Nouveautés ScholarVox : nouveaux livres numériques en Sciences

C'est la rentrée! Les nouveautés arrivent de partout et la BU Sciences vous propose de jeter un coup d'oeil sur une partie de celles proposées par notre base d'ebooks ScholarVox. 

 

Pour accéder aux livres numériques en ligne de la plateforme ScholarVox, connectez-vous avec vos logins numériques habituels.

Généralités :

Paléontologie :

Agronomie :

Biologie :

Mathématiques :

Physique :

Histoire des sciences :

Géologie :

Chimie :

Informatique :

Crédit photo : Cat by Thryn sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Un peu d'anglais avec vos vacances? (2/2) Nouveautés Faune, flore et autres sciences de la vie

female cat loves books by - sous licence CC BY-SA 2.0

Dans ce deuxième volet de suggestions de lectures en anglais pour les vacances, les sciences de la vie sont à l'honneur.

Ecologie :

Cet ouvrage aborde des questions écologiques, comme la montée du niveau de la mer ou les espèces invasives, pour expliquer pourquoi les questions écologiques nous concernent tous, même si les régions affectées sont loin de nous.

Ce livre fait un point sur les connaissances de l'écologie des déserts : adaptation des plantes et des animaux, interactions entre espèces, la conservation de ce milieu, etc.

Les océans :

Des scientifiques participant à un observatoire des fonds sous-marins ont rassemblé dans ce livre des photographies des profondeurs sous-marines. Il couvre la géologie et la biologie des formes de vie marines qui se regroupent autour des différents reliefs sous-marins.

Cet ouvrage discute de la formation de la croûte océanique, du rôle des océans dans l'apparition de la vie sur Terre et des différentes formes de vie océaniques.

Parcourez ce guide pour en apprendre plus sur les 57 espèces d'hippocampes qui vivent dans nos océans.

Feuilletez ce livre pour admirer des photos et des illustrations de plus de 500 espèces de requins, dont certaines ont été découvertes si récemment qu'elles n'ont pas encore reçu leur nom scientifique.

Ce livre fait un point très complet sur tous les aspects biologiques des tortues marines : vision, reproduction, physiologie, effet du changement climatique sur les tortues marines, etc.

Les animaux :

Découvrez l'oeuvre d'une primatologue et de ses collègues dans cet ouvrage qui traite de la vie sociale des primates par le prisme de l'intelligence et de la communication.

Le but de ce livre est de démontrer non seulement le rôle essentiel des oiseaux dans les écosystèmes, mais que les services rendus par ces oiseaux ont un impact économique.

Les plantes :

  • Floral mimicry / Steven D. Johnson, Florian P. Schiestl (Oxford University Press - 2016)

Cet ouvrage explore le mimétisme des plantes. Il examine les signaux olfactifs, visuels et tactiles qui permettent d'attirer les animaux pour favoriser leur fécondation. Il s'interroge aussi sur le parallèle avec les stratégies de mimétisme des animaux.

Ce livre, abondamment illustré, explique l'évolution des graines, comment elles fonctionnent et leur utilité pour l'humanité.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le cocotier et la noix de coco!

Vous verrez comment la découverte et l'utilisation d'une plante peut changer une civilisation. Alors plongez dans ce livre pour découvrir comment 50 plantes ont influencé notre mode de vie, depuis l'aube de l'humanité jusqu'à nos jours.

Les insectes :

Envie de lire une histoire conquête du monde? Empruntez cet ouvrage pour apprendre comment la punaise des lits est repartie à l'assaut des lits partout à travers le globe après avoir beaucoup reculé après la Seconde guerre mondiale.

En plus de vous expliquer les activités des insectes et comment ils ont évolué pour s'adapter aux différents environnements, cet ouvrage vous explique les différents rôles des insectes dans les écosystèmes.

Dans cette biographie, vous apprendrez comment un chercheur allemand, considéré par le régime nazi comme étant juif, a découvert le moyen de communication des abeilles. Vous découvrirez aussi comment ces abeilles ont sauvé ce chercheur des purges du régime allemand.

Un peu d'anglais avec vos vacances? (1/2) Nouveautés Sciences

Live Book by Thyago - SORG|FX sous licence CC BY 2.0

Et si vous profitiez de vos vacances pour pratiquer votre anglais de manière ludique? La BU Sciences vous propose une sélection parmi ses titres en anglais. Ce premier billet vous présente les généralités, les mathématiques, la physique, l'informatique, la géologie et les sciences de l'ingénieur.

Généralités :

Ce livre, écrit par un ancien professeur de biologie marine reconverti dans la production de films, explique pourquoi et comment s'inspirer de l'industrie du cinéma pour modifier la perception de la science par le grand public.

Mathématiques :

Suivez l'auteur, un professeur de mathématiques, pour découvrir différents systèmes de comptage, à travers les cultures et les époques grâce à ses anecdotes personnelles.

Physique :

Cet ouvrage vous expliquera la genèse du LHC, le grand collisionneur de hadrons, le plus puissant accélérateur de particules. Publié en même temps que les premiers résultats, il explique l'histoire de ce projet, les quatre premières expériences à y être conduites et les théories physiques pour comprendre les possibilités de cet outil.

Dans ce livre, vous aborderez l'histoire de la cosmologie et ses principaux concepts et théories.

Dans ce petit ouvrage, l'auteur vous fait découvrir des paradoxes et des énigmes physiques. L'avantage? Il suffit de vous souvenir de vos cours de maths de lycée pour apprendre comment ouvrir une bouteille avec un livre, entre autres choses...

Informatique :

Cette autobiographie du hacker le plus recherché des Etats-Unis dans les années 1990 vous emmène dans son histoire et ses méthodes pour infiltrer et pirater les plus grandes entreprises comme Nokia ou IBM.

Géologie :

Remontez l'histoire géologique de notre planète grâce à cet ouvrage. Il fait aussi mention d'événements contemporains de chaque période se déroulant sur les planètes voisines.

Sciences de l'ingénieur :

Ce livre est une introduction à tout ce qui touche l'énergie solaire. Il revoit les concepts de base et présente les technologies qui en dépendent aujourd'hui.

Les résultats de l'enquête de la BU Sciences sont là!

Du 30 janvier au 17 mars, vous avez eu l'opportunité de nous donner votre avis sur la BU des Sciences via un questionnaire en ligne. Un grand merci à tous les participants!

Les données ont été collectées, mises à plat, décortiquées, filtrées, triées, analysées, transformées en graphiques... Mais nous vous assurons qu'aucune donnée n'a été maltraitée durant ce processus!

Vous pouvez consulter la synthèse de ces analyses sur la page web des statistiques des BU : Site web des BU > Bibliothèques > Nous connaître" > Chiffres.
Ou directement sur ce lien : Accès direct au PDF des résultats Enquête BU Sciences.

