%), des sciences naturelles, des mathématiques et de la statistique (5%) et dans les domaines de l’ingénierie, de la fabrication et de la construction (8%). Depuis longtemps, les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science.  "
(Source : ONU , consulté le 7/3/2019)

En France, la situation ne semble pas évoluer favorablement, contrairement à la tendance mondiale d'une meilleure représentation. Une infographie diffusée chez L'Etudiant (2017) montre que la part des femmes en niveau Licence et Master dans les formations scientifiques et techniques a baissé ces dernières années. En cause : les stéréotypes, dont le poids explose à l'adolescence, moment des choix d'orientation. Comment lutter contre les stéréotypes ?

Des imaginaires bridés

Ce tweet de l'UNESCO diffusé le 28 février 2019 :

Seulement 1 biographie sur 6 sur #Wikipedia concerne une . Cela ne doit-il pas changer ? Aidez-nous à combler le fossé entre les et les dans l'espace numérique ! Le 8/03, rejoignez #wiki4women! Inscrivez-vous en ligne

A l'occasion de la nouvelle journée internationale des femmes, Wikipédia et l'UNESCO lancent donc une campagne d'appel à contribution : aidez-nous à inscrire les femmes dans la plus grande encyclopédie libre du monde ! A ce jour, elles ne représentent que 1/6 des biographies disponibles sur Wikipedia.

Wikipédia a raison : la visibilité des femmes dans les espaces publics de reconnaissance des "grands hommes" est encore faible, et pas que sur le net. Noms de rues, ou d'amphithéâtres [Note 1], manuels d'histoire, encyclopédies, films sur les grandes figures de l'histoire, romans d'aventure et de conquête, séries animées... : les femmes sont encore largement sous-représentées et cela bride l'identification et l'imagination des jeunes. La télévision reflète la même réalité : seuls 12% des personnages ayant un travail lié aux sciences, technologies, ingénierie et médecine sont des femmes [Note 2].

Etude de Duke Université à partir du test Bechdel appliqué à des films

On peut aller plus loin et évoquer le "Bechdel Test", ce test proposé par l'auteure Alison Bechdel pour mesurer la qualité de la représentation des femmes dans un film :
1.est-ce qu'il y a plus d'un personnage féminin nommé ? (un vrai rôle)
2.est-ce que 2 personnages féminins se parlent ?
3.est-ce qu'elles parlent d'autre chose que d'un homme ? si oui, le test est réussi. L'équivalent racial existe et l'on sait que beaucoup de films ne le réussissent pas non plus...[Note 3]

Ouvrir les imaginaires

On peut changer cela ! Les initiatives se multiplient pour mettre en avant des exemples valorisants de femmes qui choisissent leur métier, leur rôle, leur vie. Quelques liens utiles :

  • Des albums, romans, posters, dessins animés, etc. valorisants pour débrider l'imaginaire de nos jeunes, dès le plus jeune âge : le site est en anglais mais mérite une visite pour les éducateurs ou les parents curieux :   https://www.amightygirl.com
  • Pour des ressources en français : le blog Fille d'album fournit un travail salutaire de décryptage et de sélection de lectures/CD/vidéos jeunesse anti-sexistes.
    Les bibliothèques publiques ont aussi un rôle à jouer dans l'ouverture des imaginaires 🙂

A la BU Sciences, on peut par exemple découvrir des héroïnes pas comme les autres dans le comics Miss Marvel et la série Bitch Planet.

Bonne journée du 8 mars à toutes et tous!
Un billet de Gwenaëlle Marchais

Le sujet vous intéresse ? Retrouvez sur notre blog, nos diverses sélections sur la question de genre : livres, BD, DVD, travaux des chercheuses de La Réunion, etc. http://blog.univ-reunion.fr/blogpapang/tag/femmes/

Pour aller plus loin :

[Note 1] Le Pôle Egalité de l'université de La Réunion milite pour le renommage des amphithéâtres, cf. programme 8 Mars 2019

[Note 2] Etude « Gender Bias Without Borders », réalisée par le Geena Davis Institute, 2015 et cité par l'ONU : http://www.un.org/fr/events/women-and-girls-in-science-day/

[Note 3] La très sérieuse université Duke propose une étude sur des films récents. La BD Commando Culotte passe un certain nombre de séries et films cultes au cribble de ce genre d'analyses genrées. BD dispo à la BU Sciences.  Exemple avec Game of Thrones : http://www.mirionmalle.com/2014/05/game-of-thrones-feat-tarmasz.html.

8 Mars : Journée internationale des droits des femmes

L'équipe de la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres-Océan Indien (BUDLOI) vous a sélectionné des ouvrages à emprunter ou lire en ligne :

Livres à emprunter :

et d'autres ouvrages à découvrir dans le hall de la BUDLOI....

Quelques ouvrages à lire en ligne (accès avec vos logins numériques) :

 

Article rédigé par Lynda Goyer

Femmes en science, une expo de la BU Sciences : vernissage 8 mars 18h

"Femmes en sciences, portraits d'ici"
est une exposition proposée par la BU Sciences et le Pôle Egalité
de l'Université de La Réunion

Elle est présentée à la BU sciences du 8 mars au 5 avril 2018.

Vernissage : le jeudi 8 mars 2018 à 18h

Etudiantes, enseignantes, chercheuses, ingénieures : portraits de dix femmes scientifiques de l’Université de La Réunion, en photographies, textes et interviews.

Parfois seules femmes dans leur filière d’étude ou de recherche, elles décrivent leur parcours et témoignent de la place des femmes dans les sciences, aujourd’hui encore minoritaires et particulièrement dans les sciences fondamentales.

A l’occasion de la journée internationale des femmes, l’Université de La Réunion souhaite mettre en valeur ces portraits scientifiques et féminins, à travers une exposition d’un mois dans les locaux de la bibliothèque universitaire des sciences.

Exposition « Femmes en sciences, portraits d’ici » BU des sciences, campus de Moufia, du 8 mars au 5 avril 2018, de 8h à 19h du lundi au vendredi, de 8h à 12h le samedi.

Prolongation de l’exposition à l’Ecole supérieure d’ingénieurs Réunion océan Indien (ESIROI, parc technologique universitaire de St Denis) du 9 au 30 avril 2018.

Femmes en sciences, côté livres et articles.
La BU Sciences vous propose sa sélection de livres, revues et autres

Sélection de livres empruntables à la BU Sciences :

D'autres femmes en science, retour sur d'anciens billets de ce blog dans la série "Femmes de sciences" :

Les femmes : thème de recherche à l'Université de La Réunion

Articles et Revues :

  • Le vol 36, n° 385 de la revue Biofutur (avril 2017) consacre un dossier aux chercheuses
  • Le n° 41 (octobre 2014) de la revue Reflets de la physique et son dossier Femmes et physique

Livres numériques :

Des articles du "CNRS le journal" :

 

"Quand tout se fait petit, femmes vous restez grandes." Victor Hugo

 

Expo : "3F" Femmes, Fleurs, Fashion, d’ici et d’ailleurs

La Galerie de la BU Tampon accueille du 5 au 31 mars 2018,

l'exposition d'Annie Maria :

"3F" Femmes, Fleurs, Fashion d'ici et d'ailleurs

Vernissage : le jeudi 8 mars à 17h

Annie MARIA partage sa passion pour l’Aquarelle entre la Réunion et le Sud de la France. Dès son plus jeune âge elle découvre la peinture dans l’atelier de sa tante artiste peintre. A son arrivée dans l’île en 2002, la luxuriante et magnifique nature tropicale s’impose à elle et dirige ses œuvres .

Aujourd’hui elle renoue avec les portraits qu’elle se passionnait à réaliser dans sa jeunesse …!

Une île de couleurs, de formes, de musiques, toutes aussi diverses. Tant de beauté au quotidien. Pour elle, la Femme rassemble toutes ces impressions  et sensations. Une multiplicité de visages arborant des bijoux éclatants, des robes colorées, des volants  virevoltants sur des musiques enivrantes, au milieu de fleurs paradisiaques.

Toutes ces images l’ont imprégnée et conduite à la réalisation de « 3F » Femmes, Fleurs, Fashion, d’ici et  d’ailleurs….

Artiste peintre inscrite à la  Maison des Artistes.