Nous avons commencé à travailler sur les thèmes suivants :

  • La signalétique
  • Les salles de groupes
  • Les places individuelles
  • La climatisation

En avant-première, nous vous annonçons que, suite à une réflexion sur la politique de prêt menée en commun par toutes les BU depuis plusieurs mois, il a été décidé :

  • De rendre les revues empruntables
  • D'augmenter le nombre de documents empruntables et la durée initiale du prêt

Continuez à suivre les annonces des BU pour plus de détails sur ces changements applicables à la rentrée! Ici via notre blog ou encore via nos comptes sociaux Twitter @bu974 et Facebook @bu974

2 avril 2007 : L'éruption du siècle du Piton de la Fournaise

Eruption Piton de la Fournaise avril 2007-3 by
Thierry Cailleux sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Le 2 avril 2007 commence une éruption d'une intensité qui n'avait jamais été observée depuis que La Réunion est habitée. Les coulées de lave atteignent l'océan, 650m plus bas, en moins de 12 heures. Elles sortent de terre à des vitesses atteignant les 100 m3 par seconde. Les projections atteignent des hauteurs de plus de 100m. A la fin de l'éruption, le 1er mai 2007, le volume des laves sorties est estimé à 120 millions de mètres cubes. Le cratère Dolomieu, rempli par une éruption de 2006 longue de 4 mois, s'effondre de 350m, ce qui représente une perte de 150 millions de m3.

Entre autres conséquences, l'éruption a donné naissance à la plus jeune plage de l'île, celle du Tremblet. Mais la plus intéressante suite de l'éruption est la découverte de nouvelles espèces de poissons. Des scientifiques ont découverts des cadavres de poissons flottant au large de la coulée de lave immergée. Ils ont recueilli plus de 400 spécimens. Ces poissons ont été identifiés comme étant des espèces vivant en profondeur, c'est-à-dire entre 100m et 1000m de profondeur. 81 espèces réparties dans 42 familles ont été répertoriées. 47 de ces espèces n'avaient jamais été vues autour de la Réunion et 12 espèces ont été considérées comme potentiellement inconnues. Une de ces espèces a été décrite en 2009 : Le colas de La Réunion (Symphysanodon pitondelafournaisei).

La BU Sciences vous propose de vous replonger au coeur de cette éruption, mais aussi d'en apprendre un peu plus sur la volcanologie.

Par Internet :

Revivre l'éruption au jour le jour sur le site www.fournaise.info avec de superbes photos.

En savoir plus sur les découvertes de poissons grâce à cet article scientifique : Patrick Durville, Thierry Mulochau, Alain Barrère, Inventaire des poissons récoltés lors de l'éruption volcanique d'avril 2007 du Piton de la Fournaise (Ile de La Réunion), Ann. Soc. Sci. nat. Charente-Maritime, 2009,9(9) : 948-956.

En apprendre plus sur le poisson qui porte le nom du Piton de la Fournaise : Quéro, J.-C., J, Spitz and J.-J. Vayne, 2009. Symphysanodon pitondelafournaisei: une nouvelle espèce de Symphysanodontidae (Perciformes) de l'île de La Réunion (France, océan Indien). Cybium 33(1):73-77.

Les dessous de la Fournaise : film réalisé par la DUN de l'Université de la Réunion.

Vous pouvez créer des volcans sur le site de la Cité des Sciences.

C'est pas sorcier! a réalisé une émission sur les volcans de la Réunion. On y parle beaucoup de l'éruption de 2007.

Une autre émission de C'est pas sorcier!, cette fois-ci elle explique les différents volcans en prenant pour exemples le Stromboli et le Vulcano.

Par les DVD :

Un volcan sous surveillance / Nicolas Jouvin (Les expéditions d'Arte, Terranoa - 2007)

Le peuple des volcans / Bertrand Loyer ; François de Riberolles (L'odyssée des sciences n°1, Arte éditions - 2012)

Volcans ! (Arte vidéo diff. - 2000)

Au-dessus des volcans / Séverin Blanchet (La Huit distribution éd., distrib. RFO prod. IFREMER prod. - 2005)

Ring of fire = Le cercle de feu (Escapi Slingshot DVD éd. Alcome distrib. - 2001)

Terre = Earth : puissante planète the power of the planet / Jonathan Renouf (Koba Films diff. BBC ed. - 2012)

Les Dessous de la planète / Daniel Fiévet ; Didier Boclet ; Olivier Le Bihan (CNRS Images prod., éd., distrib. - 2009)

La terre des mille colères / Katia Krafft ; Maurice Krafft (ICTV - 2005)

Par les livres :

Krakatoa : 27 août 1883, le jour où la Terre explosa / Simon Winchester (J.-C. Lattès - 2005)

Tout savoir sur les volcans du monde, séismes et tsunamis / Jacques-Marie Bardintzeff (Orphie - 2015)

Chasseurs de volcans : les 101 plus beaux volcans du monde / Sylvie Chéreau (Omniscience BRGM - 2012)

Au coeur des volcans du monde / Maurice Krafft  ; Katia Krafft (Ed. Place Stanislas - 2010)

Volcans : du feu et de l'eau / Michel Detay ; Anne-Marie Detay (Belin - 2013)

Fabuleux volcans (Éd. Artémis - 2000)

Les volcans du système solaire / Charles Frankel (A. Colin - 1993)

À la découverte des volcans extrêmes / Henry Gaudru ; Evelyne Pradal (Vuibert - 2013)

Encyclopedia of volcanoes (Academic Press - 2000)

Volcanoes and the environment (Cambridge University Press - 2005)

Volcanologie / Jacques-Marie Bardintzeff (Dunod - 2006)

Guide des volcans d'outre-mer / Pascal Richet (BRGM éd. Belin - 2007)

Eruptions that shook the world / Clive Oppenheimer (Cambridge University Press - 2011)

Infernale beauté : la Fournaise, 2007 / Serge Gélabert (Gélabert prod. - 2007)

Les réunionnais et leur volcan : mission victimologique, éruption du Piton de la Fournaise, avril 2007 (Antenne réunionnaise de l'Institut de victimologie - 2007)

À l'abri du volcan. Tome 1 / Olivier Giraud (Orphie - 2007)

À l'abri du volcan. Tome 2 / Olivier Giraud (Orphie - 2008)

Au pied des volcans / Joanna Cole (Le bus magique n°15, Bayard jeunesse - 2008)

L'éruption d'avril 2007 à la Réunion accompagnée de Patrimoine et souvenirs engloutis : une géographie redessinée / Wilfrid Bertile (Surya éd. - 2011)

Volcans rouges : au coeur des montagnes de feu 126 photographies en couleurs / Paul-Edouard Bernard de Lajartre ; Brad G Lewis (Thames & Hudson - 2007)

Au-delà de la Fournaise / Lisiane Bernadette Thomas (La terre jumelle n°1, Éd. Livres sans frontières - 2007)

Par les ebooks :

Volcanologie / Bardintzeff, Jacques-Marie (Dunod - 2016)

Earthquake and Volcano Deformation / Segall, Paul (Princeton University Press - 2010)

Caldera Volcanism : Analysis, Modelling and Response Volume 10 / Gottsmann, Joachim,Marti, Joan (Elsevier - 2011)

The Encyclopedia of Volcanoes / Sigurdsson, Haraldur (Elsevier - 2015)

Le 3 mars : Journée mondiale de la vie sauvage

En 2013, l'ONU a proclamé le 3 mars Journée mondiale de la vie sauvage. Cette date a été choisie pour commémorer l'adoption en 1973 de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, qui a pour but de préserver la faune et la flore sauvages afin que le commerce ne menace pas leur survie. Par exemple, c'est suite à l'adoption de la CITES que le commerce de l'ivoire est devenu illégal.