La BU Tampon, c'est ici :
Campus du Tampon
117 avenue du Général Ailleret
97430 Le Tampon
Tél. accueil : 0262 57 95 67
Horaires : du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30 / le samedi de 8h à 12h

Prix Femina spécial à Françoise Héritier

source : LivresHebdo

Françoise Héritier est connue pour ces travaux universitaires concernant les inégalités Femme / Homme. Elle vient de nous quitter ce 15 novembre 2017 à 84 ans.
Femme scientifique reconnue, ethnologue, anthropologue, féministe, Françoise Héritier a reçu il y quelques jours le Prix spécial du jury Femina pour l'ensemble de son oeuvre.

Dans vos BU de La Réunion :

Retrouvez les ouvrages de Françoise Héritier à emprunter dans vos BU :
en passant par le catalogue Papangue

Pour en savoir plus :

Des articles de ou sur Françoise Héritier :

  • dans les revues académiques accessibles en ligne : L'Homme, Le Débat, Cahiers du genre,... Tous les articles via Cairn
  • depuis le portail Isidore

Bonne lecture

Billet rédigé en collaboration avec Lynda Goyer, bibliothécaire à la BU Droit-Lettres-Océan Indien de l'Université de la Réunion

Lire et écouter Simone Veil

Un hommage possible à Simone Veil est de prendre le temps de la lire ou de la réécouter. Dans les archives sonores en ligne, ou dans les bibliothèques de l'Université de La Réunion vous trouverez notamment ces 6 propositions :


"Une vie". Dans son récit autobiographique paru en 2007 Simone Veil évoque sa jeunesse, son expérience des camps de concentration et ses engagements politiques : femmes, santé, Europe. > Lire un extrait en ligne (éditions Stock)
Un DVD documentaire retrace également son parcours : Simone Veil, Une histoire française (2004)

Droits et santé des femmes. Le vote en 1974 de la loi sur la légalisation de l'avortement, communément appelée Loi Veil, fit l'objet de grands débats, houleux, violents : "Je n'ai jamais ressenti autant de haine, une vraie haine, une haine qui veut tuer", confiera Mme Veil. Il y eut aussi de grands plaidoyers. Dans les archives de Radio France, on peut réentendre le discours de Simone Veil, alors ministre de la santé,  à l'Assemblée Nationale le 26 novembre 1974. Côté cinéma, c'est Emmanuelle Devos qui incarne la politicienne à ce moment clé de l'histoire des femmes dans le film La loi (le combat d'une femme pour toutes les femmes).

source : Internet Archive / Assemblée Nationale

Témoigner. Simone Veil, comme d'autres, a raconté les camps.  "Ce qui est insupportable, c'est de parler et de ne pas être entendu" (archives sonores de Radio France). A l'occasion d'un colloque sur l'histoire de la Shoah (1992), elle confiait avec beaucoup d'humilité ce regard de témoin. Elle rappelait, et c'était l'un des buts du colloque, l'importance d'articuler et faire dialoguer témoignages et Histoire. Tous deux partagent la même quête de réponses "à ce qui demeure largement inimaginable et incompréhensible". Tous deux rencontrent des obstacles : mur de silence, déni, urgence du consensus et de la reconstruction. Ils s'interpénètrent, se complètent, par delà les contradictions inévitables des paroles des survivants. "Le temps des historiens est venu" répétait-elle. Toujours en réflexion, elle s'interrogeait sur l'opportunité d'une loi sanctionnant le négationnisme :

"Y a-t-il lieu d'adopter une démarche de caractère exceptionnel, sans précédent, s'agissant de la Shoah ? La vérité historique doit-elle faire l'objet, en l'espèce, d'une protection juridique particulière?" (Réflexions d'un témoin)

En réponse elle invitait à s'engager dans l'analyse des "formes variées de résurgence de racisme", et dans la défense de la démocratie.

Références et accès : 

Idées lectures... spéciales Culottes ! BD, Jeunesse et Histoire

 

C'est sur un blog du Monde.fr, baptisé "Culottées" que Pénélope Bagieu proposait chaque lundi de parcourir, en bande dessinée, le chemin de "femmes qui ne font que ce qu'elles veulent". On retrouve ces chroniques historiques et souvent drolatiques en version imprimée dans deux belles éditions cartonnées de chez Gallimard :  deux beaux volumes parus en 2016 et 2017.

Autre blog (et BD), autre approche. Avec son blog Commando Culotte, Mirion Malle s'intéresse au cinéma et aux séries télé pour débusquer les stéréotypes liés au genre. Quelle est la place des femmes dans la culture pop ? Quels impacts dans nos représentations -- et donc dans notre vie quotidienne ? Ses démonstrations, qui puisent aux sources des grands classiques actuels (Games of Thrones, par exemple), sont autant d'invitations à la réflexion sur des mécanismes loin d'être neutres.

Rien à voir avec le sujet..  mais la culotte est aussi une grande héroïne de livres jeunesse pour tout-petits, comme avec cet album d'Alan Mets "Ma culotte" : "

"Où il est question d'un loup amoureux, d'une belle culotte rouge, d'un gigot sur pattes qu'on enferme à clé avec du thym pour lui donner bon goût, d'un rendez-vous galant et d'un imprévu." (source : Ecole des Loisirs)

Livre disponible à la BU Bellepierre: J 808.89 ME

Enfin, il y a aussi les Sans-Culottes ! Grâce à la nouvelle collection de livres numériques en histoire de chez Numérique Premium, plongez-vous dans la langue savoureuse de la Révolution Française avec cet ouvrage "Parlez-vous sans-culotte ? Dictionnaire du Père Duchesne, 1790-1794" de Michel Biard.

Livre numérique disponible en ligne avec vos logins informatiques habituels. Pour connaître la liste complète de nos collections numériques, vous pouvez explorer notre page "Bases en ligne".

Bonnes lectures !

Les femmes et la Recherche à l'Université de La Réunion

Les chercheuses et chercheurs de l'Université de La Réunion (Faculté de Lettres et Sciences humaines) se sont penchés sur le thème des femmes en lien avec leurs axes de recherches : colloques, articles dans des revues, ouvrages sont le résultat de leurs travaux.

Le BTCR (Bureau Transversal des Colloques, de la Recherche et des Publications) a sélectionné les ouvrages rédigés par les chercheuses et chercheurs de l'Université où les femmes sont mises à l'honneur :

 

- V. Andrianjafitrimo-Magdelaine et M. Arino (dir.), ILES/ELLES. Résistances et revendications féminines dans les îles des Caraïbes et de l'océan Indien (XVIIIe-XXIe siècles), Editions K'A, Université de La Réunion, 2015.

- M.-F. Bosquet et C. Meure (dir.), Le Féminin en Orient et en Occident, du Moyen Age à nos jours : mythes et réalités, Publications de l'Université de Saint-Etienne, Université de La Réunion, 2011.

 

 

- N. Dodille, Yvonne Blondel. Journal de guerre 1916-1917. Front sud de la Roumanie, Paris, L'Harmattan-Université de La Réunion, 2001.

 

- C. Duboin (dir.), Urban America in Black Women's Fiction, Alizés n°22, Université de La Réunion, juin 2002.

 

- C. Féral (dir.), Women in Multicultural South Africa, Alizés n°14, Université de La Réunion, Décembre 1997.

 

 

- C. Féral et J.-L. Clairambault, Images de femmes, Alizés n°4, Université de La Réunion, octobre 1992.

 

- S. Geoffroy et S. Jorrand (dir.), Maternité, paternité, parentalité à la lumière du genre, Université de La Réunion, Epica Editions, 2014.

 

- S. Geoffroy, C. Féral, S. Jorrand et M.-F. Bosquet (dir.), Genre et dynamiques interculturelles : la transmission, Paris, L'Harmattan, Université de La Réunion, 2012.

 

- M. Latchoumanin (dir.), Conception et maternités chez les mineures à La Réunion, Université de La Réunion, 2012.

 

- L. Pourchez et S. Dupé (dir.), Les grossesses chez les mineures à La Réunion : étude anthropologique, Université de La Réunion, Océan Editions, 2011.

 

- L. Royer (dir.), Women's Rights, Human Rights, Alizés n°38, Université de La Réunion, Décembre 2013.

- C. Sambo et B. Terramorsi (dir.), Les filles des eaux dans l'océan Indien. Mythes, récits, représentations, Paris, L'Harmattan, Université de La Réunion, 2010.