Petit quizz : dans chacune des deux séries de 5 images ci-dessous, il y a une image qui ne représente pas une forme de vie sauvage. Lesquelles?

La flore :

diver-and-coralforet-de-bois-de-couleurs-des-hautsspring-dandelionsdesert-rosecliffs-near-faisals-pinnacle

La faune :

Ecureuilelephantsharfang-des-neigespenguin-group-smallsheep

A cette occasion, la BU Sciences vous propose d'en apprendre un peu plus grâce à certains documents de notre fonds. N'oubliez pas que si vous ne pouvez vous déplacer à la BU Sciences, vous pouvez faire venir les documents par la navette!

En ligne :

La page web dédiée de l'ONU (en français)

Le site web dédié de l'ONU (en anglais)

Les livres :

En DVD :

Des ebooks :

Réponses aux quizz :

La flore : L'intrus est dans la 4e photo. Cette rose du désert est située dans un jardin cultivé.

La faune : La 5e photo représente des moutons, l'un des premiers animaux domestiqués par l'homme.

Crédits photo :

  • Diver and coral by Chris Davey sous licence CC BY-NC 2.0
  • Forêt de Bois de Couleurs des Hauts by Arnaud Roussiaux sous licence CC BY-NC-ND 2.0
  • Spring Dandelions by elycefeliz sous licence CC BY-NC-ND 2.0
  • Desert Rose by Rene Ortega sous licence CC BY-SA 2.0
  • Cliffs near Faisal's Pinnacle by Peter Dowley sous licence CC BY 2.0
  • Ecureuil by Nicolas sous licence CC BY-SA 2.0
  • Elephants by Nathan Franke sous licence CC BY-NC-ND 2.0
  • Harfang des neiges-3 by Eric Hardouin sous licence CC BY-NC-ND 2.0
  • Penguin group small by Antarctica Bound sous licence CC BY-ND 2.0
  • Sheep by Geof Wilson sous licence CC BY-NC-ND 2.0

La BU des Sciences mène une enquête !

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La BU des Sciences est dans ses locaux actuels depuis maintenant 10 ans ! Nous songeons à la faire évoluer pour l'adapter à vos besoins. Un réaménagement et/ou une évolution des services sont envisagés. Afin que ces nouveautés soient les plus pertinentes possible, il nous faut savoir ce que vous pensez de la BU des Sciences et ce dont vous rêvez pour votre bibliothèque.

Si vous avez mis les pieds au moins une fois à la BU des Sciences, nous voulons connaître votre avis : savoir ce qui vous plaît, ce qui vous déplaît, ce qui doit être amélioré, ce que vous souhaitez y trouver...

Vous êtes libre de nous faire part de votre opinion en participant à notre enquête en ligne du 30 janvier au 17 mars 2017 :

http://t.univ-reunion.fr/223

Le questionnaire anonyme contient un maximum de 44 questions et prend en moyenne 10 minutes. Vos réponses seront utilisées exclusivement en interne au SCD de l'Université de la Réunion. Les résultats seront disponibles bientôt sur le site des BU.

Aidez-nous à faire de la BU des Sciences une bibliothèque qui répond encore mieux à vos attentes !

Femmes de sciences : Emilie du Châtelet

Emilie du Châtelet, portrait par Quentin de La Tour

Emilie du Châtelet, portrait par Quentin de La Tour

Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil est née le 17 décembre 1706 et est morte le 10 septembre 1749. Pendant très longtemps, elle ne fut reconnue que comme la protectrice de Voltaire. Ses contributions en tant que mathématicienne, physicienne et femme de lettres commencent à être reconnues depuis la fin du XXe siècle.

Son père était de la petite noblesse, mais il avait un poste à la cour de Louis XIV en tant qu'introducteur des ambassadeurs. Il tenait un salon hebdomadaire à Paris qui recevait des écrivains et des scientifiques, dont Fontenelle, le secrétaire perpétuel de l'Académie Royale des Sciences. Elle reçut la même éducation que ses frères : un privilège rare à cette époque. Elle étudia les mathématiques, la physique, plusieurs langues dont le latin, la littérature, l'équitation, le clavecin, le chant et la danse.

Après son mariage avec le marquis du Châtelet en 1725, elle mène une vie de femme de cour mondaine. Après avoir donné naissance à trois enfants, son mari et elle menèrent des vies séparées. Elle rencontra Voltaire en 1733. Ils s'installent à Cirey-sur-Blaise en Haute-Marne. Elle reprend alors des études scientifiques, notamment en se formant auprès de Maupertuis et de Clairaut. Elle étudie Leibniz et correspond avec Euler, différents membres de la famille Bernoulli, Koenig et Réaumur.

Une aile fut ajoutée à la demeure pour abriter des laboratoires. C'est Voltaire qui introduisit Emilie aux idées de Newton qu'il avait découvertes pendant son exil en Angleterre. Ils collaborèrent sur leurs recherches et entrèrent même en compétition en 1737 au Prix de l'Académie de Paris sur la nature du feu. C'est Euler qui finit premier de la compétition. Les soumissions étant anonymes, les contributions de du Châtelet et de Voltaire furent toutes les deux considérées comme étant de bonne qualité et furent publiées avec celles des gagnants. C'est ainsi qu'elle est devenue la première femme à être publiée par l'Académie des Sciences. Elle continua ses recherches sur la nature du feu et en déduisit que la couleur des flammes dépend de la température, ce qui préfigure la découverte des infrarouges.

Elle publia en 1740 les Institutions de physique, un livre sur les fondements de la physique, destiné à l'éducation de son fils de 13 ans. Deux articles du Journal des sçavans en firent des critiques très positives. Une partie de l'ouvrage, qui porte sur les forces vives, provoqua une controverse entre Emilie du Châtelet et le secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, Dortous de Mairan. En 1742, l'ouvrage eut une seconde édition incluant les réponses d'Emilie à de Mairan et fut traduit en allemand et en italien. Il fit l'objet d'une troisième édition en 1744 après des modifications toujours suite à la controverse.

Une partie de la décennie de 1740 fut consacrée à l'oeuvre pour laquelle elle est le plus connue : la traduction en français des Principia mathematica philosophiae naturalis de Newton, publié en latin en 1687. Elle a non seulement traduit en français le texte, mais elle a fait la transition entre le système de géométrie euclidienne utilisé par Newton et le nouveau système de notation mathématique inventé par Leibniz. Elle a aussi utilisé ce manuscrit pour faire un commentaire des travaux de Newton, expliquer les idées de Newton à un niveau compréhensible par des non-mathématiciens et remettre en cause certains de ses résultats. Cette traduction est à l'heure actuelle la seule qui ait jamais été faite en français des Principes mathématiques de Newton. Emilie du Châtelet a été un des piliers dans l'acceptation de la physique newtonienne en Europe.

Elle est morte en 1749, suite à un accouchement difficile. A l'époque, les grossesses dans la quarantaine étaient risquées pour la mère. Craignant de ne pas survivre, elle se consacra à la traduction des Principes mathématiques et les envoya au bibliothécaire du roi quelques heures avant sa mort. Il fallut attendre 10 ans pour que Voltaire réussisse à faire publier sa traduction, à titre posthume.

Ses écrits, à retrouver en ligne :

Sur Emilie Du Châteler, en ligne :

Plague Inc : Et si on éradiquait l'humanité ?

Plague Inc © Ndemic Creations

Plague Inc © Ndemic Creations

N'avez-vous jamais eu envie de dominer le monde? De vous glisser dans la peau du méchant? D'éradiquer l'humanité? Non? Vraiment? Même pas un tout petit peu? Et pourtant, c'est exactement ce dont nous allons parler ici!

Plague Inc de Ndemic Creations est un jeu de simulation d'épidémie. Non, dans ce jeu, pas d'armée ou de magie pour conquérir la planète. Vous incarnez un virus, une bactérie, un fungus, un parasite, un prion, un nano-virus ou une bio-arme. C'est moins glamour, d'accord, mais redoutablement efficace. Si l'humanité n'a pas raison de vous d'abord...

Il existe plusieurs versions du jeu : ordinateur ou mobile/tablette, gratuit ou payant. Il sera question ici de la version de base gratuite sur mobile/tablette. Il est jouable en français, même si on relève ici et là quelques maladresses dans la traduction. Cependant, si la modélisation dans le jeu n'est pas complètement transposable aux vraies épidémies (dans la vraie vie, une mutation n'est jamais applicable immédiatement et universellement sur les pathogènes déjà existants), elle s'en rapproche bien. Suffisamment bien pour que le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), équivalent américain de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), invite le concepteur du jeu à venir parler de son application et pour qu'il trouve une utilité à ce jeu dans la sensibilisation du public aux problématiques de santé publique. Certains professeurs d'université utilisent le jeu pour introduire leurs élèves en épidémiologie aux différents facteurs influençant la capacité d'une maladie à se propager, comme à Harvard.

Parlons maintenant du jeu lui-même. Vous incarnez une maladie dont le but est d'éliminer tous les être humains avant qu'ils ne trouvent le remède qui vous fera disparaître de la surface de la terre. Non seulement vous allez lutter contre la recherche médicale, mais également contre toutes sortes d'obstacles, tous tirés de stratégies réellement utilisées pour lutter contre les maladies. Pour vous aider, vous gagnez des points d'ADN qui vont vous permettre de développer vos modes de transmission (ex. par bateau ou par les moustiques), vos symptômes (ex. gastro, insomnie, tumeurs cancéreuses) et vos capacités (ex. résister aux médicaments, résistances aux climats). Les modes de transmission sont les mêmes pour toutes les maladies, mais les symptômes et les capacités diffèrent selon le pathogène choisi.

Au début, seule la bactérie est disponible. Quand vous aurez réussi à gagner une partie dans le 2e ou 3e niveau de difficulté, vous débloquerez le virus, et ainsi de suite. Chaque maladie a ses caractéristiques. Par exemple, le virus mute souvent aléatoirement et vous fait gagner des symptômes au hasard. Le fungus a du mal à se propager.

Giant microbes by Pietro &Silvia - sous licence CC BY 2.0

Giant microbes by Pietro &Silvia - sous licence CC BY 2.0

Il existe 4 niveau de difficulté. Chaque niveau apporte des obstacles supplémentaires à la propagation. Par exemple, au premier niveau de difficulté, personne ne se lave les mains, les chercheurs ne cherchent pas et les malades ne sont pas isolés. Au niveau suivant, les 2/3 de la population se lavent les mains, les médecins travaillent 3 jours par semaine et les malades sont ignorés. Au troisième niveau, le lavage des mains est compulsif, les médecins travaillent tous les jours et les malades sont mis en quarantaine.

Une fois la maladie et sa difficulté décidés, vous devez sélectionner dans quel pays le patient zéro vit. Il faut bien choisir : le climat, la proximité ou non d'autres pays, le niveau de développement du pays, la densité de population, les possibilités de transport par bateau ou avion vont influencer votre capacité à infecter les autres pays.

Et c'est maintenant que votre carrière d'épidémie commence. Il faut éclater les bulles de couleur pour gagner les points d'ADN qui vous permettent d'évoluer. Il faut bien sélectionner ses modes de transmission, ses symptômes et ses capacités. Il n'y aura jamais assez de point d'ADN pour tout prendre. Et surtout, si vous devenez trop dangereux trop vite, les humains se ligueront contre vous. Une stratégie qui marche avec les bactéries ne fonctionnera pas très bien avec les virus. Pour gagner, il faut infecter toute l'humanité puis la tuer avant qu'elle ne mette au point un remède contre vous.

Vous avez des scrupules à tuer des milliards de gens? Alors jouez au script "Assistant du Père Noël". Les gouvernements autour du globe ont interdit le bonheur et la joie. Incarnez le ver Neurax qui aide le Père Noël à infecter le monde avec la bonne humeur.

Crédit photo : F"play again", de st3f4n, sous licence CC BY-NC-SA

Crédit photo : F"play again", de st3f4n, sous licence CC BY-NC-SA

2006 : Coup de tonnerre! Le système solaire perd une planète!

Follow the sun by Ape Lad - sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Follow the sun by Ape Lad - sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Depuis 1930, tous les écoliers apprenaient que le système solaire comprenait 9 planètes. Et le 24 août 2006, patatras! L'Union astronomique internationale décide de déclasser Pluton! Après 76 ans de bons et loyaux services en tant que planète, la voici reléguée dans la nouvelle catégorie de planètes naines. Il faut tout réapprendre, mettre à jour les manuels scolaires, réimprimer les affiches de salle de cours, refaire les maquettes de système solaire...

Mais... pourquoi?

Ce n'est pas la première fois que le nombre de planètes dans le système solaire change. Revenons brièvement sur l'histoire des découvertes des planètes. Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne sont connues depuis l'Antiquité. Uranus est découverte en 1781 par William Herschel. Quatre corps de masse importante découverts entre Mars et Jupiter dans les années 1801 à 1807 sont considérés comme des planètes : Cérès, Pallas, Junon, Vesta. En 1846, Neptune est découverte par William Lassel. Nous sommes donc à 12 planètes. Dans les années 1850, les observations de nombreux autres corps célestes entre Mars et Jupiter font découvrir la ceinture d'astéroïdes. Cérès, Pallas, Junon et Vesta sont déclassées et considérées comme des astéroïdes. Le nombre de planètes tombe à 8.