 

- S. Staudacher-Valliamée (dir.), La femme et les sociétés pluriculturelles de l'océan Indien, Paris, SEDES, Université de La Réunion, 2002.

8 Mars, une journée au pluriel

L'une des victoires que l'on peut souhaiter à la Journée des femmes, c'est qu'enfin, en France, on l'appelle Journée des Femmes. Partout - dans les médias, comme sur les lieux de travail, dans les boutiques comme dans les espaces publics.

Parce que "la" femme, essentialiste et réductrice, facilite les opérations de communication à bas coût dans les médias et les commerces : hommages à "la" femme (douce, militante, aimante, combative), homélies "femmes je vous aime", etc. Pourtant, cette journée est tout de même un peu plus que des histoires d'exception, de roses et de rouges à lèvres... non ?

Justement, le site 8mars.info nous rassure sur le sujet et revient sur l'histoire internationale (et ouvrière) de cette journée, et sur ce fameux pluriel qui semble avoir tant de mal à passer dans nos usages français :

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Un symbole : en anglais, l'ONU communique bien sur le Women's Day (pluriel donc). Le site web français de l'ONU le traduit bien désormais aussi en Journée internationale des Femmes... mais les métadonnées qui apparaissent dans les moteurs de recherche, elles, sont encore au singulier!

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Résultats d'une recherche sur Qwant le 28/02/2017

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Pourtant, sur la page "Comment dit-on ? Au pluriel, voilà pourquoi", on y découvre :

"Depuis 2016 le Comité ONU Femmes France s’engage à mener une campagne active pour que ces mauvaises traductions soient corrigées".

Une volonté louable de l'ONU qui illustre l'importance de bien nommer cette journée. Mais, le diable se nichant (aussi) dans les détails, il reste du travail...!

Parce que les mots sont importants. Pour se convaincre du pouvoir des mots et de leur incidence dans les représentations sociales collectives et individuelles, on peut mettre à profit ces quelques lectures disponibles dans les bibliothèques de l'Université. Les chercheurs en sciences sociales investissent le champ linguistique depuis des années pour mettre à jour les relations de pouvoir et les biais psychologiques et sociaux induits par le choix des mots.

Parce que l'histoire (et le choix de la date) importe aussi. Dans une même perspective, on peut citer ce numéro de la revue Travail, Genre et Sociétés,  disponible en ligne sur Cairn, qui affirme "Le genre masculin n'est pas neutre".

Dans l'article intitulé "Journée internationale des femmes : à la poursuite d’un mythe" la chercheuse Françoise Picq propose un retour historique sur la journée internationale des femmes, qui a connu diverses évolutions, au gré des groupes qui ont porté cette journée mondiale, du monde ouvrier aux féministes des années 70s. C'est justement lorsque des féministes "en quête de leur histoire" prospectent sur les origines de cette journée mondiale que l'on découvre qu'il n'existe finalement guère de traces des fameuses grèves de couturières new-yorkaises en lutte pour leurs conditions de travail le 8 mars 1857. Par ses résultats inattendus, cette recherche des origines ouvre la voie à d'autres questionnements :

"Commémorer le combat d’ouvrières pour leurs conditions de travail, n’était-ce pas privilégier une version féminine de la lutte des classes et exclure d’autres aspects de la lutte des femmes, d’autres revendications. Mobilisations féministes pour les droits civils et civiques, pour le droit à l’instruction et l’ouverture aux femmes des professions qualifiées ; mais aussi défense du droit au travail des ouvrières, y compris contre les ouvriers ligués contre elles ?"

Cela étant dit, on peut passer à l'essentiel : s'intéresser aux droits des femmes, aux leviers d'action pour donner du pouvoir aux femmes (empowerment) et valoriser les actions déjà passées et les figures motivantes et décomplexantes : l'Université de La Réunion (dont vos BU) vous en parle toute la semaine !

A retrouver sur notre blog :

Bonne journée du 8 mars à toutes et tous!

Les BU se mobilisent pour les femmes

 

L'Université de La Réunion, à l'initiative de la Vice-Présidente Egalité Femmes-Hommes, organise du 6 au 12 mars 2017 une semaine thématique sur les femmes.

Les BU s'associent à cette manifestation en proposant des sélections thématiques sur les femmes en lien avec les collections spécialisées de chaque BU.

Livres, bandes dessinées, DVD, articles de revues :
les femmes à l'honneur dans les BU

 

 

  • Femmes scientifiques et femmes dans la BD à la BU Sciences : on pourra également relire les billets de blog diffusés en 2016 :

Sélection de l'année 2017

 

 

 

  • Femmes de l'océan Indien

 

 

 

Femmes d'exception

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres-Océan Indien vous propose du 6 au 11 mars une sélection thématique :

" Ces femmes d'exception "

Venez découvrir ou redécouvrir ces femmes qui ont marqué l'histoire, la littérature, l'art,... chacune à sa manière !

Par exemple :index

Simone Veil : Grande dame, rescapée d‘un camp d’extermination, politicienne qui défendra notamment le Droit à l’avortement en 1974 à l’Assemblée nationale, élue à l’Académie Française en 2008.

Les Soeurs Grimké : femmes américaines militantes actives contre l’esclavage et pour les droits des femmes au XIXe Siècle.

Louise Michel : institutrice, militante lmanarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris.

Wangari Maathai : Née en 1940 au Kenya, Wangari Maathai a fait ses études aux États-Unis et en Allemagne. Pour son militantisme en faveur de la protection de l'environnement et des droits des femmes, elle sera la première Africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix.

mais aussi : Jeanne d'Arc, Lucie Aubrac, Cléopâtre,  Élisabeth I et II, Catherine de Médicis, Simone de Beauvoir,...

Liste complète en cliquant ICI !

Sexisme, pas notre genre !

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L'Académie de La Réunion poursuit ses actions de sensibilisations aux discriminations de genre. C'est justement le thème choisi pour le nouvel atelier-café pédagogique proposé par le réseau CANOPE de La Réunion. P1414résentation :

"Avec la participation exceptionnelle de madame Vitry du Club Animation Prévention. Cet atelier s'appuiera sur la vision d'une élève, lauréate du concours d'éloquence contre le sexisme, des extraits vidéo, la présentation d'un concours et de "Bouclettes et Biscotos",  outil pédagogique en expérimentation sur l'académie de La Réunion. Autant de pistes pour déconstruire les stéréotypes sexistes".

> Atelier mercredi 15 février 13h30-16h30 à Saint Denis
> Inscription en ligne :  http://crdp.re/agenda/?s=action_details&id=84 

L'occasion d'un coup de projecteur sur ce dernier dispositif :

Pour en savoir plus sur le "Bouclettes et Biscotos", cliquez ici.

 

25 Novembre : Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes

« La violence à l’égarlogomaind des femmes est si répandue que chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour la combattre. Nous devons unir nos forces pour faire disparaitre ce fléau, promouvoir une égalité pleine et entière entre les sexes et édifier un monde dans lequel les femmes et les filles seront en sécurité, comme chacune d’entre elles le mérite et pour le bien de l’humanité toute entière. »

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU. 2015

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Le 25 novembre 2016 aura lieu la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

La Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres participe à cette mobilisation :

  • Du 2 au 22 novembre, la bibliothèque accueillera une exposition du CEVIF (Collectif d’Élimination des Violences Intra-Familiales) intitulée "Les violences faites aux femmes".
  • Les 2 et 3 novembre, de 12h30 à 13h30, la BU vous propose un café débat autour de cette même thématique. Le débat sera mené par Mme Martine Liminana, conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation et Mme Noémie Danigo, psychologue au service pénitentiaire d'insertion et de probation.

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Pour vous documenter, les bibliothécaires de la BU Droit-Lettres ont sélectionnés quelques documents :

Généralités :

Les violences conjugales :

Les viols, tournantes et incestes :

Prostitution et mutilations sexuelles :

Non accès aux droits et égalité homme/femme :

A la Réunion :

A consulter/emprunter sur place ou à faire venir dans vos BU par navette.

 

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Women Sports

WomenSports

Women Sports est la 1ère plateforme multimédia intégralement dédiée à la thématique des femmes et du sport.

News, résultats, sport plaisir, femmes d'influence, business : toutes les actus sur les femmes et le sport.