La dernière découverte date de 1930 : Pluton. C'est Clyde Tombaugh qui l'observe pour la première fois. De nombreux objets de taille et masse similaires, découverts à la fin du 20e et au début du 21e siècle, forment ce qui est désormais connu sous le nom de ceinture de Kuiper. Parmi ces objets se trouve Eris, découverte en 2005 et considérée alors comme plus grosse que Pluton. La sonde New Horizons démentit cette estimation en 2015 quand elle arriva dans le voisinage de Pluton.

Pluto and Charon by NASA's Marshall Space Flight Center - sous licence CC BY-NC 2.0

Pluto and Charon by NASA's Marshall Space Flight Center - sous licence CC BY-NC 2.0

Une commission spéciale d'astronomes nommés par l'Union astronomique internationale (UAI) propose de nommer 3 nouvelles planètes : Charon, Cérès et Xena. Ce qui aurait porté le nombre de planète du système solaire à 12. Le 24 août, l'assemblée générale de l'UAI rejette cette proposition. Elle vote 3 critères définissant une planète :

  1. Il faut être en orbite autour du Soleil
  2. Il faut avoir une masse et une gravité suffisantes pour atteindre un équilibre hydrostatique (avoir une forme à peu près sphérique).
  3. Il faut avoir nettoyé la zone du système solaire où l'on orbite.

Pluton répond aux 2 premiers critères, mais pas au troisième, car elle a le même orbite que de nombreux autres objets de la ceinture de Kuiper. Les corps célestes répondant aux 2 premiers critères sont désormais classés dans la catégorie "planètes naines". Cinq sont reconnues à l'heure actuelle : Pluton, Cérès, Eris, Makémaké et Hauméa.

Nous vous proposons d'en apprendre un peu plus sur les objets extraterrestres avec les documents suivants.

Mars lander cartoon - Curiosity lands on Mars - by Bryant Arnold, publié le 06/08/2012, www.cartoonaday.com

Mars lander cartoon - Curiosity lands on Mars - by Bryant Arnold, publié le 06/08/2012, www.cartoonaday.com

En ligne :

Pourquoi Pluton n'est plus une planète, "Science, ça tourne", Donald Walther,  www.lemonde.fr. (05:44)

Une vidéo qui vous explique la découverte du système solaire et le vote de l'UAI.

En août 2006, le système solaire est passé de 9 à 12 puis à 8 planètes, Pierre Thomas, Planet Terre.

Un article qui explique que le système solaire n'a pas toujours compté le même nombre de planètes et les arguments des pour et des contre la proposition de nommer 3 nouvelles planètes.

Le système solaire, C'est pas sorcier (26:20)

L'émission de C'est pas sorcier sur le système solaire.

Site officiel de l'UAI sur les planètes naines (en anglais).

Toutes les données possibles et imaginables connues sur les 5 planètes naines officielles, y compris toutes les fois où elles ont été aperçues.

How many dwarf planets are there in the outer solar system?, site de Michael E. Brown (en anglais)

Site web d'un des plus grand découvreurs de corps célestes en activité. Ce site parle de toutes les planètes naines en général, y compris les candidates à ce statut. Mis à jour quotidiennement.

Planète astronomie

Site web en français sur le système solaire. Rempli de belles images, de données, de vidéos, d'animations. Très complet et très intéressant.

Articles de Wikipédia : le système solaire, Mercure, Vénus, la Terre, Mars, la ceinture d'astéroïdes, Cérès, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, la ceinture de Kuiper, Pluton, Eris.

En BU (si le document n'est pas dans votre BU, utilisez la navette pour le faire venir) :

DVD :

Ça se passe ailleurs :

Fête de la science : sélections de lectures

girl scientist by julochka - sous licence CC BY-NC 2.0

girl scientist by julochka - sous licence CC BY-NC 2.0

Cette fois-ci, la BU Sciences vous propose une sélection de titres en sciences, piochés dans les divers rayons de la BU. Si vous ne pouvez vous déplacer en BU Sciences pour les emprunter, faites une demande navette!

Histoire :

Et si on parlait de sciences autrement?

Ça vit :

Ça vole :

C'est en métal :

Ça innove :

Physique? Où ça de la physique?

Inventions et découvertes :

DVD :

25e anniversaire de la Fête de la science!

Fête de la science

A La Réunion, la 25e Fête de la science aura lieu du 28 novembre au 4 décembre 2016.
La thématique de cette année tourne autour des légumineuses, du goût, du plaisir et de la santé. Nous vous invitons à un voyage sur le plaisir de manger (et de bien manger !) à travers une sélection de documents des différentes bibliothèques universitaires. Si les documents ne sont pas disponibles dans votre BU, pensez à la navette !

Les légumineuses :

Photo d'Isabel Eyre, "Peas" (licence _CC-BY)

Photo d'Isabel Eyre, "Peas" (licence _CC-BY)

Divers aliments :

Marmites de la reunion, par Miwok (domaine-public)

Marmites de la reunion, par Miwok (domaine-public)

Le goût :

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Le plaisir :

La santé :

En complément, profitez de la sélection de vidéos de youtubeurs scientifiques proposée par le site web officiel de la Fête de la Science 2016 : https://fetedelascience.fr/pid34623-cid107027/des-youtubers-sous-les-infras.html

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Cyberlibris : bouquet Sciences de l'ingénieur en test jusqu'à la fin décembre

Image used to test reception quality on tv-set - licence CC0 1.0

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Mise à jour le 29/11/2016 : Extension du test jusqu'à la fin décembre.

Nous avons le plaisir de tester jusqu'à la fin décembre un nouveau bouquet Scholarvox : les Sciences de l'ingénieur.

Vous y trouverez plus de 7000 titres en chimie, physique, mathématiques, sciences de l'ingénieur, informatique, agronomie, biologie, géologie, zoologie...

Voici une petite sélection de titres pour une première approche :

Chimie :

Physique :

Mathématiques :

Sciences de l'ingénieur :

Informatique :

Agronomie :

Biologie :

Géologie :

Zoologie :

Pour rire :

Parcourez les titres disponibles dans le bouquet Sciences de l'ingénieur sur Scholarvox jusqu'à la fin décembre. N'hésitez pas à nous faire vos commentaires sur ce bouquet!

Prix Nobel de chimie 2016 : un français parmi les 3 lauréats

nobelprizesLa liste des prix Nobel 2016 se trouve sur le site officiel Nobel Prizes

Le prix de Nobel de chimie 2016 récompense trois chercheurs pour leurs travaux sur la conception et la synthèse de machines moléculaires :

  • le français : Jean-Pierre Sauvage (Université de Strasbourg)
  • l'écossais, James Fraser Stoddart (Université Northwestern aux Etats-Unis)
  • le néerlandais, Bernard Lucas Feringa (Université de Groningen aux Pays-Bas)
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JP Sauvage : fiche du laboratoire de chimie organo-minérale (Unistra)

Articles dans la presse :

La réaction de Jean-Pierre Sauvage à l'Université de Strasbourg :

Jean-Pierre Sauvage dans vos BU :
- Retrouvez les articles de Jean-Pierre Sauvage dans nos bases de données en ligne : Wiley, Science Direct, Springer.
- De nombreux articles ont été publiés dans la base de l'American Chemical Society (ACS)

Nuits du 27 et 28 août 2016 : 20e Nuit internationale de la chauve-souris

 

Nuit internationale de la chauve-souris

Depuis 1997, la dernière fin de semaine du mois d'août est consacrée à la Nuit internationale de la chauve-souris dans plus d'une trentaine de pays, de la Scandinavie à l'Afrique du Nord, grâce à la coordination d'Eurobats, l'organisme européen chargé de la conservation des chauves-souris. En France, c'est avec la coordination de la Société française pour l'étude et la protection des mammifères que les manifestations sont organisées.

bats by get down sous licence CC BY-NC-ND 2.0

bats by get down sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Les chauve-souris sont le deuxième ordre de mammifères les plus représentés au monde, après les rongeurs. Elles représentent 20% des espèces de mammifères, avec près de 1240 espèces répertoriées. On les retrouve partout dans le monde, sauf dans les régions extrêmement froides, comme les pôles. Elles sont aussi les seuls mammifères capables de voler activement. Les autres, comme l'écureuil volant, ne font que planer. Elles forment l'ordre des chiroptères : "chiro" veut dire main et "ptère" veut dire aile. La membrane de l'aile, le patagium, est tendue entre l'avant-bras et les doigts de la chauve-souris, sauf le pouce, qui est en-dehors du patagium. Ce dernier est composé d'une fine membrane de peau fortement vascularisée et pourvue de nerfs et de muscles. Il est très fragile, mais se régénère très vite.

Bat by Noel Reynolds sous licence CC BY 2.0

Bat by Noel Reynolds sous licence CC BY 2.0

L'ordre des chauve-souris est composé de 2 sous-ordres : les mégachiroptères et les microchiroptères. Les mégachiroptères comportent les plus grandes espèces et se nourrissent pour la plupart de fruits et de nectar. Les microchiroptères incluent les plus petites espèces de chauve-souris et sont pour l'essentiel insectivores. Les plus grandes chauve-souris connues sont certaines espèces de roussettes, comme le renard volant des Philippines, qui peut mesurer 30 cm avec une envergure minimale de 1,50 m. La plus petite espèce connue est la Kitti à nez de porc dont le corps mesure 29 mm à 34 mm et qui a une envergure de 15 cm. C'est aussi le plus petit mammifère connu. Les mégachiroptères se fient davantage à leur vue et à leur odorat pour se déplacer alors que les microchiroptères utilisent l'écholocation. L'écholocation est la faculté d'émettre des ultrasons et de les interpréter pour déterminer la composition de son environnement. Par exemple : repérer où sont les obstacles et les proies. Ou bien les filets des chercheurs...

Fruit bat by huge hume - sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Fruit bat by huge hume - sous licence CC BY-NC-ND 2.0

A la Réunion, la chauve-souris est la seule espèce de mammifère endémique. Toutes les autres, y compris le tangue, ont été introduites par l'homme. On y dénombre actuellement 3 espèces. La roussette noire avait disparu au début du 19e siècle, mais une petite population installée dans les Hauts de l'Est a été observée en 2007. La roussette noire mesure environ 1 m d'envergure et a un pelage brun. Elle est endémique des Mascareignes. Cette espèce aime bien se reposer dans les arbres. On soupçonne que cette nouvelle population est originaire de Maurice. On retrouve également à la Réunion le taphien de Maurice. Insectivore, cette espèce de microchiroptère aime bien se reposer contre le tronc des arbres, mais aussi dans les anfractuosités, les bâtiments et les ponts. On peut la voir parfois sur des terrains éclairés la nuit, comme les terrains d'entraînement.  Elle mesure 30 cm d'envergure et a un ventre blanc. On la retrouve en Afrique, à Maurice et à Madagascar. On peut aussi observer le petit molosse de la Réunion. Seule espèce endémique de l'île, elle adore se réfugier dans les grottes, les fissures des falaise et des ravines, ainsi que dans les bâtiments et sous les ponts. Le petit molosse est insectivore et a un pelage brun foncé et une envergure de 20 cm.

Bracken cave bats by Daniel Spless sous licence CC BY-SA 2.0

Bracken cave bats by Daniel Spless sous licence CC BY-SA 2.0

Trois autres espèces de chauves-souris ont habité l'île de la Réunion, mais elles ont aujourd'hui disparu. Le scotophile de Bourbon a été décrit en 1803, mais il n'a pas été observé depuis 1902. La chauve-souris blanche de Bory a été décrite en 1801 et trouvait refuge dans les lataniers rouges. Enfin, la roussette à collet rouge a disparu de la Réunion dans les années 1860 et de l'île Maurice dans les années 1870.

Depuis 2009, certaines observations laissent penser qu'il y aurait deux espèces inconnues de chauves-souris présentes dans l'île, mais il n'y a pas encore eu d'observation directe ou de capture. Si vous êtes curieux, on en parle ici et .

Les chauves-souris ont un rôle important dans l'écosystème. Les frugivores dispersent les graines des fruits. Les nectarivores aident à la pollinisation. Les insectivores peuvent avaler entre le tiers et la moitié de leur poids en insectes chaque nuit, y compris des insectes nuisibles à l'homme ou à l'agriculture.

Elles sont cependant vecteurs de maladies et il vaut mieux éviter de se faire mordre. Ce qui est très simple à faire : il suffit de ne pas les manipuler! Les seules espèces dites vampires n'habitent qu'en Amérique centrale ou du Sud et elles s'attaquent rarement à l'homme.

Pour en apprendre un peu plus sur les chauves-souris, la BU Sciences vous invite à compléter votre lecture grâce à ces quelques ressources.