Women Sports c'est :

  • Un magazine distribué en kiosques partout en France
  • Un site web : womensports.fr
  • Une présence majeure sur les réseaux sociaux

Pourquoi un nouveau media ?
Cette plateforme est née du constat des six fondateurs : la femme qui s’affirme sur la scène sportive tant dans sa pratique que sur les podiums n’est pas assez médiatisée.
Women Sports traitera l’ensemble des phases du jeu : résultats sportifs, sport de haut niveau, sport de loisir, conseils pratiques, shopping, sujets sociétaux, people.
Women Sports va offrir à chaque femme la liberté de se distraire, se documenter, d’apprendre, d’échanger, de communiquer, de vivre son sport comme elle l’entend.

 

Une plateforme multimédia
Women Sports a été conçu comme un véritable hub multimédia qui accompagne la femme dans chaque moment de sa vie.
Au quotidien via le site web womensports.fr. Pour suivre l’information en temps réel, échanger sur les nouvelles pratiques, être immédiatement avertie des nouvelles tendances.
En permanence sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter pour partager son expérience.
Et chaque trimestre dans les kiosques avec un magazine de 68 pages pour apprendre, découvrir, se documenter, comprendre. (Contact presse : Lorraine Deloison)

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A suivre sur les réseaux sociaux :

Dans vos BU :
Les Bibliothèques de l'Université de La Réunion vous proposent de nombreux documents (livres, revues, DVD, travaux académiques) sur la thématique du sport et des femmes.

Women Sports est édité par Sport & Sponsoring Media Group.

 

Femmes de sciences : Sophie Germain

Marie-Sophie Germain - Domaine public

Il y a 240 ans, le 1er avril 1776, naquit Marie-Sophie Germain dans une famille bourgeoise de Paris. Elle se prend de passion pour les mathématiques à l'âge de 13 ans, après avoir lu un chapitre d'ouvrage sur Archimède. Elle fut particulièrement touchée par la légende de sa mort aux mains d'un soldat romain alors qu'il traçait des figures géométriques sur le sol. Autodidacte, elle se forma en mathématiques, malgré l'opposition de sa famille qui fit son possible pour l'en empêcher. Devant la détermination de Sophie, son père plia et la laissa étudier un domaine considéré comme exclusivement masculin.

Elle apprend qu'un étudiant de l'Ecole Polytechnique ne va plus en cours et demande, par correspondance et en utilisant le nom de cet étudiant, à recevoir les polycopiés distribués à l'Ecole Polytechnique, interdite aux femmes. Sophie correspondit avec certains des professeurs, dont Joseph-Louis Lagrange, sous le nom de cet étudiant absentéiste. Lagrange finit par découvrir la supercherie, mais lui conserva son amitié.

Sophie s'intéressa particulièrement au dernier théorème de Fermat. C'est en travaillant dessus qu'elle démontra ce qui fut ensuite désigné comme le théorème de Sophie Germain. Elle prit contact, toujours son nom d'emprunt masculin, avec le "prince des mathématiciens" Carl Friedrich Gauss. Lorsque l'armée napoléonienne reçut l'ordre d'envahir la Prusse, Sophie demanda au général Pernety de s'assurer qu'il n'arriverait rien à Gauss, craignant qu'il ne subisse le même sort qu'Archimède. C'est ainsi que Gauss apprit l'identité réelle de son correspondant français.

En 1811, elle présenta pour la première fois sous son vrai nom une réponse au concours de l'Institut de France sur la formulation mathématiques et l'élasticité des corps. C'est à sa troisième soumission, en 1816, que le jury considéra son travail comme satisfaisant et lui attribua comme prix une médaille en or. Médaille qu'elle n'ira pas chercher, estimant que le jury n'avait pas jugé son travail à sa juste valeur du fait qu'elle était une femme. Grâce au soutien de Joseph Fourier, elle sera la première femme autorisée à assister aux séances de l'Institut de par ses propres mérites : les autres étaient acceptées en tant qu'épouses de membres.

Elle mourra d'un cancer du sein en 1831, avant de pouvoir recevoir un doctorat honorifique de l'université de Göttingen, sur la suggestion de Gauss.

Pour en savoir un peu plus sur Sophie Germain (en ligne) :

Ses écrits (en ligne) :

Sur son oeuvre (en ligne) :

image : Marie-Sophie Germain (domaine public)