En ligne :

Articles de Wikipédia sur les chauves-souris en français et en anglais (version plus complète)

Le site de l'organisme Eurobats (en anglais)

Le site officiel français de la 20e nuit internationale de la chauve-souris

Planète chauves-souris, le site spécial du Muséum d'histoire naturelle de Bourges

La page consacrée aux chauves-souris sur le site de la DEAL de la Réunion, avec des pamphlets qui vous en disent un peu plus sur les chauves-souris de notre île

Un livre en open access : Bats in the Anthropocene: Conservation of Bats in a Changing World, Christian C. Voigt, Tigga Kingston, Springer, 2016

En BU (ou à faire venir par la navette dans votre BU) :

Guide des chauves-souris d'Europe : biologie, identification, protection / Wilfried Schober ; Eckard Grimmberger (Delachaux et Niestlé – 1991)

Les chauves-souris : maîtresses de la nuit description, biologie, moeurs, observation, protection.. / Laurent Arthur  ; Michèle Lemaire (Delachaux et Niestlé – 1999)

Les chauves-souris ont-elles peur de la lumière ? : 100 clés pour comprendre les chauves-souris / François Prud'homme (Quae – 2013)

Les chauves-souris de Madagascar : guide de leur distribution, biologie et identification / Steven M Goodman (Association Vahatra diff. Biotope – 2011)

L'encyclopédie des chauves-souris d'Europe et d'Afrique du Nord : biologie, caractéristiques, protection / Christian Dietz ; Otto von Helversen ; Dietmar Nill (Delachaux et Niestlé – 2009)

Faune de Madagascar. 84. Chiroptères / R. L Peterson ; J. L Eger ; L Mitchell (Museum national d'histoire naturelle – 1995)

Écologie acoustique des chiroptères d'Europe : identification des espèces, étude de leurs habitats et comportements de chasse / Michel Barataud  ; Yves Tupinier (Biotope Muséum national d'histoire naturelle – 2014)

Thèses :

Relations hôtes parasites zoonotiques : diversité, aspects évolutifs et implications épidémiologiques. Le cas de la leptospirose dans les îles du sud-ouest de l'océan Indien / Yann Gomard – 2015

Investigations éco-épidémiologiques et génétiques des Lyssavirus et des Paramyxovirus chez les micromammifères du sud-ouest de l'océan Indien / Julien Mélade – 2015

En DVD :

Des chauves-souris et des hommes / Jean-Marie Migaud ; Jon Kalina (Beta production distrib. – 2010)

Le peuple des volcans / Bertrand Loyer ; François de Riberolles (L'odyssée des sciences n°1 Arte éditions – 2012)

Fiction :

Trois petits morceaux de nuit / Rose-Marie Vassallo-Villaneau ; Godeleine de Rosamel (Albin Michel jeunesse – 2006)

Les chauves-souris : roman / Bernard Nanga (Présence africaine – 1995)

Pigeons roses et chauves-souris dorées / Gerald Durrell (Buchet-Chastel – 1984)

BD en ligne :

Pipistrell, les aventures d'une petite chauve-souris rose qui rêve d'être un vampire

Les nouvelles aventures du Rhinolophe, une chauve-souris super-héros qui a quelques difficultés...

Des mangas et des bandes dessinées

Book cat by raider of gin - sous licence CC BY 2.0

Book cat by raider of gin - sous licence CC BY 2.0

Voici venu le temps des vacances... C'est le moment de se relaxer... Et quoi de mieux qu'une bonne vieille (ou pas si vieille que ça) bande dessinée ou un manga pour se changer les idées? La BU Sciences a une jolie collection dans laquelle vous pouvez venir piocher pour vous distraire pendant vos vacances!

Voici quelques suggestions de lectures parmi les nombreuses séries présentes ou à lire en ligne.

D'après "Collage de bandes dessinées" d'ActuaLitté (CC BY SA)

En BU Sciences (ou à faire venir par la navette) :

Des BD, dans notre bouquet Cyberlibris en ligne, sur le monde du travail :

Des hébergeurs de BD en ligne :

Des comic strips mis à jour quotidiennement :

En savoir plus sur... les ondes électromagnétiques

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Heinrich Rudolf Hertz, 1894 - domaine public

En 1886, le physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz commence ses recherches sur les ondes électromagnétiques. Son directeur de thèse lui avait proposé en 1879 de faire sa thèse sur les théories de l'électromagnétisme de Maxwell, mais Hertz ne voyait pas comment bâtir un appareil qui prouverait l'existence des ondes électromagnétiques et il choisit un autre sujet.

Vingt ans plus tôt, en 1865, James Clerk Maxwell avait publié une série d'articles décrivant des équations qui permettaient de déduire que les champs électriques et magnétiques se déplacent sous forme d'onde à la vitesse de la lumière. Ce qui entraîne, logiquement, l'idée que la lumière est aussi une onde électromagnétique.

En 1885, Hertz devient professeur à l'Université de Karlsruhe, qui disposait des meilleurs laboratoires en physique. C'est à ce moment qu'il décide de se consacrer à la théorie de Maxwell. L'année suivante qu'il observa une étincelle produite à un moment où elle n'était pas censée se produire durant une de ses expériences. Il commença alors une série d'expériences au cours desquelles il put prouver que les ondes se propageaient dans l'espace et il les mesura. Ses calculs concluaient que les ondes électromagnétiques se propageaient bien à la vitesse de la lumière. Il put aussi démontrer que les ondes électromagnétiques se comportaient comme la lumière : elles pouvaient se polariser, être réfléchies, réfractées, diffusées ou causer des interférences.

Pour en savoir plus sur Hertz et comment il a découvert les ondes électromagnétiques (en ligne) :

Hertz et la découverte des ondes électromagnétiques, par Gérard Borvon, 24 février 2014, consulté le 18/05/2016, sur le Blog d’histoire des sciences

L'article sur Heinrich Hertz sur la base de données Tout sur les unités de mesure

Pour en apprendre plus sur l'électromagnétisme, vous pouvez consulter les documents ci-dessous.

En ligne :

Articles de Wikipédia sur les ondes électromagnétiques, les rayonnements électromagnétiques (en anglais), l'onde radio et le spectre électromagnétique.

Explication par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

Pour ceux ayant des connaissances mathématiques, vous pouvez consulter le site de Claude Saint-Blanquet, maître de conférences à l'Université de Nantes.

Champs électromagnétiques, environnement et santé / Springer Science+Business Media, Inc. Springer e-books - 2011

En BU (ou à faire venir dans votre BU par la navette) :

Électromagnétisme / Odile Picon ; Patrick Poulichet (Dunod l'Usine nouvelle – 2010)

Électromagnétisme / Richard Taillet (De Boeck – 2013)

Le cours de physique de Feynman. Électromagnétisme 1 / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2013)

Le cours de physique de Feynman. Électromagnétisme 2 / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2013)

Exercices pour le Cours de physique de Feynman : 900 exercices corrigés / Richard Phillips Feynman ; Robert Benjamin Leighton ; Matthew Linzee Sands (Dunod – 2015)

Électromagnétisme, optique : exercices et problèmes corrigés classes préparatoires MPSI, PCSI, PTSI / Jean-Pierre Dubarry-Barbe ; Antoine Frey (Ellipses – 2009)

Mini-manuel d'électromagnétisme : cours + exercices / Michel Henry ; Abdelhadi Kassiba (Dunod – 2009)

Ondes et électromagnétisme / Maxime Nicolas (Dunod – 2009)

Électromagnétisme : équations de Maxwell, propagation et émission / Tamer Becherrawy (Hermès Science publications Lavoisier – 2012)

A student's guide to Maxwell's equations / Daniel A Fleisch (Cambridge University press – 2008)

Physique. 2. Electricité et magnétisme / Raymond A Serway ; John W Jewett (De Boeck – 2013)

Introduction to the physics of waves / Tim Freegarde (Cambridge University Press – 2013)

Pour en apprendre plus sur les impacts sur la santé de l'électromagnétisme (toujours à emprunter en BU ou à faire venir dans votre BU) :

Vivre dans les champs électromagnétiques / Pierre Zweiacker (Presses polytechniques et universitaires romandes – 2009)

Au coeur des ondes : les champs électromagnétiques en question / Fabien Ndagijimana ; François Gaudaire (Dunod – 2013)

Rapport sur les lignes à haute et très haute tension : quels impacts sur la santé et l'environnement ? / France, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques Impressions, projets de loi, propositions, rapports ... - Assemblée nationale n°1556 Impressions (Sénat. 1959) n°307 (Assemblée nationale Sénat – 2009)

Faut-il avoir peur des ondes ? / Jean-Pierre Brasebin (Ellipses – 2010)

Résonance / Serge Fretto (Ana films éd., distrib. – 2010)

Il y a 140 ans : La première conversation téléphonique

A cat on the phone by Tiz sous licence CC BY-NC-ND 2.0

A cat on the phone by Tiz sous licence CC BY-NC-ND 2.0

Comme plusieurs autres inventions, il est difficile de dire qui a inventé le téléphone. Alexander Graham Bell a déposé en premier un brevet aux Etats-Unis et est généralement crédité comme l'inventeur du téléphone. Mais un autre inventeur, Elisha Gray, avait déposé une demande de brevet quelques heures plus tôt que Bell. Cependant, elle ne fut examinée que le lendemain alors que la demande de Bell avait été examinée le jour même. On pourrait aussi citer Johann Philipp Reis et Antonio Meucci, entre autres, qui travaillèrent sur des prototypes d'appareils de transmission de voix.

Ce qui est sûr, c'est que la première conversation téléphonique connue eut lieu le 10 mars 1876. D'après le journal de Bell, il aurait appelé son assistant, Thomas A. Watson, situé dans la pièce à côté, et lui aurais dit "Mr Watson, come here! I want to see you!". Celui-ci serait venu le rejoindre et lui aurait assuré qu'il avait entendu et compris ce que Bell avait dit. Il est amusant de noter que d'après le journal de l'assistant, la première conversation aurait plutôt été "Mr Watson, come here! I want you!".

Le 10 août 1876, ce fut le tour du premier appel longue distance. Une extension du réseau télégraphique avait été réalisée pour atteindre 106 kilomètres entre deux villes de l'Ontario (province canadienne), Brantford et Paris. Le père d'Alexander Graham Bell, Alexander Melville Bell, chanta des chansons, récita Shakespeare et lut de la poésie. Le système ne permettait pas à Alexander Graham Bell de répondre par téléphone et il utilisa le télégraphe pour dire à son père qu'il l'entendait. Plus tard, Alexander Graham Bell déclara que la première conversation réciproque eut lieu le 9 octobre 1876 à Boston.

Pour en savoir plus :

A emprunter en BU :

Et pour se marrer :

Le poisson d'avril de 1966 : l'utilisation du téléphone dans le métro parisien, sur le site de l'INA

Femmes de sciences : Sophie Germain

Marie-Sophie Germain - Domaine public

Il y a 240 ans, le 1er avril 1776, naquit Marie-Sophie Germain dans une famille bourgeoise de Paris. Elle se prend de passion pour les mathématiques à l'âge de 13 ans, après avoir lu un chapitre d'ouvrage sur Archimède. Elle fut particulièrement touchée par la légende de sa mort aux mains d'un soldat romain alors qu'il traçait des figures géométriques sur le sol. Autodidacte, elle se forma en mathématiques, malgré l'opposition de sa famille qui fit son possible pour l'en empêcher. Devant la détermination de Sophie, son père plia et la laissa étudier un domaine considéré comme exclusivement masculin.

Elle apprend qu'un étudiant de l'Ecole Polytechnique ne va plus en cours et demande, par correspondance et en utilisant le nom de cet étudiant, à recevoir les polycopiés distribués à l'Ecole Polytechnique, interdite aux femmes. Sophie correspondit avec certains des professeurs, dont Joseph-Louis Lagrange, sous le nom de cet étudiant absentéiste. Lagrange finit par découvrir la supercherie, mais lui conserva son amitié.

Sophie s'intéressa particulièrement au dernier théorème de Fermat. C'est en travaillant dessus qu'elle démontra ce qui fut ensuite désigné comme le théorème de Sophie Germain. Elle prit contact, toujours son nom d'emprunt masculin, avec le "prince des mathématiciens" Carl Friedrich Gauss. Lorsque l'armée napoléonienne reçut l'ordre d'envahir la Prusse, Sophie demanda au général Pernety de s'assurer qu'il n'arriverait rien à Gauss, craignant qu'il ne subisse le même sort qu'Archimède. C'est ainsi que Gauss apprit l'identité réelle de son correspondant français.

En 1811, elle présenta pour la première fois sous son vrai nom une réponse au concours de l'Institut de France sur la formulation mathématiques et l'élasticité des corps. C'est à sa troisième soumission, en 1816, que le jury considéra son travail comme satisfaisant et lui attribua comme prix une médaille en or. Médaille qu'elle n'ira pas chercher, estimant que le jury n'avait pas jugé son travail à sa juste valeur du fait qu'elle était une femme. Grâce au soutien de Joseph Fourier, elle sera la première femme autorisée à assister aux séances de l'Institut de par ses propres mérites : les autres étaient acceptées en tant qu'épouses de membres.

Elle mourra d'un cancer du sein en 1831, avant de pouvoir recevoir un doctorat honorifique de l'université de Göttingen, sur la suggestion de Gauss.

Pour en savoir un peu plus sur Sophie Germain (en ligne) :

Ses écrits (en ligne) :

Sur son oeuvre (en ligne) :

image : Marie-Sophie Germain (domaine public)

12 avril : Journée internationale du vol spatial habité

International Space Station (NASA, 09/08/09) par la NASA, sous licence CC BY-NC-ND 2.0

International Space Station (NASA, 09/08/09) par la NASA, sous licence CC BY-NC-ND 2.0

En 2011, l'ONU a pris une résolution qui institue le 12 avril comme la journée internationale du vol spatial habité. Cette année-là marquait le 50e anniversaire du premier vol spatial habité par le russe Youri Gagarine. Ce premier vol durera en tout 108 minutes. L'équipe responsable du programme estimait les chances de survie de Gagarine à 50%. L'ONU commémore ce premier vol pour encourager l'exploration spatiale et l'exploitation des ressources de l'espace dans un esprit pacifique et pour le bien-être de l'humanité.

La BU Sciences de l'Université de La Réunion vous propose d'en apprendre plus sur l'exploration de l'espace avec cette sélection documentaire :

A lire en ligne :

A emprunter à la BU Sciences (ou à faire venir dans votre BU) :

Bonne découverte !